Évaluation de mécanismes participatifs innovants dans l’élaboration de politiques publiques en milieu rural : une étude de cas à Petit-Saguenay
Bibliographic record
Abstract
Les collectivités québécoises font face à plusieurs défis complexes en ce début de 21ème siècle. Certains de ces enjeux sont particulièrement marqués dans les municipalités rurales qui se sont vues confier de plus en plus de responsabilités, à la suite de la décentralisation des pouvoirs (Bonneau et al, 2020 ; Scalzo, 2016 ; FQM, 2015). Face aux forces drainantes des grandes métropoles, les municipalités doivent faire preuve de créativité et d’efforts pour adopter des approches innovantes afin d’attirer de nouveaux résident·e·s (Fédération Canadienne des Municipalités, 2018). Le développement durable est souvent évoqué comme une piste de solution pour aider les collectivités à faire face aux défis auxquels elles sont confrontées (Hamman, 2011). Ces démarches étant souvent volontaires, et devant l’absence de lignes directrices ou de règles d’application à l’échelle locale, divers instruments et processus de mise en oeuvre sont utilisés pour guider la démarche de développement durable de ces collectivités (Riffon, 2016). En lien avec la crise démocratique et la perte d’implication de la population dans la vie politique et communautaire, notre recherche souhaite évaluer l’utilité d’une approche participative dans une démarche de cocréation de politiques publiques dans une petite municipalité rurale en processus de transition socio-écologique. Pour ce faire nous avons choisi une étude de cas : Créer le Petit-Saguenay de nos rêves. Petit- Saguenay est un village identifié comme dévitalisé par le gouvernement du Québec (Institut de la statistique du Québec, 2020). Il a entrepris un projet de recherche-intervention en partenariat avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour co-élaborer ses propres politiques de participation citoyenne et de développement durable. En janvier 2022, la municipalité de Petit-Saguenay lance donc une démarche prospective et expérimentale de consultation citoyenne ayant une volonté d’entendre une diversité de voix, notamment celles des personnes généralement moins entendues ou écoutées (jeunes, aîné·e·s, agriculteur·rice·s, immigrant·e·s, etc.) dans leur processus de réflexion et de prise de décision. Cette expérimentation fait appel à des approches de participation citoyenne moins connues que les traditionnels conseils municipaux et commissions par exemple. On parle d’aller là où les gens sont, les approches ludiques, positives, axées sur le rêve, etc. Ces approches n’ont jamais été soumise à une évaluation. Selon les principes de la participation (Hansotte, 2021), il y a un risque que la démarche manque d’innovation, de dialogue constructif, d’informations et risque d’être intrusive dans la communauté. Son évaluation permet d’étudier son potentiel de reproductibilité. Cette recherche permet donc d’évaluer, à partir de la littérature, des observations de l’étudiante-chercheure et des témoignages d’acteur·rice·s de la démarche, l’utilité de la démarche Créer le Petit-Saguenay de nos rêves. L’analyse est axée sur l’expérience vécue par les parties prenantes (effets de la démarche). Elle identifie les atouts et faiblesses de chaque type de mécanismes d’animation au sein de la démarche ainsi que les facteurs de participation, et mesure l’efficacité et l’efficience de la démarche. Cette recherche a été réalisée avec une méthodologie scientifique qualitative et inductive, incluant une approche praxéologique. Pour réaliser cette recherche, onze entrevues de recherche ont été réalisées avec des parties prenantes de la démarche, soit des participant·e·s, des animateur·rice·s, des concepteur·rice·s, des élu·e·s et des agent·e·s municipaux·ales. Ils ont été choisis en fonction du nombre et du types d’activités auxquelles les personnes ont participé, leur niveau d’engagement préalable dans la communauté et leur appartenance à un des groupes de public ciblés. L'analyse des discours a permis de constater que la démarche Créer le Petit-Saguenay de nos rêves avait répondu aux objectifs de la municipalité en mobilisant plus d’un tiers de la population lors d’activités rassembleuses et en alimentant deux politiques publiques authentiques et réalistes. L’analyse des entrevues a aussi permis de réaliser que chaque type d’animation (homogène/hétérogène, formelles/informelles, en extérieur, ludique ou intellectuelle, etc.) avait ses forces et ses faiblesses, mais que l’important était la complémentarité de ces animations dans la planification d’une démarche de participation citoyenne. L’analyse des facteurs de participation à la démarche a révélé que les approches ludique, expérimentale, territoriale, narrative, axée sur le rêve, profitant du tissu social existant et allant vers les gens pouvaient être sources d’une plus grande mobilisation. Enfin, l’analyse des efforts mis en place par rapport aux retombées ont mis en lumière une démarche gourmande en énergies et en ressources humains et financières, mais qui en a valu la peine. En effet, la démarche aurait principalement permis aux participant·e·s de se sentir écouté·e·s, de renforcer le sentiment d’appartenance de la communauté, de créer du lien social, d’améliorer la confiance des citoyen·ne·s envers la municipalité, d’améliorer l’image de la municipalité, d’améliorer le contenu des politiques, et d’entendre des personnes qu’on n’entend pas souvent dans la vie municipale. Au-delà d'un enrichissement des théories et des pratiques sur la participation publique en milieu rural engagé dans la transition socio-écologique, les résultats de la recherche pourraient permettre à des municipalités similaires à celle de Petit-Saguenay de développer leur propre démarche de cocréation de politiques de développement durable et/ou de participation citoyenne.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.025 | 0.029 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.005 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.003 |
| Open science | 0.002 | 0.006 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.007 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".