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Record W4390850649 · doi:10.13140/rg.2.2.22140.82566

COPEMAM -Mieux comprendre les conflits entre pêches et mammifères marins dans l'archipel de Saint Pierre et Miquelon Rapport final, juin 2022

2022· report· fr· W4390850649 on OpenAlexaboutno aff
Cécile Vincent, Jérémy J. Kiszka, Théo Garnier, Skye Wynn‐Simmonds, Yann Planque, Michelle Caputo, Nicholas Tucker, Jérôme Spitz, Florence Caurant, Frank Urtizbéréa, Daniel Koelsch, Bruno Letournel, Louis Quénée, Tiphaine Jeanniard du Dot, Joël Detcheverry, Roger Etcheberry, Simon Detcheverry

Bibliographic record

VenueHAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe) · 2022
Typereport
Languagefr
FieldAgricultural and Biological Sciences
TopicEchinoderm biology and ecology
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsGeographyHumanitiesArt

Abstract

fetched live from OpenAlex

Saint-Pierre et Miquelon abrite une diversité et une abondance exceptionnelles demammifères marins dans les eaux françaises. Ces prédateurs supérieurs peuvent avoir un impactconsidérable sur les écosystèmes marins et donc les ressources qui ont une influence sur le paysagesocio-économique de l’archipel. Alors que ce patrimoine naturel remarquable demeure toujours peuconnu à Saint-Pierre et Miquelon, des espèces comme les phoques semblent fréquemment entrer enconflit avec certaines activités humaines, notamment la pêche (compétition pour les ressources,déprédation). Le projet COPEMAM (Mieux Comprendre les Conflits entre Pêches et MammifèresMarins, 2019-2022), mené par l’Université de La Rochelle/CNRS et Florida International University,s’intéresse à l’écologie des mammifères marins à Saint-Pierre et Miquelon et à leurs interactions avecles pêcheries. Les objectifs de ce projet étaient de mieux comprendre la distribution, l’abondance, lesmouvements et l’écologie trophique des principales espèces de mammifères marins autour del’archipel, ainsi que d’évaluer les conflits existants entre ces espèces protégées et les pêcheries locales.Le programme COPEMAM a permis d’initier une étude sur l’écologie des cétacés au large deSaint-Pierre et Miquelon. En 2019 et 2021, des campagnes dédiées en mer ont été réalisées pourcollecter des données d’observation en mer de cétacés ainsi que des données acoustiques sur ladistribution spatiale et temporelle de proies potentielles de ces prédateurs. Par ailleurs, des biopsiesde peau et de lard ont été collectées durant le projet pour analyser les isotopes stables du carbone etde l’azote et ainsi étudier les interactions trophiques des différentes espèces et leur régimealimentaire. Enfin, des données d’observations opportunistes de cétacés centralisées par la DTAMentre 2008 et 2016 ont pu être compilées et analysées pour mieux comprendre les habitatspréférentiels des principales espèces de cétacés fréquentant l’archipel, en particulier trois espèces demysticètes (petit rorqual Balaenoptera acutorostrata, rorqual commun Balaenoptera physalus etbaleine à bosse Megaptera novaeangliae) et deux espèces de petits odontocètes (dauphin communDelphinus delphis et lagénorhynque à bec blanc Lagenorhynchus albirostris). L’ensemble de cesdonnées a permis de compléter les informations disponibles sur la distribution et la diversité spécifiquedes cétacés dans cette région. Ces données incluent généralement la position géographique (latitude,longitude), l’espèce et la taille des groupes observés. Un total de 864 observations appartenant à 13espèces a ainsi été rassemblé. Les campagnes dédiées révélèrent que l’espèce la plus fréquemmentobservée durant les campagnes en mer était le petit rorqual, suivi par le rorqual commun et le dauphincommun. Les autres espèces furent plus rarement rencontrées. Par ailleurs, nous avons analysél’influence de la distribution des proies potentielles du petit rorqual, espèce la plus communémentrencontré au large des côtes de Saint-Pierre et Miquelon. Nous avons ainsi combiné les donnéesd’observation de petits rorquals collectés lors de nos campagnes systématiques menées en août 2019et 2021 avec des données sur la répartition et l’abondance de leurs proies potentielles. Des donnéesacoustiques à l'aide