Modèle québécois de politiques sociales : résilience des politiques de logement?
Bibliographic record
Abstract
Depuis quelques années, une panoplie d’organismes communautaires et sociaux québécois et canadiens clame haut et fort que nous vivons présentement dans un contexte de crise du logement et que partout, les indicateurs sont au rouge. Selon leurs principaux indicateurs présentés, les taux d’inoccupation dans les villes du Québec se retrouveraient à leur niveau le plus bas depuis 20 ans ; on observerait une flambée du montant des loyers principalement dans la grande région de Montréal et ailleurs, ceci alimentée par le phénomène des « rénovictions » et par le phénomène de la location à court terme. Qu’en est-il réellement ? Que nous disent les données et les principaux indicateurs d’abordabilité résidentielle ? À la lumière des données fournies par Statistique Canada, par la Société canadienne d’hypothèque et de logement, par la Société d’habitation du Québec et par des organismes politiques et publics, pouvons-nous affirmer que les ménages québécois paient davantage pour se loger qu’ils ne le faisaient dix ou vingt ans plus tôt ? Nous verrons que l’évolution de l’abordabilité résidentielle appelle à la nuance. Il n’en demeure pas moins que les causes du mouvement des indicateurs de l’(in)abordabilité résidentielle restent à ce jour débattues au niveau politique et au niveau académique. Ce qui appelle à des solutions bien différentes. Pour certains, les causes de cette (in)abordabilité sont davantage de nature politique et pour d’autres de nature économique où le politique n’a que très peu d’ancrage. Nous sommes d’avis que le rôle du politique est primordial dans cette évolution. Le gouvernement établit et applique les « règles du jeu » par le biais d'une législation définissant tout. À cet effet, la littérature évoque qu’« aujourd'hui, le logement (social) a été relégué assez clairement en marge de l'État-providence. Cependant, malgré des tendances similaires, les processus de retranchement ne se sont pas déroulés de manière uniforme. Concernant les travaux québécois, les chercheurs stipulent que le modèle québécois de développement recèle davantage d’éléments de résilience que les autres modèles nord-américains et n’a pas ou moins subit les processus de retranchement concernant ses programmes sociaux. Ce mémoire veut interroger ou mettre à l’épreuve ce jugement conventionnel en reconsidérant la trajectoire post-1970 des politiques publiques québécoises en habitation. Ce mémoire adopte en fait une position nuancée : si la plupart des programmes sociaux publics québécois ont effectivement résisté à un repli ou à un retranchement radical, il n’en reste pas moins que divers changements sont effectivement survenus depuis la fin des années 1970 au Québec et n’ont pas été sans effet sur le mouvement des indicateurs de l’abordabilité résidentielle. La source principale de ces changements n’a pas été une réforme législative à grande échelle : elle est plutôt à trouver dans un ensemble de processus décentralisés et semi-autonomes de modification dans les limites politiques existantes. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : logement, politique d’habitation, crise du logement, transformation, changement institutionnel, dérive politique, conversion politique, superposition politique, révision politique, institution, État-providence, modèle québécois, système d’habitation, Québec, Canada
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.004 | 0.007 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.004 |
| Open science | 0.002 | 0.002 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.015 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".