Évaluation des risques sanitaires pour les professionnels exposés à des horaires de travail atypiques, notamment de nuit
Bibliographic record
Abstract
La demande d’évaluation des risques pour les professionnels exposés à des horaires atypiques s’inscrit dans un contexte socio-économique et scientifique particulier : les formes d’organisation du travail évoluent, conduisant aujourd’hui à un nombre très important de travailleurs concernés par des horaires et rythmes de travail dits « atypiques ».L’expression « horaires atypiques » s’applique à tous les aménagements du temps de travail situés en dehors du cadre de la semaine « standard ». Les formes d’horaires atypiques les plus connues sont le travail posté2, le travail de nuit et le travail de fin de semaine. Les horaires atypiques incluent également le travail en horaires étalés, le travail en horaires comprimés et le travail impliquant une flexibilité journalière.L’adoption de la proposition de loi sur l’égalité professionnelle hommes-femmes, en 2001, a levé l’interdiction légale faite aux femmes de travailler la nuit, notamment pour se mettre en conformité avec le droit européen et transposer la Directive européenne 93/104/CE concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail.Le nombre de travailleurs de nuit a presque doublé en vingt ans, comme en témoigne la dernière étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du Ministère du travail, publiée en août 2014.Le travail en horaires de nuit s’accompagne d’une désynchronisation des rythmes biologiques, sociaux et familiaux, pouvant conduire à des répercussions sur l’état de santé.Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a étudié l’impact de cette organisation du travail sur le risque de cancer, l’amenant à ajouter le travail posté qui induit la perturbation des rythmes circadiens à la liste des agents « probablement cancérogènes » (groupe 2A) en 2007. En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié, en 2012, des recommandations de bonnes pratiques pour la surveillance des travailleurs postés et/ou de nuit.Les effets sanitaires liés au travail en horaires atypiques constituent un domaine d’étude complexe et nécessitant l’implication de disciplines scientifiques très diverses. Les effets évoqués dans la littérature sont nombreux et concernent notamment :- les troubles du sommeil et la baisse de vigilance ;- les pathologies gastro-intestinales ;- la survenue d’accidents ;- la fertilité, la reproduction et la grossesse ;- le cancer (notamment le cancer du sein chez la femme) ;- les troubles métaboliques et pathologies cardiovasculaires.Dans ce contexte, l’Anses a été saisie le 22 mars 2011 par la Confédération des travailleurs chrétiens (CFTC) pour procéder à une évaluation des risques sanitaires pour les professionnels exposés à des horaires atypiques, notamment ceux soumis à un travail de nuit, qu’il soit régulier ou non. La CFTC s’interrogeait, dans sa demande, sur l’élargissement possible des conclusions émises par le Circ en 2007 à l’ensemble des travailleurs soumis à des horaires atypiques.Compte tenu, d’une part, de l’ampleur et de la complexité de la question, mais aussi, d’autre part, de l’existence de nouvelles données scientifiques publiées depuis la parution de la monographie du Circ en 2010, notamment concernant les effets de la lumière sur les rythmes circadiens, l’Anses a alors proposé de répondre à la question posée en deux étapes :- dans un premier temps, en réalisant une mise à jour de l’expertise relative aux risquessanitaires auxquels sont exposés les professionnels exerçant leur activité en horaires de nuit ;- dans un second temps, en étudiant spécifiquement, en fonction des données disponibles, les effets sur la santé potentiellement liés aux autres formes d’horaires atypiques de travail.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.018 | 0.005 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.002 | 0.001 |
| Research integrity | 0.002 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.003 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".