L’entrepreneuriat technologique québécois : un phénomène comme les autres ? : rapport de recherche
Bibliographic record
Abstract
RÉSUMÉ: L’entrepreneuriat technologique est au coeur du développement économique du 21e siècle. De nouvelles entreprises développent quotidiennement des innovations technologiques et lancent de nouveaux produits liés à ces innovations. Ce type d’entrepreneuriat peut aider à la création d’une nouvelle industrie ou sauver une industrie en déclin. Bien qu’unique et singulier, l’entrepreneuriat technologique représente une avenue intéressante afin de soutenir le développement économique d’une région. Par contre, l’étude de ce phénomène est moins bien connue et documentée que l’entrepreneuriat classique, d’où l’importance de ce projet de recherche. Ce dernier est financé par la Ville de Lévis et a pour but de mettre en évidence les différents facteurs de succès et les obstacles de l’entrepreneuriat technologique. Pour cela, le processus d’innovation simplifié de Tiwari (2007) a été choisi pour faciliter la classification et l’analyse des résultats. Ce processus d’innovation est divisé en trois phases : conception, implémentation et commercialisation (marketing). Le but de la phase de conception est de générer et d’évaluer des idées, d’analyser les exigences et de planifier le projet technologique. La seconde phase, la phase d’implémentation, vise à construire et à développer le prototype, ainsi qu’à réaliser les tests techniques et du marché. Enfin, la phase de marketing permet d’enclencher la production et de pénétrer le marché, qu’il soit national ou international. Parmi les 11 entreprises qui ont collaboré à ce projet de recherche, une seule se situe encore dans la phase de conception, quatre travaillent dans la phase d’implémentation et se préparent à la phase suivante, et six commercialisent leurs produits dans la phase de marketing. Pour réaliser cette recherche, l’approche exploratoire a alors été choisie. En effet, sa démarche inductive permet de mieux comprendre ce phénomène moins bien connu qu’est l’entrepreneuriat technologique. Le but n’était pas de généraliser les résultats, ce qui a permis à l’équipe de recherche de réaliser un échantillonnage de convenance grâce à des organismes de soutien. Avec un échantillon de cette taille (11 entrepreneurs technologiques), les biais apportés par une méthode probabiliste auraient été trop importants. Le Comité éthique de recherche de l’Université du Québec à Rimouski a alors validé la méthodologie de ce projet de recherche. Les entrepreneurs ont ensuite été contactés par courriel expliquant le projet. Durant la même semaine, un appel téléphonique a été fait. Ainsi, 11 entrepreneurs technologiques ont pu être interviewés entre janvier 2017 et avril 2017. Les entrevues ont duré en moyenne une heure. Elles ont été enregistrées sur un support numérique puis intégralement retranscrites. Suite à une codification des verbatims ainsi réalisés, l’équipe de recherche, constituée de 4 chercheurs dans le domaine, a effectué une analyse thématique des données en utilisant le logiciel Nvivo version 11. Un portrait des entreprises participantes a ainsi pu être mis en lumière. Comme il a été dit précédemment, chacune des phases du processus d’innovation est couverte par les entreprises étudiées. Ces dernières sont variées en termes de secteur, d’âge et de nombre d’employés. Par exemple, cinq travaillent dans le secteur de l’énergie, deux dans les technologies de l’information et les secteurs suivants voient une des entreprises participantes y travailler : les médias numériques, la santé, la défense et la recherche universitaire et industrielle, et enfin les machineries et équipements. L’âge des entreprises est également diversifié : trois entreprises ont un âge supérieur à dix ans, deux entreprises ont entre cinq et dix ans, et six entreprises ont un âge inférieur à cinq ans. Enfin, cette variété est également visible dans la taille des entreprises. Quatre entreprises ont un nombre d’employés inférieur à 10, trois entreprises ont entre 10 et 29 employés, et quatre entreprises ont au moins 30 employés. Il est à noter que les entreprises qui réalisent leurs activités dans le secteur énergétique ne sont ni dans la même tranche d’âge, ni dans la même tranche de taille. \nLes résultats présentés dans ce document traitent des facteurs de succès des projets d’entrepreneuriat technologique dans chacune des trois phases du processus d’innovation. Par ailleurs, les parties prenantes qui ont soutenu les entrepreneurs technologiques dans leurs projets, et ce, selon chacune de ces phases, sont également identifiées. \nLors de la première phase du processus d’innovation, soit la phase de conception, l’entrepreneur technologique devra veiller à solutionner un vrai problème, en comprenant bien le marché et le besoin de l’utilisateur. Concevoir le produit technologique prend un certain temps, souvent sous-estimé. Il faudra alors être attentif à la protection des secrets industriels, au choix technologique, sans pour autant être marié à la technologie. Du côté des finances, l’entrepreneur devra veiller à ses dépenses et à son capital disponible, en ayant une bonne structure financière. Il