Les entreprises d'économie sociale entre viabilité financière et utilité sociale : le cas de la Coopérative de solidarité de services à domicile du Royaume (CSSDR)
Bibliographic record
Abstract
Les entreprises d'économie sociale en aide domestique (EESAD), à l'instar des autres entreprises d'économie sociale, poursuivent deux missions : mettre sur pied des programmes ayant des impacts d'utilité sociale pour les communautés et générer des retombées économiques susceptibles d'assurer la viabilité de l'entreprise. Cependant, on pourrait questionner la cohabitation entre l'impératif de la mission sociale et la nécessité de rentabilité financière des entreprises d'économie sociale en aide domestique. En effet, si le réseau d'investissement social du Québec (RISQ) (2003) considère que les activités économiques doivent servir à réaliser la mission sociale, la réalité montre que dans certaines EESAD, la réponse aux exigences économiques peut compromettre le respect de l'utilité sociale (Yves Vaillancourt, 2003,2009). \n \nL'élargissement du panier de services consiste à offrir, en plus des activités d'aide à la vie domestique (AVD), comme il a été convenu entre les autorités publiques et les organismes de femmes qui étaient présents lors du Sommet socio-économique de 1996, des activités d'aide à la vie quotidienne (AVQ). La présente étude analyse l'élargissement du panier de services dans le but de déceler son impact sur la viabilité financière et l'utilité sociale de la Coopérative de solidarité de services à domicile du Royaume (CSSDR). Nos résultats montrent que l'élargissement du panier de services répond à un besoin ressenti par les personnes âgées et/ou handicapées. \n \nSur le plan financier, l'élargissement du panier de services devrait faciliter l'objectif de l'entreprise de se faire une santé financière. L'analyse des données collectées démontre que malgré l'ouverture de sa mission, la CSSDR de Jonquière est confrontée à des problèmes financiers. Ainsi, l'éternelle problématique de la viabilité financière des EESAD ne semble pas s'être résorbée par l'élargissement du panier de services. \n \nEn ce qui concerne l'utilité sociale, vue sous l'angle économique, l'étude a confirmé les économies de fonds publics qui découlent de l'élargissement du panier de services. En effet, l'élargissement du panier des services contribue à la volonté des bénéficiaires des services de rester dans leur communauté. Les personnes âgées qui restent chez-elles engendrent moins de dépenses publiques que celles qui résident dans des institutions d'hébergement. D'autre part, l'élargissement du panier de services a permis de créer de nouveaux emplois et d'en consolider d'autres. Somme toute, ces impacts engendrés par l'utilité sociale de l'élargissement du panier des services au sein de la CSSDR favorisent des économies sur les budgets publics alloués aux personnes âgées et/ou handicapées et sur les prestations sociales destinées aux personnes en chômage. \n \nL'élargissement du panier de services au sein de la CSSDR entraîne également une autre perception plus gratifiante que les préposé(e)s se font de leur travail. De la vision de ménagère à celle de prestataire de soins, les préposé(e)s ressentent un impact positif sur la valeur qui leur est accordée. L'entreprise elle-même acquiert une notoriété beaucoup plus grande sur le territoire de Jonquière. En effet, les AVQ ont renforcé leurs relations partenariales avec le CSSS de Jonquière. Effectivement, le programme de soutien à domicile exige une plus grande concertation des CSSS avec les organismes communautaires de leur milieu, particulièrement les entreprises d'économie sociale en aide domestique. \n \nEn revanche, l'élargissement du panier de services a entraîné des effets moins reluisants sur d'autres acteurs. En ce qui concerne les services livrés, si le CSSS de Jonquière y trouve son compte en payant les services moins chers, il convient de signaler que les économies réalisées se font sur le dos de l'entreprise et des préposé(e)s. En interrogeant les conditions de travail des préposé(e)s, le bas niveau des salaires des préposé(e)s comparés aux efforts qu'elles fournissent suggère des réflexions. Aussi, la substitution d'emplois qu'engendre l'élargissement du panier de services s'accompagne d'une dévalorisation de la profession d'auxiliaire sociale et familiale. Pour ces personnes, le dernier recours se trouve dans la CSSDR où elles peuvent acquérir de l'expérience, car le CSSS les recrute de moins en moins. \n \nEn conclusion, la catégorisation des résultats montre que l'État profite économiquement du transfert de certains soins et services rendus aux personnes âgées et handicapées vers les EESAD. Aussi, il se décharge des prestations sociales qu'auraient bénéficiées les préposé(e)s si elles étaient en chômage. La CSSDR et ses préposé(e)s se contentent des retombées sociales de l'élargissement du panier de services, mais ne profitent pas des bénéfices qui pourraient améliorer leur situation, tant sur le plan de la rentabilité financière de l'organisme, que sur celui des conditions de travail des employées. Cette bipartition des retombées de l'élargissement du panier de services confirme les ambitions économiques guidées par le modèle néolibéral qui confinerait les organismes du tiers secteur dans la réalisation des objectifs et programmes gouvernementaux.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.010 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.008 | 0.007 |
| Scholarly communication | 0.007 | 0.004 |
| Open science | 0.001 | 0.007 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.030 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".