Bruno Latour et la sociologie de l’acteur-réseau : enjeux épistémologiques et ontologiques d’une postmodernité radicale
Bibliographic record
Abstract
La « théorie de l’acteur-réseau » ( ANT – Actor Network Theory , ou encore sociologie de la traduction) proposée par Bruno Latour depuis plus d’une trentaine d’années s’avère incontestablement l’une des théories les plus importantes dans les sciences sociales actuelles, portée par une notoriété toujours plus imposante tant dans le monde anglo-saxon que francophone. Sans doute parce que – ce sera là notre hypothèse – elle incarne essentiellement, en sa radicalité propre, l’ontologie postmoderne par excellence, si l’on prend l’expression en un sens purement descriptif, revendiqué par Latour lui-même. Initialement étiquetée comme « programme fort » en sociologie des sciences, accusée de défendre un constructivisme relativiste contre les prétentions de la Raison objective, l’approche latourienne a considérablement enrichi ses objets d’étude au fil des ans, s’intéressant successivement – outre une analyse constante des sciences et des techniques – à la religion, à l’anthropologie, au droit, à l’écologie, ou encore à la politique. La disparité des thèmes ne doit pas masquer une profonde cohérence ainsi qu’une véritable unité de perspective. Si sociologiquement elle peut être comprise comme une « inversion du durkheimisme » , refusant à la fois l’existence même de la « société » , la méthode objectiviste ou l’origine symbolique du social, elle repose ultimement sur une « ontologie plate » , à la fois moniste, actantielle, relationnelle et processuelle, dont il nous faudra déployer les tenants et aboutissants pour mieux en saisir la nature complexe et le pouvoir de séduction. Ce texte entend présenter les grands principes épistémologiques de la sociologie latourienne, afin d’en indiquer les soubassements ontologiques, lesquels possèdent une puissance de vue incomparable, tout particulièrement adaptée au « monde en train de se faire » .
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.025 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.006 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.004 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.005 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".