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Abstract
La radicalisation menant à la violence au Québec Jaouad AmerzoukD'emblée, l'enquête sociologique sur les attentats terroristes survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa les 20 et 22 octobre 2014 peut examiner les motivations, les idéologies ou encore les revendications et les objectifs qui animent les auteurs de ces actes 1 .Mais elle peut également examiner la réception collective de cette forme de violence.C'est sur ce second aspect de ce phénomène que se limite l'objectif de ce texte.Plus précisément, mon principal effort est d'éclairer le processus par lequel ces attentats ont été reçus, traités et définis au Québec.Afin d'identifier ces événements, d'en faire sens et de formuler le problème qu'ils posent, les comptes rendus médiatiques, autant que les rapports d'experts et les communiqués d'officiels, ont sélectionné et mis en évidence la perspective de la « radicalisation menant à la violence ».Comme si elle était inscrite dans la nature des choses, cette perspective s'est imposée tel un puissant centre autour duquel gravitaient un ensemble de perceptions, d'expressions, d'explications, d'arguments, d'acteurs et de pratiques à la fois solidaires et antagonistes.Elle a façonné cet ensemble autant que celui-ci l'a maintenue et façonnée en retour.Tenue pour acquise depuis lors, elle s'est naturellement érigée en horizon vers lequel convergent 1. Dans cet article, je résume les résultats d'une enquête que j'ai menée dans le cadre de mon mémoire de maîtrise en sociologie.L'essai est disponible en libre accès à https:// archipel.uqam.ca/13022/1/M16159.pdfl a r a d i c a l i s a t i o n m e n a n t à l a v i o l e n c e a u q u é b e c • 119 L'évolution sémantique du concept de radicalisationTout comme celui de « terrorisme 2 », le concept de radicalisation soulève la controverse et suscite le scepticisme, notamment dans le milieu universitaire.Traditionnellement employé pour qualifier ou disqualifier un parti politique ou encore, pour créditer ou discréditer l'action d'un mouvement social, le concept de radicalisation renvoyait, entre le xviii e et le xix e siècle, aux orientations politiques et prises de position des fascistes et de l'extrême droite, mais également à celles des centristes et des socialistes.Durant la seconde moitié du xx e siècle, les mouvements sociaux de libération se sont approprié le concept pour décrire leur engagement à subvertir, d'une façon radicale, l'ordre socioéconomique dominant.Paradoxalement, le concept de radicalisation est employé, vers la fin des années 1970, pour décrire les assauts des néolibéraux vis-à-vis de l'État-providence et de ses acquis sociaux 3 .Dans l'usage quotidien, la radicalisation dénote une attitude immodérée et sans compromis qui, selon le contexte d'emploi, peut être qualifiée de négative ou de positive.Que ce soit une pensée, une personne, une utopie, une idéologie, une réforme, une posture et même une sociologie, l'attribut « radical » investit aussi bien les sujets que les doctrines, les opinions que les actions.On l'emploie comme épithète méliorative ou péjorative, en vue de valider ou d'invalider des idées, des attitudes ou des actions.Dans le sens qui lui est conféré publiquement aujourd'hui, le concept de radicalisation est employé presque exclusivement dans son acception péjorative.Dans le compte rendu de la First International Conference on Radicalisation 2. À ce jour, les chercheurs recensent plus de 250 définitions gouvernementales et universitaires du concept de terrorisme.Il n'existe toujours pas de définition qui ferait consensus parmi les officiels, les chercheurs et les experts.Dans l'ensemble, ces définitions « emphasize a variety of attributes of terrorism such as its often symbolic character, its often indiscriminate nature, its typical focus on civilian and non-combatant targets of violence, its sometimes provocative and sometimes retributive aims, the disruption of public order and the putting in danger of public security, the creation of a climate of fear to influence audiences wider than the direct victims, its disregard for the rules of war and the rules of punishment, and its asymmetric character (armed versus unarmed ; weak versus strong).Some key elements of many definitions also refer to the fact that terrorism is usually an instrument for the attempted realization of a political or religious project that perpetrators lacking mass support are seeking, that it generally involves a series of punctuated acts of demonstrative public violence, followed by threats of more in order to impress, intimidate and/or coerce target audiences » (A.P.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.013 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.011 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".