À la recherche d’une francophonie didactique india-océanique. Premières recensions dans les manuels scolaires utilisés aux Comores
Bibliographic record
Abstract
La Francophonie, issue de « poussières de l’empire colonial », constitue un espace géographique et politique, et d’après le rapport Attali (2014), elle dispose aussi d’un terrain économique puisque ses échanges commerciaux facilités autour d’une même langue en sont même les enjeux de demain. Pour des enseignants-chercheurs, spécialistes des sciences du langage, elle est avant tout didactique. Le français, langue en partage, langue de scolarisation dans plusieurs continents se distingue par le résultat des usages et des politiques linguistiques menées dans ces différentes aires (Reutner, 2017). L’Union des Comores est un archipel du canal du Mozambique face au Mozambique et à Madagascar ; elle compte presque 900 000 habitants. Au nord, se trouve la Tanzanie, au sud, l’Afrique du Sud. Pour ce petit pays, appartenant à deux espaces culturels éloignés, coincés entre des pays à tendance lusophone (Mozambique) ou anglophone (Afrique du Sud), il n’a pas été forcément aisé de cerner le modèle d’enseignement et la langue qui en sera le médium. Jusqu’ici, le pays, dont l’université nationale n’a ouvert ses portes qu’en 1980, applique une politique éducative calquée sur le modèle colonial autant au niveau de l’organisation que des programmes, c’est en tout cas ce qu’en témoignent les cycles et subdivisions des écoles, collèges et lycées qui se clôturent par l’obtention du baccalauréat : du Cp jusqu’à la Terminale (Lacoste, Leignel, 2016). Au-delà du fait qu’il n’existe pas d’articulation des enseignements entre les écoles pré-élémentaires coraniques appelées les palachiyo et les écoles élémentaires – où l’école française reste le modèle éducatif - il n’existe pas non plus de passerelles entre la langue vernaculaire (le shikomori), les langues de l’école pré-élémentaire (le shikomori et l’arabe) et la langue de scolarisation (le français). À leur arrivée en classe, les élèves sont confrontés à une langue de scolarisation peu entendue voire inconnue. À ce jour, plusieurs ouvrages sont utilisés dans les classes : Le Flamboyant (Hatier) d’abord, en ce qui concerne les écoles élémentaires. Cette collection offre des manuels pour tous les niveaux de la découverte de l’écriture depuis le Cp1 jusqu’au Cm2. Ils ont la particularité d’être des manuels standards utilisés partout, de l’Afrique de l’Ouest jusqu’aux Comores. Le parti pris des éditeurs, imprimés grâce à des financements de l’Unicef a été, et ce de manière à pouvoir s’adresser à tous, de minorer ce qui pourrait être des situations, des personnages « aux couleurs locales ». Simplifier, lisser des situations communicatives, standardiser des actes de paroles, décomplexifier la langue, comme c’est le cas dans ces manuels sont aussi des choix faits dans les manuels de français langue étrangère destinés eux aussi à être adaptables à tous types de public. Si la simplification conduit à minorer le statut des langues des gens d’à côté, celles qui sont parlées par les élèves dans leur quotidien, à ignorer les caractéristiques culturelles de l’apprenant, à négliger les possibilités offertes aux enseignants, ces manuels véhiculent aussi une identité qu’on pourrait dire « francophone ». Quel est cet apprenant « francophone » et « universel » auquel s’adressent ces manuels ? Pour répondre à cette question, une parmi d'autres posées dans le cadre d’un projet de recherche régional qui porte sur les diversités de la Francophonie et qui s’inscrit dans une perspective sociodidactique, nous nous sommes concentrées sur une étude des manuels Le Flamboyant.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".