Art et nature au Québec : les trajectoires et les résidences de Boréal art/nature
Bibliographic record
Abstract
Boréal Art/Nature place l'exploration « des rapports entre nature et culture » au cœur de ses activités et de ses préoccupations. Depuis 1988, cet organisme propose des excursions et des résidences « en retrait de la civilisation ». Que ce soit sur une terre administrée par le centre dans les Hautes-Laurentides au Québec ou en des régions isolées du Mexique, du Pays de Galles ou de l'Islande, il convie des artistes « des quatre coins du monde » à réaliser des œuvres éphémères dans des environnements naturels voire « sauvages ». Afin de situer et de comprendre ce contexte de création « en pleine nature », ce mémoire déborde volontairement des références habituelles au Land Art américain et aux pratiques environnementales européennes. Il fait même le pari d'augmenter la réflexion d'autres marquages, trouvés à l'intérieur même du territoire et de l'histoire du Québec. C'est donc tout d'abord, à travers un panorama historique des pratiques de l'art-nature au Québec que nous remontons à la construction « initiale » et aux modulations successives d'une idée de nature qui se distingue résolument des conceptions américaine ou même canadienne, de par l'importance accordée à la dimension sociale et communautaire. Un trait caractéristique dont nous notons par ailleurs la récurrence, depuis les tableaux paysagistes du terroir jusqu'aux interventions artistiques récentes. Ainsi, parallèlement aux activités de Boréal, des événements art-nature se déploient sur l'ensemble du territoire québécois, traçant les périmètres de nouvelles « terres culturelles » notamment dans le Bas-du-Fleuve, la Gaspésie, Charlevoix, l'Estrie, la Mauricie et l'Abitibi. Nous démontrons qu'à l'instar des symposiums de sculpture dont ils retiennent la formule, ces événements se déroulent généralement à l'intérieur ou en périphérie des cœurs urbains où ils misent sur la participation du public et de la communauté locale. Si la nature désignée par la plupart de ces événements est structurée par des linéaments identitaires et sociaux, celle mise de l'avant par Boréal se présente plutôt comme une réalité « prélangagière » avec laquelle il s'agit d'établir un dialogue. C'est en élargissant le spectre de nos appuis théoriques qu'il est possible de dégager les nuances de ce dialogue, en le positionnant en regard des discours actuels touchant les arts, l'écologie et la nature. Nous faisons donc appel aux théories culturelles et aux approches discursives et phénoménologiques de la nature pour nous concentrer tour à tour sur les pôles nomade et sédentaire du centre, soit sur les récits d'expéditions et sur les résidences en nature. De la sorte, nous découvrons les motifs primitivistes et essentialistes qui y sont à l'œuvre. Il s'agit en outre de reconnaître au sein de la proposition de Boréal la pertinence d'une approche phénoménologique de la nature qui n'exclut pas, finalement, les dimensions sociale et historique. À l'évidence, en remontant les rivières des Hautes-Laurentides en quête de « réalités sauvages », Boréal débouche immanquablement sur une nature déjà marquée par l'histoire. Et c'est bien avec celle-ci, ce mémoire en est témoin, que le dialogue s'engage. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : art, nature, Québec, Boréal Art/Nature, écologie, primitivisme, phénoménologie, paysage, territoire, Land Art, pratiques environnementales
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.014 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".