(Éco)féminin, (éco)féministe : subsistance et ambivalences des usages des féminités en Afrique de l’Ouest
Bibliographic record
Abstract
Cet article rend compte de potentielles émancipations féministes au nom de valeurs traditionnelles féminines (rôle nourricier des femmes, attachement à la terre) en Afrique de l’Ouest. L’article accuse deux éléments de rendre ces féminités illisibles : d’une part, une définition occidentale de l’émancipation, essentiellement basée sur la critique de la tradition et des rôles de genre et promouvant ainsi un idéal d’autonomie individuelle et d’indépendance économique inadapté à la réalité sociale ouest-africaine; d’autre part, la persistance du paradigme développementiste qui a enfermé la réalité des femmes africaines dans une course au développement dont elles partaient déjà perdantes. Ces deux éléments conditionnent ainsi tout féminisme à un arrachement (littéral et symbolique) à la nature. Comme les femmes rurales ouest-africaines n’obéissent pas à ce modèle, les féminités en action sont renvoyées du côté de la tradition non seulement par le féminisme libéral, mais également par le paradigme moderne-développementiste, ce qui les rend inaudibles. L’écoféminisme, parce qu’il vise d’une part à révéler la consubstantialité du soin de la terre et du projet féministe, et d’autre part, à situer les utilisations et les subversions des féminités à des fins féministes et écologiques, peut servir d’outil de traduction de ces féminités, à la condition essentielle qu’il soit décolonial et porté sur la subsistance. Enfin, cet article met en lumière les conditions de production de trois formes de féminités à la lumière du développement : la féminité bourgeoise, définie par la sphère domestique et l’externalisation du travail, la féminité indépendante et autonome, basée sur l’accumulation économique et la sortie de la sphère reproductive, et enfin, la féminité « sorcière », qui naît précisément en réaction au néolibéralisme.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.010 | 0.025 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.005 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".