d'échosondeurs furent collectées. Un transducteur étalonné de 38 kHz (faisceaude 10°) et de 120 kHz (faisceau de 7°) fut utilisé. De manière générale, l’étude suggère que les taux derencontre des petits rorquals sont plus importants dans les zones côtières peu profondes et qu’il existeune relation positive significative entre l'abondance des petits rorquals et l’abondance de proiespotentielles.Pour les mysticètes, les résultats des analyses isotopiques confirment que l’alimentation dupetit rorqual et du rorqual commun sont très similaires. Les poissons épipélagiques (en particulier B.belone) constitueraient la majorité de leur régime alimentaire (57,7 % chez B. acutorostrata et 54,4 %3chez B. physalus), suivi par le lançon (Ammodytes spp. ; 32,6 % chez chez B. acutorostrata et 30,3 % %chez B. physalus). Chez la baleine à bosse, les analyses ne permettent pas d’identifier de tendancemarquée, ce qui suggèrerait que cette espèce a un régime alimentaire plus diversifié, mais toutefoisdominée par Scomber scombrus (41,2 % %) et dans une moindre mesure Ammodytes spp. (13,7%) etB. belone (12,1 %). Chez le dauphin commun, l’alimentation semble dominée par les proiesépipélagiques, en particulier Scomber scombrus (55,4 %) et dans une moindre mesure le céphalopodeIllex illecebrosus (19,2 %, très abondant en été dans la région). Le lagénorhynque à bec blanc sembleavoir une alimentation largement dominée par les céphalopodes, en particulier Illex illecebrosus (69,1%,) suivi par S. scombrus (12,6 %).Les deux espèces de phoques observées le plus régulièrement et abondamment dansl’archipel, le phoque gris (Halichoerus grypus) et le phoque veau-marin (Phoca vitulina), ont fait l’objetde suivis spécifiques. Leur recensement mensuel à terre dans le Grand Barachois indique une fortesaisonnalité, avec des effectifs maxima en mai et juin pendant la saison de reproduction des phoquesveaux-marins, majoritaires. Ils étaient également nombreux en août de 2006 à 2016, mais cesdernières années les effectifs dans la lagune ont diminué : pendant cette période de mue annuelle, lesphoques veaux-marins semblent préférer se répartir autour des îles, notamment autour de Langlade.Ces effectifs relatifs ne montrent pas de tendance significative ces 16 dernières années. Lesrecensements exhaustifs autour de l’archipel sont plus récents (depuis 2016) et moins nombreux, maisils permettent d’observer la répartition spatiale de l’ensemble des phoques sur leurs reposoirs. Al’image des recensements dans le Grand Barachois, environ 80% des phoques recensés sont des veauxmarinscontre 20% de phoques gris. Les zones de repos préférentielles des deux espèces diffèrentlégèrement mais se superposent largement. En août 2019, pendant la mue des phoques veaux-marins,les effectifs relatifs recensés étaient de 1631 individus, ce qui peut être considéré comme uneestimation minimale de la taille de la colonie de cette espèce dans l’archipel. L’utilisation de facteursde correction des recensements hivernaux a par ailleurs permis d’estimer en novembre 2016 uneabondance absolue de 2067 phoques veaux-marins autour de l’archipel (intervalle de confiance à 95% :1713-2607 phoques). Ces chiffres sont à considérer avec précaution en raison des conditionsd’application du facteur de correction qui ne sont pas optimales, mais ils permettent d’estimer unordre de grandeur de la taille de la colonie locale pour cette espèce. Les phoques gris, uniquement depassage à Saint-Pierre et Miquelon, appartiennent à une population plus large se déplaçantalternativement sur l’île de Sable ou du golfe du Saint-Laurent. Leurs effectifs totaux dans l’archipelsont donc très fluctuants et actuellement difficiles à évaluer (pas de facteur de correction desrecensements disponibles), seuls les recensements fournissent des effectifs minima.Le suivi télémétrique de 10 phoques veaux-marins et 2 phoques gris a permis de confirmer laconnectivité avec des îles ou côtes canadiennes pour les phoques gris, mais aussi pour deux desphoques veaux-marins, qui se sont déplacés dans la baie de Fortune et le long de la côte sud du Burin.Les zones de chasse des phoques ont été cartographiées autour de Saint-Pierre et Miquelon,généralement très