La créativité dans le trouble de déficit de l’attention avec/sans hyperactivité : un lien à élucider en recherche et en clinique
Bibliographic record
Abstract
Les personnes qui ont un trouble de déficit de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH) seraient particulièrement créatives. Toutefois, dans la littérature scientifique, cette croyance ne fait pas consensus. Bien que les personnes qui ont un TDAH présentent une grande créativité autorapportée, des résultats variables sont trouvés aux épreuves formelles de créativité (de potentiel créatif), même lorsque des variables confondantes, comme la nature hétéroclite de ces épreuves, sont prises en compte. En introduction de cette thèse, un tour d’horizon théorique sur la créativité et le TDAH est effectué et permet d’identifier un facteur de variabilité important qui a été négligé en recherche et qui pourrait masquer un lien entre la créativité et le TDAH : l’hétérogénéité du TDAH. En effet, le TDAH se découpe en différentes présentations caractérisées par des symptômes dominants (l’inattention, l’hyperactivité/l’impulsivité ou une combinaison des deux). Chacun des corrélats neurocognitifs qui sous-tendent ces symptômes contribuerait à la créativité de façons bien spécifiques, suggérant que celle-ci pourrait différer entre les présentations du TDAH. Or, bien souvent, dans les études portant sur le TDAH et la créativité, le TDAH est considéré comme un trouble homogène. L’introduction de cette thèse amène également l’idée que la relation entre la créativité et le TDAH ne devrait pas être exclusivement étudiée en recherche. Alors que la science tarde à élucider l’existence d’une telle relation, la créativité dans le TDAH pourrait potentiellement être évaluée en contexte clinique, sur une base individuelle, à l’aide de tests de créativité. Avec l’arrivée de la mouvance de la neurodiversité, il est bien possible que les personnes qui ont un TDAH soient de plus en plus intéressées à être informées au sujet des forces sur lesquelles ils peuvent prendre appui pour se réaliser comme individus. Cependant, les tests de créativité sont souvent longs à administrer ainsi qu’à corriger, faisant en sorte qu’ils s’insèrent difficilement dans un protocole d’évaluation cognitive. Même en recherche, ces tests présentent plusieurs lacunes, surtout en ce qui a trait à la mesure de l’originalité des réponses. Des méthodes de cotation populaires, comme le calcul de la rareté statistique, impliquent la prise de plusieurs décisions subjectives et nécessitent la formation de larges échantillons pour être suffisamment précises. Pour leur part, les systèmes d’accord interjuges nécessitent un grand travail de correction. Ainsi, les principaux objectifs de cette thèse sont de mieux comprendre la relation entre la créativité et le TDAH en considérant les différentes présentations de ce trouble ainsi que d’introduire et de prévalider une mesure de l’originalité qui permettrait de contourner certaines critiques des tests de créativité en recherche. Ce test pourrait aussi rendre la mesure de la créativité plus compatible aux réalités de la clinique et faciliter l’identification de forces chez les personnes qui ont un TDAH. Dans une première étude, nous voulions vérifier si la créativité varie entre les présentations les plus communes du TDAH : la présentation avec prédominance de symptômes d’inattention (TDAH-I) et la présentation combinée (TDAH-C). Nous voulions aussi explorer la relation entre la créativité, les symptômes du TDAH ainsi que l’inhibition. Les participants (n = 83, 20 hommes) étaient âgés de 18 à 51 ans (M = 26.66, É-T = 8.73) et avaient un diagnostic de TDAH-I (n = 21), de TDAH-C (n = 19) ou pas de diagnostic de TDAH (n = 43). La créativité a été évaluée à l’aide d’une mesure de l’autoperception des habilités créatives et d’un test de pensée divergente. Les résultats révèlent que le groupe TDAH-C a produit des réponses plus originales et abstraites au test de pensée divergente que le groupe contrôle. En comparaison aux autres groupes, le groupe TDAH-C a rapporté une plus grande créativité auto perçue dans le domaine de la performance. Ce score était associé aux symptômes d’hyperactivité. Ces résultats suggèrent que la créativité varie entre les présentations du TDAH et que certains symptômes seraient associés à une plus grande créativité dans des domaines spécifiques. Dans une deuxième étude, qui se voulait exploratoire, nous avons développé un nouveau test de créativité : Creo. Les réponses à Creo sont évaluées en fonction de leur niveau de nouveauté personnelle. Ce faisant, la cotation ne repose pas sur la rareté statistique dans un groupe, mais plutôt sur un calcul novateur permettant d’estimer la taille des transformations effectuées dans les réponses. Quarante-sept hommes/femmes de 16-51 ans ont participé à l’étude de prévalidation. La validité de construit a été mesurée à l’aide de tâches de pensée divergente, d’autoperception des habilités créatives, de fonctions exécutives, de fluence graphique et d’intelligence non verbale. Creo présente certaines évidences de validité de construit. Le score de nouveauté personnelle à Creo apparait conceptuellement proche de celui de l’originalité en pensée divergente. Au terme de ce travail, il apparait essentiel de considérer les différentes présentations du TDAH en recherche, car celles-ci ne présentent pas les mêmes forces créatives. Ensuite, la mesure de la nouveauté personnelle pourrait être une alternative viable aux méthodes populaires de cotation de l’originalité dans la pensée divergente. En plus d’être un test intéressant en recherche, Creo pourrait être une tâche qui s’insère facilement dans un protocole d’évaluation cognitive en clinique et comporte des attributs qui pourraient le rendre particulièrement intéressant pour l’évaluation de la créativité dans le TDAH. Les implications théoriques et cliniques de l’ensemble de nos résultats sont discutées.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.002 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".