Les liens entre l’impulsivité et la coercition sexuelle : les apports d’un modèle multidimensionnel et de tâches comportementales
Bibliographic record
Abstract
Des études menées auprès d’étudiants universitaires et d’hommes reconnus coupables de crimes sexuels suggèrent que l'impulsivité pourrait être un facteur associé à la perpétration de coercition sexuelle, soit l’utilisation de toute stratégie pour obtenir des contacts sexuels avec une personne non consentante. Le but de cette thèse, composée d’un article théorique et de deux articles empiriques, était de tester les liens entre coercition sexuelle et l’impulsivité dans un échantillon d’étudiants universitaires. Le premier article propose une synthèse des écrits sur l’impulsivité et trois comportements sexuels problématiques : les comportements sexuels à risque, l’infidélité conjugale et la coercition sexuelle. Cet article approfondit l’hypothèse d’une impulsivité spécifique au domaine, c’est-à-dire que l’impulsivité varie d’un domaine à l’autre et que les individus présentant des difficultés de contrôle des impulsions particulièrement dans le domaine de la sexualité soient plus à risque de poser des gestes sexuels problématiques. Des adaptations sexuelles de deux tâches comportementales d’impulsivité – la tâche de dévaluation temporelle et la tâche du signal-stop – y sont présentées comme des méthodologies pertinentes pour tester l’hypothèse d’impulsivité spécifique au domaine. Cent-un étudiants universitaires de sexe masculin et hétérosexuels ont répondu à des questionnaires mesurant l’utilisation passée de coercition sexuelle et l’impulsivité selon une approche multidimensionnelle (UPPS-P). En laboratoire, ils ont effectué une tâche de dévaluation temporelle monétaire, une tâche de dévaluation temporelle sexuelle, et une tâche du signal-stop comprenant des conditions neutres, émotionnelles non-sexuelles et sexuelles. L’article deux présente les résultats relatifs au questionnaire d’impulsivité et à la tâche de dévaluation temporelle. Les étudiants déclarant avoir utilisé la coercition sexuelle dans le passé se distinguent par une tendance à agir impulsivement lorsqu’ils ressentent des émotions négatives, une dévaluation plus impulsive des récompenses sexuelles et une dévaluation moins impulsive des récompenses monétaires. Ces résultats suggèrent que le processus décisionnel des utilisateurs de coercition sexuelle est plus impulsif dans les contextes sexuels que dans les contextes non sexuels. Les résultats relatifs à la tâche du signal-stop, présentés dans l’article trois, révèlent que les utilisateurs de coercition sexuelle présentent de plus faibles performances d'inhibition comportementale que les non-utilisateurs de coercition sexuelle, et ce indépendamment de la présentation de stimuli sexuels. Ainsi, la coercition sexuelle serait davantage associée à une difficulté globale à arrêter un comportement une fois qu’il est initié. De façon générale, la présente thèse dresse un portrait complexe des liens entre la coercition sexuelle et l’impulsivité, soulignant la pertinence d’utiliser de multiples mesures d’impulsivité pour capter les variations intra-individuelles. Il appert que la fonction de prise de décision est plus susceptible à un effet de spécificité au domaine que les fonctions inhibitrices. Ces résultats suggèrent que la coercition sexuelle est associée à une combinaison de caractéristiques non-spécifiques à la sexualité (c.-à-d., manque d’inhibition et réactivité émotionnelle) et spécifiques à la sexualité (c.-à-d., prise de décision sexuelle impulsive). De nouvelles études apparaissent nécessaires pour déterminer si l’impulsivité joue un rôle causal dans la coercition sexuelle et pour comprendre ses interactions avec les facteurs culturels, interpersonnels et situationnels qui aggravent ou mitigent le risque de coercition sexuelle.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.012 | 0.027 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.003 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.006 |
| Open science | 0.002 | 0.004 |
| Research integrity | 0.001 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.008 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".