devra ainsi choisir et satisfaire les bons partenaires financiers, puisque le financement constitue l’un des principaux obstacles à l’établissement d’entreprises technologiques. Il lui sera nécessaire de bien s’entourer et de se faire défier par des gens détenant de hautes connaissances. Lors de cette phase de conception, les parties prenantes, notamment les universités et les fournisseurs de l’entreprise, peuvent apporter une contribution technique en procurant de l’aide spécialisée. Les incubateurs, les organismes gouvernementaux et même les gestionnaires de capital de risque fournissent, quant à eux, des opportunités aux entrepreneurs technologiques d’utiliser des infrastructures et des équipements spécialisés. Dans cette phase de conception, l’entreprise doit souvent se procurer certaines composantes importantes auprès des fournisseurs ou réaliser des expériences techniques avec l’aide des clients. Les parties prenantes peuvent aussi aider l’entrepreneur à structurer son projet. Elles accompagnent donc l’entreprise pour orienter ses projets, fournir du financement et apporter de la notoriété, ce qui est souvent le cas des universités. Elles fournissent des connaissances et des retours d’information sur l’appréciation des idées. Les agents de brevets, quant à eux, réalisent des études de brevabilité. D’autres parties prenantes, telles que les incubateurs et les universités, permettent d’évaluer le marché et les avocats, de gérer les ententes. Les parties prenantes peuvent ensuite permettre d’avoir accès à des séminaires et à des formations ainsi que de se construire un réseau de contacts tels que les associations professionnelles, les groupes de métiers, les incubateurs, les gestionnaires de capital de risque. Enfin, lors de cette phase de conception du processus d’innovation, les organismes gouvernementaux, les gestionnaires de capital de risque et les comptables peuvent aider l’entrepreneur à accéder à du financement pour développer ses idées. Dès la phase de conception, l’entreprise technologique nécessite l’intervention de partenaires financiers, puisque les investissements nécessaires afin de développer de nouveaux produits et services sont généralement élevés. \nEnsuite, lors de la phase d’implémentation du processus d’innovation, l’entrepreneur aura besoin de premiers clients et devra se faire défier par les utilisateurs, pour bien développer une solution au problème. Des tests et essais seront nécessaires pour surmonter les défis techniques qu’il sera possible de réaliser en fractionnant l’information et en protégeant la connaissance. L’entrepreneur technologique aura alors besoin de fonds de roulement, de maîtriser ses dépenses et de profiter des subventions et des aides gouvernementales. Pour continuer à satisfaire les partenaires financiers, il devra bien gérer les relations avec ces derniers. Ainsi, il devra travailler en équipe, collaborer et avoir accès à des experts. \nDans cette phase d’implémentation, l’entrepreneur technologique peut bénéficier de parties prenantes pour accéder à des ressources, qu’elles soient humaines ou que ce soit des équipements ou des infrastructures, en mettant à la disposition de l’entreprise des conseillers ou des incubateurs de par la collaboration des universités. Les consultants partagent des connaissances utiles aux entrepreneurs. Par ailleurs, certaines parties prenantes, notamment les universités et les centres collégiaux de transfert technologique (CCTT), rendent disponibles des compétences spécialisées pour les projets technologiques. D’autres parties prenantes, comme les fournisseurs de l’entreprise, peuvent non seulement fournir des composantes aux projets, mais également soutenir les entreprises dans leurs demandes de subvention. Les parties prenantes peuvent aussi tout simplement donner du financement, comme les gestionnaires de capital de risque et certains programmes gouvernementaux. L’entrepreneur peut accéder à des services grâce à des consultants, des avocats, des organismes de certification et de réglementation et aux gouvernements, pouvant ainsi analyser son développement de produit, gérer légalement les ententes et fournir une dérogation en cas de contradiction avec une loi. De la même manière que dans la phase de conception, l’entrepreneur peut avoir accès à des clients, à des partenaires d’affaires privilégiés et à des contacts qui apportent leur soutien dans l’amélioration du produit, qui donnent des retours d’information sur le produit ou des idées d’applications nouvelles. Ces contacts, pouvant apporter ces bénéfices, sont nombreux : les associations professionnelles, les groupes de métiers, les clients, les fournisseurs, les universités et même la famille. \nEnfin, lors de la dernière phase du processus d’innovation, soit la phase de marketing, il sera nécessaire de prouver les avantages du produit, d’avoir accès au marc
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.005 | 0.009 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.014 |
| Scholarly communication | 0.010 | 0.007 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.003 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.009 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".