Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: Allemagne : mémoires d'une nation by Neil MacGregor Yves Laberge MacGregor, Neil – Allemagne : mémoires d'une nation, traduit de l'anglais par Pascale Haas. Paris, Les Belles Lettres, 2022, 693 p. Ouvrage colossal et généreusement illustré — les 16 premières pages contiennent de larges cartes montrant d'un siècle à l'autre les variations considérables des limites du monde germanophone —, cette imposante Allemagne : mémoires d'une nation ne devrait pas être considérée comme une énième « histoire de l'Allemagne » comme il en existe tant — et d'excellentes —; il s'agit davantage d'une étude originale et rigoureuse des mutations de la nation allemande, ce qui inclut des dimensions indéniablement historiques, sociopolitiques et démographiques, tout en considérant également des aspects intangibles mais hautement significatifs comme la culture, l'identité nationale, l'imaginaire national (au sens de Benedict Anderson), les symboles partagés, les frontières nationales (qui ont considérablement bougé [End Page 213] au fil des guerres) et, bien sûr, inévitablement, l'épineuse question de la mémoire collective. Or, les historiens savent pertinemment que l'histoire de l'Allemagne n'est pas comme celle des autres nations et ne se raconte pas vraiment comme celle des autres pays; l'idée même d'une nation authentiquement allemande, si elle semble à première vue tout à fait légitime, pose un problème délicat pour quiconque garde à l'esprit cette particularité indélébile et cette responsabilité partagée qui demeure inhérente au simple fait d'être né en Allemagne, même après 1945. L'ouvrage se subdivise en une trentaine de chapitres répartis en six parties, en procédant chronologiquement et en débutant par l'évocation de la guerre de Trente ans, de laquelle l'Allemagne sortit meurtrie et exsangue (p. 38). Par ailleurs, l'auteur précise d'entrée de jeu que sa recherche portera exclusivement sur l'Allemagne et laissera de côté des voisins comme l'Autriche et la Suisse, qui ne partagent pas les mêmes symboles nationaux en dépit de leur proximité et de leurs similitudes linguistiques (p. 34). C'est une sage décision et une délimitation pleinement justifiée. La question de l'identité collective et les dimensions symboliques seront ici fondamentales. La première partie scrute quelques emblèmes de l'Allemagne, mais identifie également deux capitales perdues au fil des siècles : Prague et l'ancienne Königsberg (aujourd'hui devenue russe), « deux villes qui n'ont plus rien d'allemand, mais qui font encore partie de la conscience culturelle et intellectuelle allemande » (p. 87). Le quatrième chapitre ajoute la ville française de Strasbourg — naguère prussienne, éternellement alsacienne et aujourd'hui capitale européenne — à ce portrait qui aide à comprendre les territoires symboliques de cette nation évanescente (p. 123). Centrée sur la culture, l'approche méthodologique de Neil MacGregor doit beaucoup à Pierre Nora et à son concept de « lieux de mémoire » : ces monuments et sites patrimoniaux qui encapsulent la nation et qui révèlent une vision, ou un message partagé par tous, comme une réaffirmation persistante de ce qu'est la nation au fil des siècles. Ainsi, pour l'Allemagne, la Porte de Brandebourg (située au cœur de Berlin) est chargée de significations mémorielles combinées puisqu'elle évoque une région située au nord; mais celle-ci constitue également un symbole fort de la grandeur de l'empire prussien, et aussi de la division des deux Allemagnes après le nazisme, jusqu'à la réunification de 1990 (p. 54). La deuxième des six sections est centrée sur la langue nationale, les imaginaires sociaux et sur certains personnages qui ont façonné la grande Allemagne, cette « Allemagne éternelle » si souvent idéalisée — et parfois personnifiée — par Luther, Gutenberg (p. 356), Goethe, les frères Grimm, Thomas Mann, bien sûr, mais aussi portée par des philosophes et des inventeurs oubliés, qui ont laissé des symboles indissociables de la germanité comme la saucisse et la bi...
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".