1968 in Canada. A Year and Its Legacies by Michael K. Hawes, Holman Andrew C. and Christopher Kirkey (review)
Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: 1968 in Canada. A Year and Its Legacies by Michael K. Hawes, Holman Andrew C. and Christopher Kirkey Daniel Poitras Hawes, Michael K., Andrew C. Holman et Christopher Kirkey–1968 in Canada. A Year and Its Legacies. Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, 2021, 410 p. À l’occasion du 50e anniversaire de 1968, en 2018, une vague commémorative s’est déversée sur l’Occident, menant à la parution d’ouvrages comme le livre collectif 1968 in Canada. A Year and Its Legacies, dirigé par Michael K. Hawes, Andrew C. Holman et Christopher Kirkey. Il n’est pas toujours facile de démêler les fils conducteurs de ce type d’ouvrage, surtout lorsqu’il comprend 16 chapitres portant sur de nombreux sujets, particulièrement la politique, l’administration publique, les [End Page 219] droits collectifs, les médias, la langue et la nation, et les relations internationales. Chose certaine, la figure—et parfois l’ombre—de Pierre Elliott Trudeau plane sur tout le livre, tout comme le thème de l’union et désunion nationale constitue le véritable fil rouge. Si la plupart des contributions prennent un ou l’autre « récit canadien » comme point de départ, elles adoptent une perspective critique en démontrant grâce à quels mécanismes ce récit s’est construit et au détriment de quels acteurs, de quelles visions du monde ou de quelles options. Certains textes nous font plonger dans les voix multiples, complaisantes, dissonantes ou défiantes, quant à l’avenir attendu par les différents groupes au sein du Canada, qu’il s’agisse des factions dans l’administration du Parti libéral (Penny E. Bryden) ou des femmes lors de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada (Jane Arscott). 1968 devient alors le truchement pour déconstruire certains amalgames tenaces dans l’historiographie, par exemple les aspirations des Autochtones et les ambitions eurocentriques des colons (Andrew Gemmell), ou le projet multiculturel et les paroles des minorités culturelles (Michael Temelini). L’ouvrage fait, à cet égard, œuvre utile de déconstruire certains mythes ou récits fondateurs beaucoup trop lisses qui, avec le temps, se sont imposés comme fondamentaux dans l’évolution du Canada. C’est le cas de l’assurance-maladie qui, loin de faire l’unanimité, nécessita la venue de milliers d’infirmières de l’Amérique centrale, illustrant ainsi l’importance des nouveaux arrivants dans le « nation building » (David Wright et Sasha Mullally). C’est aussi le cas du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) (Ira Wagman), qui eut à négocier entre des attentes et des intérêts contraires dans son projet d’union nationale. En révélant les dessous ou les complications de ce projet, certains textes évitent l’approche apologétique qui tendrait à célébrer les accomplissements canadiens. On regrettera cependant la quasi-absence des étudiants, pourtant des acteurs importants « des années 1968 » au Canada, porteurs d’aspirations et de rêves susceptibles d’éclairer vivement l’esprit de contestation de cette époque. La dimension internationale est inégalement présente dans l’ouvrage, dont le titre invite pourtant à un certain comparatisme ; après tout, sans le 1968 français, le 1968 au Sénégal et le 1968 à l’Université Columbia, pour ne nommer que ceux-là, ce livre n’aurait jamais eu lieu d’être. Le texte d’Andrea Chandler sur le rôle du Canada dans la crise tchécoslovaque et celui de Robin S. Gendron et de David Edward Tabachnick portant sur la conférence de Libreville et des rôles du Canada et du Québec sur la scène internationale sont les deux seuls qui abordent cette dimension de front. Les autres textes utilisent plutôt les États-Unis comme comparatif explicite ou implicite, qu’il s’agisse des campagnes médiatiques de Trudeau et de Bobby Kennedy (Paul Litt), de la menace américaine pesant sur l’édition canadienne (Laura K. Davis), ou du danger des visées américaines pour les eaux canadiennes pendant les événements...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.005 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.007 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.003 |
| Open science | 0.002 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.013 | 0.004 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".