Bibliographic record
Abstract
Martine-Emmanuelle Lapointe : Nous avons demandé à nos invités de réfléchir sur les thèmes suivants : la pérennité des études québécoises à l'étranger, leur avenir, les idées de déploiement ou de développement de ces études dans divers pays, le dialogue avec les chercheurs québécois, la relève et le financement.Chacun présentera une courte intervention d'une dizaine de minutes et j'enchaînerai ensuite avec quelques questions.Pour terminer, nous ouvrirons la discussion au public.Je vais présenter dès maintenant celles et ceux qui sont avec nous aujourd'hui.Ursula Moser est professeure émérite en littératures française et espagnole au Département de philologie romane de l'Université d'Innsbruck et membre du conseil d'administration de l'Association internationale des études québécoises (AIEQ).Elle a obtenu son doctorat en 1976 et son habilitation en 1983.Spécialiste en études littéraires sur la migration, elle a reçu en 2004 le prix Jean-Éthier-Blais de critique littéraire pour la 106 • Les étu des qu ébécoises à v en ir première monographie sur Dany Laferrière, suivi d'autres distinctions, notamment l'Ordre des francophones d'Amérique en 2012.Elsa Guyot est docteure en histoire de l'art.Sa thèse était une cotutelle entre l'Université de Montréal et l'Université Paul-Valéry Montpellier 3. Elle est chercheuse postdoctorale au sein du Laboratoire numérique d'études sur l'histoire de l'art du Québec (LANEHAQ) du Département d'histoire de l'art de l'UQAM, un projet lié au CRILCQ.Elle est aussi membre de l'Association des jeunes chercheurs européens en études québécoises (AJCEEQ).Francis Langevin est professeur adjoint d'enseignement au campus Okanagan de l'Université de la Colombie-Britannique. Il enseigne la littérature et la culture québécoises hors Québec depuis 2008.Ses recherches portent sur les représentations des lieux, plus précisément des régions, dans la littérature et la culture québécoises.Il codirige le projet « Quebec in the Eye of the Other » avec l'historienne Anne Trépanier de l'Université Carleton (Ottawa).Nallan Chakravarthy Mirakamal est professeure associée au Département de français et autres langues étrangères à l'Université de Madras.Sa thèse portait sur « L'enseignement du français langue étrangère et les documents authentiques : problèmes et perspectives, le cas de l'Inde ».Elle est vice-présidente de l'Association of Indian Teachers of French (AITF) et vice-présidente de l'AIEQ pour l'Asie.Elle a participé en 2008 à la traduction en tamoul de l'Anthologie de la nouvelle québécoise actuelle (2003) de Gilles Pellerin.Nathalie Watteyne est professeure de littérature et de création littéraire et directrice du Centre Anne-Hébert à l'Université de Sherbrooke.Après avoir dirigé l'édition des Œuvres complètes d'Anne Hébert (2013-2015) en cinq tomes, publiée aux Presses de l'Université de Montréal, elle a dirigé avec Amir Biglari l'ouvrage collectif Scènes d'énonciation de la poésie lyrique moderne (2019).Son recueil de poèmes Le sourire des fantômes (2021) vient de paraître aux Éditions du Noroît.Elle est aussi codirectrice du CRILCQ.Je vais à présent laisser la parole aux intervenants de cette table ronde, j'invite Ursula Moser à lancer les réflexions.L e s étude s québécoi se s à l ' étrange r.Table ronde • 107Ursula Mathis-Moser : Je suis heureuse de me joindre à vous.Je voudrais tout d'abord féliciter les organisateurs, le programme de ce colloque est impressionnant.Parmi la foule de questions qui s'imposent au sujet des études québécoises à l'étranger, je voudrais aborder deux aspects qui me paraissent pertinents : les études québécoises à la lumière des réformes de Bologne et ce qui pourrait nous amener au-delà.Pourquoi Bologne ?Parce que Bologne forme la nouvelle génération dont nous avons désespérément besoin.Entamé en 1999 et mis en œuvre dans 49 pays du monde, le processus de Bologne est un mécanisme qui vise à renforcer la cohérence des systèmes d'enseignement supérieur en Europe.Il a permis la création d'un espace européen de l'enseignement supérieur destiné à faciliter la mobilité et à rendre cet enseignement plus compétitif à l'échelle mondiale.S'il est vrai que Bologne a renforcé l'autonomie des universités dans certains pays, il est tout aussi vrai que Bologne a produit des structures d'études rigides, qui ne laissent ni à l'enseignant ni à l'apprenant la marge de manœuvre nécessaire pour prendre des décisions individuelles.Le problème est complexe : du point de vue de l'apprenant, le nouveau Bachelor of Arts en trois ans a raccourci la durée des études d'une année entière, ce qui conduit inévitablement à une surcharge des programmes.Par conséquent, au lieu de s'aventurer lentement dans le monde de la recherche sous la direction de leur professeur, les étudiants sont surtout occupés à fournir leur workload comme ils le faisaient autrefois à l'école.En fin de compte, Bologne ne facilite pas toujours la mobilité tant vantée, car un changement d'université ou un semestre à l'étranger équivaut souvent à une prolongation des études.De plus, tous les B.A. ne mènent pas à un Master of Arts, car certains masters ont défini leurs propres conditions d'admission.Pour ce qui est des enseignants, les universités germanophones ont longtemps cultivé la tradition de la « chaire » dont on est « titulaire », c'est-à-dire qu'un professeur disposait d'un grand pouvoir de décision quant aux programmes et il se portait garant de leur qualité.En même temps, on exigeait de lui qu'il mette ses compétences de recherche au service de l'enseignement, à l'image de l'idéal humboldtien de la liberté et de l'unité de l'enseignement et de la recherche.C'est dans un tel contexte que les études québécoises ont pu fleurir.Au lieu de cacher la littérature québécoise dans un corpus majoritairement hexagonal, nous pouvions tranquillement consacrer des séminaires entiers à la poésie qué-
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.004 |
| Open science | 0.002 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.780 | 0.593 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".