The Political Theory of Liberal Socialism. Matthew McManus. London: Routledge, 2025, pp. 268
Bibliographic record
Abstract
des ennemis (minoritaires ou imaginaires), leur but « n'est pas de convaincre ou d'argumenter, mais plutôt de détruire les conditions mêmes du débat démocratique » (23).Pour décrire cette révolution en cours, Strobl déploie une grille en six éléments.Le premier touche à la transgression des règles formelles et informelles du jeu parlementaire.Ne plus jouer selon les règles habituelles signale d'emblée le refus d'appartenir à l'establishment et vise à forger le mythe de l'homme fort qui résiste au pouvoir des élites.Si le profit engrangé par la fabrication d'une telle image a bénéficié tant à Kurz qu´à Trump, c'est la légalité et la constitutionnalité des élections qui en ont essuyé les coûts.Kurz a dépensé près du double de l'argent permis lors de son élection de 2017, la victoire faisant foi de tout.Trump n'a pas reconnu la légitimité et la légalité du résultat des élections de 2020, la défaite faisant foi de tout.En sus de leurs attaques envers les règles formelles, les conservateurs radicalisés ne se sentent plus liés aux règles informelles du fair-play à l'intérieur des institutions démocratiques.Le mensonge y remplace la vérité et le caractère désirable du consensus ou de l'unité, comme horizon, s'est volatilisé au profit de la polarisation comme fin en soi.Selon Strobl, le « nous contre les autres » est le second ingrédient que les conservateurs radicalisés pilonnent dans leur mortier.Leur guerre culturelle contre les minorités ne connaît ni apaisement ni issue, quitte à inventer des menaces et des théories complotistes comme celle du « grand remplacement » (la substitution orchestrée des majorités blanches par l'immigration de masse).Ces menaces appellent une solution autoritaire en la personne même de l'homme fort.En s'appuyant sur le lexique de Carl Schmitt, Natascha Strobl identifie ici le troisième élément clé de la révolution conservatrice : une domination du peuple sans démocratie ou une légitimation plébiscitaire de la domination d'un seul.À preuve, les conservateurs radicalisés visent explicitementen quatrième lieule démantèlement des institutions de la démocratie libérale.« Ainsi, pour eux, le Parlement est dominé par l'élite, les médias forment une clique de gauche qui diffuse de fausses nouvelles et l'État social soutient les paresseux et les migrants aux dépens des citoyens productifs » (91-92).Autant de « maladies » que promet d'éradiquer l'homme fort du parti.Enfin, le rapport aux médias chez les conservateurs radicalisés est plus ambigu qu'il n'y paraît et Strobl y décèle deux derniers éléments clés.D'abord, leur stratégie consiste à maximiser l'attention médiatique, et ce, en nourrissant une campagne d'excitation médiatique permanente, comme le montre la complaisance inaugurale des grands médias envers le moindre tweet de Trump.Puis, ils participent à la genèse de « réalités parallèles » (124) en employant le lexique conspirationniste ou en paraissant dans les médias souterrains qui le diffusent afin de faire campagne sur le dos « de menaces inventées qui appellent des solutions fictives » (134).La combinaison inquiétante de ces six éléments, au fil de cette analyse perspicace, révèle le caractère aussi systématique que transnational de la radicalisation du conservatisme en Europe et dans les Amériques.Le maintien de Pierre Poilievre à la chefferie du Parti conservateur du Canada corrobore déjà la thèse de la radicalisation du conservatisme canadien et de son impact sur la culture médiatique et politique au pays.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.005 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.008 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.007 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.003 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.023 | 0.007 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".