Substitution du dichlorométhane
Bibliographic record
Abstract
L’exposition aux solvants organiques est une préoccupation majeure en santé et en sécurité du travail. Selon CAREX Canada, 22 000 travailleuses et travailleurs canadiens étaient exposés en 2016 au dichlorométhane (DCM), incluant 5 600 travailleuses et travailleurs québécois. Le DCM est notamment utilisé comme solvant dans les décapants à peinture et les dégraissants, comme milieu réactionnel dans la synthèse de produits pharmaceutiques et de pesticides et comme solvant pour l’extraction de substances organiques. En plus de ses effets irritants et cancérogènes, le DCM peut être responsable d’une carboxyhémoglobinémie par production endogène de monoxyde de carbone lors de sa transformation métabolique. La toxicité du DCM a mené à son interdiction dans l’Union européenne dans les décapants à peinture depuis 2012 et de nouvelles réglementations se mettent en place aux États-Unis afin d’interdire ou de limiter son utilisation. Au Canada, le DCM est inscrit sur la Liste critique des ingrédients des cosmétiques de Santé Canada et son usage est interdit dans les cosmétiques en aérosols. Ces mesures forcent les entreprises à travailler au remplacement du DCM dans de nombreuses applications. C’est dans cette optique qu’une revue de littérature critique a été effectuée afin d’identifier les options de rechange au DCM. Pour ce faire, une recherche exhaustive a été réaliséedans 1) des bases de données bibliographiques; 2) des banques de données factuelles; 3) des rapports d’études de cas et 4) des fiches de substitution par utilisation. Une consultation de quatre banques de données d’exposition professionnelle a aussi été complétée afin de cibler les milieux de travail les plus préoccupants au regard de l’exposition au DCM. Deux outils d’analyse comparative ont permis d’évaluer les options de remplacement du DCM. Il s’agit du rapport de danger de vapeur (indice « Vapour Hazard Ratio » ou VHR), indiquant le potentiel de surexposition de différentes options de remplacement, ainsi que du système P2OASys (Pollution Prevention Option Analysis System) produit par le Toxics Use Reduction Institute (TURI) et permettant d’attribuer une cote aux produits chimiques selon différents critères (notamment en environnement, santé et sécurité). Finalement, les différents solvants de remplacement identifiés ont été analysés en regard du programme Safer Choice de l’U.S. EPA qui vise à informer sur le degré de vertitude des substances. Les secteurs de la réparation des avions et automobiles (fuselage et carrosserie), de la production de produits chimiques organiques industriels et de produits du plastique (incluant les produits en mousse plastique), de la fabrication et de la réparation des structures de bois (rembourrage, matelas et sommiers, mobiliers de bureau, bâtiments publics et mobiliers connexes, cloisons, luminaires, armoires de cuisine), mais aussi ceux de la fabrication d’ascenseurs et d’escaliers mobiles sont propices à engendrer des situations de surexposition. Dix-sept solvants de remplacement ont été identifiés avec à la fois un VHR ≤ 1000 et une cote P2OASys ≤ 6. Parmi ces solvants, on souligne les esters d’acides dicarboxyliques (DBE), le carbonate de propylène, le d-limonène, le lactate d’éthyle, les acétates, le diméthylsulfoxyde (DMSO), le méthylal (diméthoxyméthane), l’alcool benzylique (AB), l’isopropanol, et certains éthers de glycol. Les DBE, le lactate d’éthyle, l’isopropanol et l’acétate de propyle sont aussi des produits recommandés par le programme Safer Choice. D’autres substances présentant des enjeux plus importants en hygiène du travail, le N,N-Diméthylformamide (DMF) et la N-méthyl-2-pyrrolidone (NMP), apparaissent aussi comme des options de remplacement au DCM. Toutes ces options de remplacement ne sont pas sans danger pour les travailleuses et travailleurs, et tout projet de remplacement du DCM devrait se faire selon une démarche organisée et systématique, soit la démarche en 9 étapes proposée par Gérin et Bégin (2002).
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.045 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".