près des côtes mais également dans une moindre mesure à plusieurs dizaines dekilomètres au sud sur le banc de Saint-Pierre, ou à l’ouest de Miquelon. Les phoques chassentmajoritairement de nuit. Ils passent en moyenne 12.3% de leur temps à sec, et le reste du temps enmer dont 30.5% du temps en surface et 57.2% du temps sous au moins 1.5m de profondeur. Ils seposent préférentiellement à terre dans la journée et autour de la marée basse, mais ne se posent àterre qu’un jour sur deux en moyenne.Le régime alimentaire des phoques veaux-marins et gris a été analysé par étude du contenude fèces, collectées à Saint-Pierre et Miquelon. Au total, 55 et 107 fèces de phoques veaux-marins et4gris respectivement ont été étudiées, en analysant leur contenu en pièces dures diagnostiques nondigérées (otolithes et os de poissons, etc.). Nous avons ici mis en évidence des différences entre lesdeux espèces de phoques. Pour les phoques veaux-marins, ce sont des espèces de Gasterosteidae(épinoches) qui semblent dominer le régime alimentaire, complétées essentiellement par desAmmodytidae (lançons) et des harengs de l'Atlantique (Clupea harengus). Cependant, cette évaluationrepose sur des fèces presque essentiellement collectées au mois de juin, et ne permettent donc pasd'évaluer de potentielles variations saisonnières du régime alimentaire. Pour les phoques gris, ce sontessentiellement les harengs de l'Atlantique, les morues de l'Atlantique (Gadus morhua), des espècesde Pleuronectidae (poissons plats), et d'autres proies telles que des Chondrichthyens (raies) ou descéphalopodes, qui ont été détectées dans les fèces collectées. Il est difficile d'évaluer avec certitude lacontribution de chacune de ces proies au régime alimentaire des phoques gris, sachant les nombreuseslimites associées à ces analyses. Il apparaît important de poursuivre les collectes de fèces pouraméliorer les connaissances du régime alimentaire.Les niches isotopiques de phoques ont été évaluées grâce à la mesure des isotopes stables ducarbone (δ13C) et de l’azote (δ15N) le long de vibrisses de phoques veaux-marins et gris, échantillonnéeslors des captures de 36 individus pour les suivis télémétriques (2017-2020) et sur deux individuséchoués en 2021. La niche isotopique des phoques veaux-marins est plus restreinte que celle desphoques gris à Saint-Pierre et Miquelon, et celle des phoques gris se superpose fortement à celle desphoques veaux-marins. Nous proposons plusieurs hypothèses pour expliquer ce

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Direct model labels (unvalidated)

Per-model category and study-design labels from the labeling rounds. They are machine output, unvalidated, and the disagreement between models ships as data. No study design here is MEDLINE-validated yet.

Model armCategoriesStudy designConfidence
gemmano category
Domain: not available · Genre: Other
About the Canadian research system: no · About a Canadian topic: yes
Observationallow
gptno category
Domain: not available · Genre: Empirical
About the Canadian research system: no · About a Canadian topic: no
Observationallow
models agreeAgreement compares identical category sets and study designs across arms.

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.001
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Observational · Consensus signal: Observational
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: none
Teacher disagreement score0.270
Threshold uncertainty score0.537

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.001
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0010.001
Science and technology studies0.0010.001
Scholarly communication0.0010.000
Open science0.0000.001
Research integrity0.0000.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0080.001

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.046
GPT teacher head0.251
Teacher spread0.205 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Labeled directly by 2 models reading the full record.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designObservational
Domainnot available
GenreOther · Empirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2022
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