Bibliographic record
Abstract
Je mène une recherche-création à la croisée de l'art et de l'anthropologie nord-américaine, dans laquelle l'argile, support de pratiques de création, devient aussi un objet de connaissance. Ce matériau permet de stimuler des questions et des réflexions sur nos cadres de perception, nos manières d'apprendre, nos savoirs sensibles et nos relations aux autres vivants, à l'instar de la recherche présentée ici avec des macaques. Primatoscopy-01 est une recherche-création subdivisée en quatre phases distinctes qui a débuté par la recherche d'éléments comparatifs entre des environnements perceptifs apparentés. Les expérimentations commencent par un dispositif dans lequel des blocs d'argile sont dispersés dans des enclos à égale distance les uns des autres et éloignés de tout équipement nécessaire à la captivité. Cette disposition vise à délimiter certaines caractéristiques des primates non humains (force physique, hiérarchisation, préhension, déplacement, etc.), mais aussi à maximiser les relations entre les individus et l'argile. La phase initiale, bien que décisive, s'est avérée décevante, entraînant une réorientation complète de mes attentes : les macaques japonais (Macaca fuscata) sont porteurs du virus de l'herpès B (Herpesvirus simiae), ce qui restreint l'accès aux artefacts après leur manipulation. Le virus est devenu une contrainte du protocole expérimental : il limite mes interventions dans les enclos après chaque phase, impose le traitement de l'argile au Virkon© (virucide, bactéricide et fongicide) et m'oblige à isoler les artefacts jusqu'à leur exposition au feu. En tant qu'archéologue, j'ai méthodiquement archivé l'état des enclos et tenté de reconstruire les activités à partir des restes matériels, cherchant à donner du sens à ces artefacts comportementaux. Les résultats m'ont tout de suite semblé désastreux : l'argile était éparpillée au milieu de la nourriture et des excréments ; il y avait peu de traces imprégnées dans l'argile, et les blocs étaient peu manipulés. Les primates ont semblé dérangés par ces « intrusions » matérielles dans leur enclos. Les phases ultérieures (2 à 4) ont été caractérisées par une diversification des stimuli en introduisant des formes d'argile plus « incitatives » dans les enclos. L'utilisation de formes traditionnelles, principalement des vases et des bols à thé d'influence Edo et Heian, servant de contenants pour la nourriture, a été particulièrement efficace pour encourager les manipulations par les macaques. Une compréhension plus significative des schémas comportementaux n'a émergé qu'à la fin de la phase 2, révélant une séparation des activités des primates selon les divisions fonctionnelles de leur enclos : les macaques en captivité ne jouent pas là où ils mangent. L'analyse des archives a permis de dégager un schéma récurrent : les primates ont tendance à fragmenter l'argile une fois sèche, exploitant ainsi sa matérialité pour tracer des lignes au sol. Les multitudes de lignes enchevêtrées étaient étonnantes, car elles étaient constantes et répétitives. Elles semblaient être l'intérêt principal que leur suggérait la matérialité de l'argile. J'ai divisé les lignes en deux catégories : les lignes de transport (linéaires, simples et entrecoupées) et les lignes d'acharnement (localisées, superposées, démontrant un geste de va-et-vient). Les lignes d'acharnement sont comparées à des schémas de nidification dessinés par les primatologues, évoquant des liens entre cognition, environnement et construction culturelle. Ces relations se manifestent d'abord à travers le gyrus fusiforme, une structure cérébrale partagée par l'ensemble des primates, qui assure la reconnaissance des lignes de l'environnement et des visages tout en ouvrant la voie à des analogies alternatives avec d'anciens systèmes d'écriture. Celles-ci révèlent la continuité entre le macrocosme où nous évoluons et le microcosme de nos représentations intérieures, assumant notre condition animale, ainsi que le rôle de l'imagination dans la performativité des mondes humains et leur impact sur l'ensemble du vivant.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.012 | 0.030 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".