Les mondes enfouis d’Anne Suzanne Richard. Une marge d’autonomisation féminine après la Déportation (1785-1789)
Bibliographic record
Abstract
Au lendemain du traité de Paris (1763), une nouvelle génération d’Acadiens et d’Acadiennes voit le jour : celle des enfants de déportés. Nombre d’entre eux se trouvent en France à partir de 1758. Cette génération n’a pas beaucoup connu l’Acadie et a grandi dans des communautés de réfugié·es. Celle-ci se trouve tiraillée entre les sentiments de nostalgie de ses aîné·es et les nouvelles opportunités sociales et professionnelles offertes par la France des années prérévolutionnaires alors en pleine mutation politique et économique. Alors que se découvrent au XIXe siècle certains « destins » de femmes issues de la Déportation, cet article revient sur celui d’Anne Suzanne Richard, tailleuse et lingère acadienne à Morlaix, en Bretagne, pour rendre compte d’une « marge d’autonomisation ». Ce concept renvoie au façonnement d’un réseau de connexions sociales dans la poursuite d’un but propre échappant au contrôle total du pouvoir communautaire et/ou étatique. L’une de ces marges est ici étudiée en lui octroyant une orientation spécifiquement féminine : la relation épistolaire entre Richard et une aristocrate bretonne, la comtesse Marie Jeanne Jégou du Laz. Au cours de leurs échanges entre 1785 et 1789, l’autonomie féminine se dévoile loin de toute conception homogène et réifiée de la catégorie historique de « femme réfugiée ». Des relations sociales se nouent autour d’Anne Suzanne Richard pour la placer dans des interactions avec différents milieux sociaux et professionnels, de la sphère domestique à la sphère publique. En cela, la marge d’autonomisation ouvre sur un nouveau traitement archivistique des femmes acadiennes réfugiées par l’exploration de nouvelles dynamiques de réseaux entreprises entre agentes historiques, communautés marchandes et acteurs indépendants après la Déportation.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.002 |
| Open science | 0.000 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.009 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".