« Vivre avec le trouble » du changement climatique : écoféminismes posthumains dans Le Roman de Jeanne de Lidia Yuknavitch (2017) et The Tiger Flu de Larissa Lai (2018)
Bibliographic record
Abstract
Cet article propose d’identifier ce que la fiction écoféministe contemporaine peut apporter à la cli-fi. Les romans The Book of Joan de l’étasunienne Lidia Yuknavitch (2017) et The Tiger Flu (2018) de la canadienne Larissa Lai invitent à penser l’influence humaine délétère sur le climat dans des univers post-apocalyptiques où les ressources naturelles, notamment les hydrocarbures, sont épuisées. D’abord, l’examen des cadres spatio-temporels des romans permet de montrer l’imbrication de l’exploitation de la nature féminisée et celle des « autres sexisés, racialisés et naturalisés » (Braidotti, 2013, p. 15). Nous observons ensuite la dénonciation d’un bio-pouvoir exercé non seulement sur les altérités humaines marginalisées mais aussi sur le vivant en général. Les grands dualismes hiérarchiques de la modernité, notamment la dichotomie nature/culture, sont toujours structurants dans ces sociétés dystopiques. Pourtant, ces romans ont aussi une force de proposition qui est rendue plus intelligible grâce aux outils du féminisme cyborg de D. Haraway. Elles prennent corps dans des figures de posthumaines cyborg qui accueillent leur hybridation avec les technologies et la vie non-humaine, ce qui invite à un décentrement de l’être humain individuel. Par ailleurs, ces romans s’attaquent à la relation conflictuelle entre (éco)féminisme et technologies en présentant les (nano- et bio-)technologies comme des outils patriarcaux appropriables par les sujets féministes. Nous en concluons que le potentiel critique de l’écoféminisme s’accomplit mieux lorsqu’il est combiné avec d’autres approches critiques comme le féminisme postmoderne, cyborg et posthumain. Ces champs théoriques ont de grandes affinités avec la cli-fi. Enfin, nous affirmons que là où The Book of Joan est tributaire du tournant linguistique postmoderne, The Tiger Flu s’aligne davantage avec une vision néo-matérialiste du féminisme posthumain.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.000 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".