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Record W7001790539

Les diasporas ouest africaines, agents de développement ?

2008· other· fr· W7001790539 on OpenAlexaff

Bibliographic record

VenueÉrudit documents and data repository (Érudit Consortium, University of Montreal) · 2008
Typeother
Languagefr
FieldMedicine
TopicPrenatal Screening and Diagnostics
Canadian institutionsUniversité du Québec à Chicoutimi
Fundersnot available
KeywordsPopulationESPACEContext (archaeology)Public policy
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

Introduction : migrer pour améliorer ses conditions de vie et celles de sa famille \n\nAvec la mondialisation néolibérale, le nombre de personnes qui vivent en dehors de leur pays d'origine a fortement augmenté au cours des dernières décennies. En 2005, la Commission mondiale sur les migrations internationales estime qu'il y a sur la planète près de 200 millions de migrants, soit 3% de la population mondiale. Leur nombre a doublé depuis 25 ans et continue d'augmenter. La trajectoire migratoire a souvent pour origine les pays du Sud et comme destination les pays du Nord. En fait, de 1990 à 2000, les migrations internationales représentaient 56% de la croissance démographique dans les pays développés, contre 3% dans les pays en développement (Commission mondiale sur les migrations internationales, 2006). \n\nLa principale cause des départs de ces migrants est l'espoir de meilleures conditions de vie pour eux-mêmes mais également pour leurs familles restées au pays car, dans de très nombreux cas, ils continueront de soutenir financièrement ces dernières. En Afrique sub-saharienne, par exemple, où près de 50% des personnes gagnent moins d'un dollar par jour, la migration de travail est devenue un moyen de subsistance pour plusieurs familles : « La migration leur apparaît comme la seule stratégie possible d'autonomisation » (Daum, 1998, p. 65). Le pays d'accueil est alors davantage considéré comme un espace de travail que comme un espace de résidence (Fall, 2003, p. 32). En outre, le choix du pays d'accueil n'est pas aléatoire, le facteur familial étant souvent déterminant. Pour des raisons évidentes, le choix des migrants s'arrêtera généralement sur un pays où des membres de la famille ou des amis sont déjà présents. La décision de migrer pour un individu est d'ailleurs souvent le résultat d'une stratégie familiale pour maximiser les revenus (Ammassari, 2004, p. 7). \n\nLe départ de ces ressources humaines constitue une grave perte aux plans économique et politique pour les pays du Sud et vient accentuer l'appauvrissement des habitants (Tebeje, 2005). D'autant plus, si le migrant est jeune et instruit . \n\nÀ la lumière de ces données, les migrations contribuent à accentuer l'écart entre le Nord et le Sud. Il faut toutefois compléter ce constat car, sans nier les impacts négatifs de la migration, on en perçoit de plus en plus les avantages, notamment en ce qui a trait aux contributions des migrants envers leurs lieux d'origine et dans les pays d'accueil (Lanly, 2001, p. 4; Ammassari, 2004, p. 1). \n\nCes contributions ont fait l'objet d'une attention croissante au cours des dernières années car on a constaté, avec des évaluations de plus en plus détaillées, toute l'importance que les transferts de fonds transmis par les migrants représentent. Une donnée qu'on avait sous-estimée jusqu'à récemment. Ces transferts ont davantage été étudiés pour les continents d'Amérique latine et de l'Asie. Mais pour l'Afrique de l'Ouest, on en connaît encore peu ( Black et Tiemoko, 2003). \n\nDe même, il existe encore très peu d'études sur les associations de migrants qui se sont constituées dans les pays d'accueil ainsi que sur leurs rôles, leurs contributions au développement et leur impact sur les pays d'origine. Avec l'augmentation du nombre de ces associations qui s'appuient sur la solidarité et la consolidation de certaines qui sont plus anciennes et qui ont accumulé une importante expérience, cette tendance change peu à peu. La documentation sur le sujet, quoique encore dispersée, augmente permettant de mieux comprendre le potentiel de la migration sur les plans économique, social et culturel. À cet égard, la France, dont la communauté africaine constitue une forte proportion des migrants, semble avoir une longueur d'avance en ce qui a trait aux études sur le sujet. \n\nC'est à partir de cette communauté ouest africaine installée en France que nous allons essentiellement orienter notre texte. Nous vous proposons donc de réaliser un rapide survol de la contribution de la diaspora ouest africaine au développement de leur pays d'origine à partir de la littérature existante. Ces diasporas sont-elles de simples prestataires de services aux familles ou revêtent-elles également le rôle d'agents de développement? Pour répondre à cette question, le texte est divisé en cinq principales parties. D'abord, nous vous proposons quelques statistiques sur les transferts d'argent pour rendre compte de l'ampleur de ce phénomène, pour ensuite évoquer, en différenciant les transferts individuels et ceux réalisés dans un cadre collectif, à quelle utilité est destinée cet argent. Afin de faciliter la compréhension de l'apport des associations de migrants dans le développement, nous présentons l'expérience du territoire de Kayes au Mali, une région située dans la zone du Fleuve Sénégal qui a le mérite d'être bien documentée. C'est à partir de ce cas que nous pourrons identifier les facteurs qui permettent d'affirmer que les diasporas sont des agents de développement. En conclusion, nous identifierons quelques conditions gagnantes pour favoriser l'impact des projets instaurés par les migrants. Selon l' Organisation internationale pour les migrations, plus de 300 000 spécialistes africains habitent à l'extérieur de l'Afrique et depuis 1990, 20 000 spécialistes quittent l'Afrique annuellement. On estime qu'il y a plus de scientifiques et d'ingénieurs africains aux États-Unis qu'en Afrique (Tebeje, 2005). Ce phénomène est communément appelé la fuite des cerveaux ou la fuite des compétences. Comme l'explique Assogba (2002, p. 3), « l'émigration africaine vers certains pays du Nord et/ou du Sud, est ainsi devenue un phénomène international important de la fin du XX e siècle. Il n'est donc pas exagéré de recourir au concept de diaspora pour désigner les populations africaines, toutes catégories sociales confondues, en exil volontaire ou involontaire et dispersées aujourd'hui dans les quatre coins du monde ». Mentionnons toutefois qu'il existe une autre diaspora africaine résultante de la déportation d'Africains à l'époque de la traite esclavagiste. Mais ces derniers n'ont plus de liens avec le continent d'origine

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.001
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Observational · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: Empirical
Teacher disagreement score0.022
Threshold uncertainty score0.044

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.001
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0010.001
Science and technology studies0.0030.002
Scholarly communication0.0030.002
Open science0.0000.002
Research integrity0.0010.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0100.001

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.026
GPT teacher head0.265
Teacher spread0.239 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designObservational
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

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Published2008
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