Indigenous language valorization, tourism and recognition. A critical sociolinguistic approach. The case of the Mashteuiatsh community in Quebec
Bibliographic record
Abstract
Fruit d’une recherche ethnographique collaborative menée entre 2017 et 2019 avec la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh (Mashteuiatsh, Québec, Canada), ce travail de thèse examine les processus et stratégies de valorisation du nelueun, langue ancestrale des Pekuakamiulnuatsh, dans le contexte des activités touristiques de la communauté. L’objectif de ce travail est de questionner, d’après une perspective sociolinguistique critique, ethnographique et matérialiste, les enjeux socio-politiques, économiques, idéologiques et identitaires de cette valorisation linguistique sur le terrain du tourisme autochtone, en faisant le lien avec la question du colonialisme et de la réclamation linguistique. À l’instar d’autres peuples autochtones du Canada et d’ailleurs, les Pekuakamiulnuatsh ont entamé leur démarche vers l’autodétermination et l’autonomie gouvernementale dans les années 1970, dans le sillon des mouvements internationaux de reconnaissance des droits autochtones. Engagés dans un processus de reconnaissance politique, les Pekuakamiulnuatsh ont été amenés à objectiver les critères qui fondent leur identité en tant que peuple distinct, et à se positionner comme des partenaires économiques pour entrer en dialogue avec l’État. Dans ce contexte de revendications, le nelueun a émergé dans le discours politique des Pekuakamiulnuatsh comme un symbole identitaire et un outil central à la démarche d’affirmation politique et culturelle de la Première Nation, et a fait l’objet d’une mobilisation collective soutenue pour sa réclamation depuis le milieu des années 1980. En parallèle de cette démarche, les Pekuakamiulnuatsh ont développé un secteur touristique attractif dans l’optique de démystifier et transmettre leur culture ilnu, opérant ainsi leur reconnaissance culturelle à travers le marché économique. En ouvrant un espace pour la valorisation des ressources culturelles ilnu, le tourisme à Mashteuiatsh s’est progressivement construit comme un site alternatif de valorisation du nelueun pour certains acteurs de la communauté qui la construisent comme un gage d’identité et d’authenticité collective. Cette inclusion nouvelle d’une langue autochtone en voie de réclamation sur le marché soulève néanmoins des débats et présente des défis, qui traduisent à la fois les tensions qui découlent du statut de la langue et de la place de certains (néo)locuteurs au sein de la communauté, et les tensions posées par les logiques de valuation du marché économique, basées sur des formes de commodification et des visions de l’authenticité linguistique et culturelle liées aux idéologies des États-nations. En croisant les discours et stratégies des acteurs du tourisme et de la réclamation, des associations touristiques régionales et des touristes autour de la valeur du nelueun, les analyses formulées dans ce travail de thèse rendent compte de l’importance des catégorisations raciolinguistiques, de l’hégémonie culturelle et des idéologies linguistiques euro-centriques dans les processus de (dé)valorisation symbolique et économique du nelueun. Cette thèse montre comment les acteurs autochtones du tourisme négocient leur autonomie et la valeur de leurs ressources linguistiques et de leurs identités en dialogue constant avec ces idéologies, dans des dynamiques de confrontation ou d’alignement à celles-ci. Cette recherche offre une contribution pour penser la colonialité des processus de (dé)valorisation des ressources langagières et les dynamiques raciolinguistiques sur le terrain du tourisme, et en particulier sur le terrain du tourisme autochtone, jusque-là peu investi par la sociolinguistique. Elle pose également les jalons d’une réflexion sur la mise en œuvre complexe d’une sociolinguistique ethnographique collaborative et décoloniale et la place du sociolinguiste dans un tel cadre.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.006 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".