Bibliographic record
Abstract
Propositions pour la réforme de l'éducation québécoise 1960Né en 1909, Gérard Filion a été secrétaire de l'Union catholique des cultivateurs (1935)(1936)(1937)(1938)(1939)(1940)(1941)(1942)(1943)(1944)(1945)(1946)(1947) avant d'assumer en 1947 la direction du Devoir, qu'il conservera jusqu'en 1963.Par la suite, il fera carrière comme dirigeant d'entreprises à vocation économique.Tout au long de ses années à la direction du Devoir, Filion, avec Laurendeau, surveille d'abord étroitement le gouvernement de Duplessis puis en devient l'un de ses plus durs critiques, y compris pour la politique (ou l'absence de politique) d'éducation de ce gouvernement.Au début de 1960, Filion publie un livre intitulé Les confidences d'un commissaire d'école où il reprend un certain nombre de textes déjà publiés, en ajoute de nouveaux et, surtout, éclaire le tout de son expérience personnelle comme commissaire.Avec un ton et un vocabulaire très simples, et nombre d'exemples puisés dans son expérience, il se livre à une critique méthodique du système d'éducation et définit un certain nombre de réformes majeures qui ne peuvent plus attendre.Il est donc particulièrement bien préparé à agir, à compter de 1961, comme viceprésident de la commission Parent, poste dans lequel il s'efforcera de promouvoir ses idées de réforme.Comme le Frère Untel, Filion s'emploie à éclairer l'opinion publique et à la préparer aux grands changements qui se préparent.Enseigner le catéchisme et les prières, c'est bon pour le curé, la sœur ou le frère ; montrer à lire, à écrire et à compter, c'est l'affaire du maître ou de la maîtresse.Les devoirs c'est ennuyeux, parce que ça dérange à l'heure de la télévision.De contact avec l'école, le directeur ou le maître ?Jamais, sauf à l'occasion d'un incident désagréable pour dire des injures.C'est bien beau d'affirmer que l'éducation des enfants est un droit sacré des parents, mais il y a des droits qui se perdent par prescription.Il ne reste pas tellement de pays au monde où l'école est entre les mains de ceux qui élèvent des enfants.On a cette chance dans Québec et on néglige d'en tirer parti.A mort l'école de rang!C'est dans les écoles de rang, non dans les villes et les villages, qu'enseignent les trois mille institutrices sans diplôme.Celles qui ont de l'expérience refusent d'enseigner dans des écoles de rang.Elles ont trop à faire : mener de front sept divisions avec les exigences du programme, c'est devenu une tâche surhumaine: elles sont généralement moins bien logées et moins bien payées que dans les villes et villages.Après une couple d'années d'expérience, elles quittent l'école de rang pour une école de village ou de ville.L'école de rang ne peut donner plus que la septième année.Or, la septième année est devenue nettement insuffisante, autant pour le garçon que pour la jeune fille.Avec une septième année, on ne peut plus aujourd'hui faire un cultivateur progressif.La technique agricole s'est tellement perfectionnée qu'elle exige une préparation au moins égale à celle de n'importe quel métier.Pour faire un bon cultivateur, il faudrait avoir au moins une neuvième année et, si possible, une dixième ou une onzième.Si le jeune garçon quitte la terre pour la ville avec une septième année seulement, il fera un manœuvre.Pour entrer en apprentissage dans la plupart des métiers, il faut avoir au moins une neuvième année.On se demande souvent pour quelle raison les Canadiens français ont le monopole des emplois instables et mal rémunérés dans la ville de Montréal: débardeurs, terrassiers, manœuvres de toutes sortes.L'explication est simple: sachant à peine lire et écrire, ils sont incapables de suivre un cours d'arts et métiers leur permettant de s'élever dans la hiérarchie des emplois ; [...]
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.005 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.007 | 0.004 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.004 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.307 | 0.162 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; the direct Gemma label and the distilled Codex classifier agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".