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Record W7009245960

Elections de 1887 : La vraie question.

2014· article· fr· W7009245960 on OpenAlexaboutno aff

Bibliographic record

VenueQSpace (Queen's University Library) · 2014
Typearticle
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicCanadian Identity and History
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsContext (archaeology)SpiritualismHypocrisyIdentity (music)
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

Le 16 novembre 1885, jour de l'exécution de Riel, il fut poussé, quelque part, un immense cri de joie.Ce sont, les orangistes, allez-vous dire, qui se.sont montrés barbares et féroces à ce point.Ils ont pu témoigner une certaine satisfaction, mais, les hommes qui ont triomphé ce jour-là, les hommes qui n'ont pu cacher leur immense satisfaction, ce sont ceux qui le lendemain, s'apitoyaient avec une suprême hypocrisie sur le sort de leur frère Rie), du martyr du Nord-Ouest, de la grande victime !Oui, ce sont les chefs rouges de Montréal et de Québec, qui ont poussé ce cri de joie sauvage ; ce sont eux seuls qui avaient quelque chose à gagner à la mort de Riel et jusqu'au dernier moment, ils avaient craint de voir leur proie leur échapper." S'il est gracié, disaient-ils dans leurs réunions secrètes, nous sécherons à l'ombre, loin du pouvoir pendant encore dix ans." S'il tombe, nous soulevrons le Bas-Canada, nous organiserons une immense conspiration et à la faveur du trouble et pendant que le peuple trompé agira sous l'empire de l'émotion, nous es- camoterons le pouvoir."Tel était leur calcul.Du reste, n'ont-ils pas fait tout ce qu'il était possible pour empêcher toute commutation de sentence.Dès les premiers jours du procès de Riel, n'ont-ils pas sans cesse fait des appels aux préjugés de race et de religion ; n'ont-ils pas cher- /f / * r ché à semer la discorde entre les deux provinces d'Ontario et de Québec ?S'ils avaient voulu réellement sauver Riel, ils auraient fait des appels à la modération, à la clémence, ils auraient invo- qué des motifs de conciliation ; ils se seraient efforcés de rendre la tâche du gouvernement plus facile.Mais parler de clémence ne faisait pas leur affaire.S'ils avaient réussi, quel n'aurait point été leur désappointement.Ils se sont dit : " Attaquons les orangistes, attaquons les protestants ; une fois soulevés, ils réclameront l'exécution de Riel et le gouvernement pris entre deux feux : entre Québec et Ontario, laissera tout naturellement la sentence des tribunaux suivre son cours."Ils étaient bien secondés dans leur œuvre, car les journaux grits d'Ontario ne craignant pas de se mettre en contradiction avec les gazettes libérales de Québec poussaient des cris de bêtes fauves, défiaient sir John d'oser faire droit aux réclama- tions de la Province de Québec.Voilà quelle était la situation.Les gazettes rouges criaient : " Sir John va laisser pendre Riel parce que les protestants d'Ontario exigent son exécution et le Globe répondait : si sir John n'exécute pas Riel, ce sera une insulte à la justice ; ce sera un défi lancé à Ontario, ce sera une nouvelle preuve de sa servilité envers les Canadiens-français."Nous ne voulons pas prétendre que le gouvernement s'est laissé influencer par cette conduite malhonnête, non, il y a été indifférent, mais il a laissé exécuter Riel parce que les tribunaux les plus élevés du Canada et de l'empire ont déclaré sa sentence bien fondée et qu'il était urgent de faire un exemple dans le Nord-Ouest.Mais le jeu des libéraux a été évident en tout ceci.Battus en 1878, battus de nouveau en 1882 parcequ'ils n'avaient pas de programme à opposer à celui du gouvernement, parceque le peuple n'avait pas encore oublié leur régime si désastreux pour notre pays, leur incapacité notoire, leur injustice pour le Bas-Canada, ils se sont dit que leur seule chance d'arriver était de tromper le peuple, de l'empêcher de comparer leur œuvre à celle des conservateurs, Voilà pourquoi Riel est deve- nu le frère de M. Mercier, voilà pourquoi les libéraux ont voulu faire un martyr, un héros et en même temps fc un insensé, de l'homme qui détestait les Canadiens-français pardessus tout, qui a été un fléau pour le Nord -Ouest, qui a ruiné les catholiques qu'il disait vouloir sauver tandis qu'il ne cherchait dans tout ce qu'il a fait que son avancement personnel.Il est temps que cette indigne comédie cesse ; il est temps que les Canadiens-français se demandent s'ils doivent continuer à né- gliger leurs intérêts, risquer leur avenir, sous le prétexte de punir une injustice, mais en réalité pour permettre aux libéraux d'escamoter le pouvoir à Ottawa.En 1873, ils y sont arrivés en organisant la conspiration du Pacifique.Le pays revint trop tard de son erreur, et dût les subir pendant cinq ans.En 1878 et en 1882, ils furent battus, parce qu'ils n'avaient pas de faux prétextes sous la main, et aujourd'hui ils voudraient s'y instal- LES AMIS DE QUEBEC Il ne faut guère connaître l'histoire politique des dernières années pour contester ce fait qui crève les yeux : à savoir que le gouvernement conservateur s'est montré bien plus généreux, bien plus bienveillant à l'égard de notre province que le régime libéral.M. Laurier et ses amis ne veulent pas convenir de ce fait, lorsqu'on les rencontre loin des documents officiels ; il faut les entendre alors peindre en belles phrases l'amour que les grits ont toujours nourri pour nous !Ils nous embrasseraient, il est vrai, s'ils pouvaient nous étouffer dans l'embrassade, mais c'est à cela seul que se réduit leur affection pour nous.Il est un moyen bien simple de mesurer la valeur relative de l'amitié des libéraux et des conservateurs pour notre province.Les preuves doivent se trouver écrites quelque part et se traduire autrement que par les affirmations des avocats rouges.Ces preuves nous allons les chercher dans les comptes publics et les statuts.Prenons d'abord le chapitre du gouvernement de Québec et voyons ce que M. Mackenzie a donné, nous ne disons pas seule- ment au gouvernement de M. de Boucherville, mais à celui de M. Joly.Nous avons beau feuilleter les statuts, nous n'y trouvons absolument rien,ni au compte de M. de Boucherville, ni au compte de M. Joly.Voyons maintenant ce qu'a fait pour notre gouvernement cet ennemi acharné de notre province qui s'appelle sir John Macdo- nald secondé par ces traîtres à leur nationalité les ministres français à Ottawa.Par le statut 48 Vie.ch.78, le gouvernement Ross a reçu pour le chemin de fer du nord : Pour la section Est $ 954,000 Pour la section Ouest 1,440,000 Pour faire arriver le Pacifique jusqu'à Québec(48-49 Vict.ch, 58) 1,500,000 Augmentation de subsides, (47 Vict.ch. 4 et 5)... 2,549,213 $6,443,213 lation.Point du tout.Le gouvernement a fait remonter l'aug- mentation de subsides qui datait de 1871, et ce à la demande de la province de Québec.Quelques avocats subtils pourraient peut- être arguer que si cette faveur avait été demandée aux libéraux ils l'auraient probablement accordée.Rien n'autorise un pareil argument.Au contraire.En 1873 Sir John proposait d'enlever à la province de Québec une partie de l'excédant de dette de l'ancienne province du Canada qui avait été mise à sa charge par l'acte de 1867 et l'on vit le parti grit dirigé alors par MM.Cartwrigt, Paterson, etc., avec leur chef M. Mackenzie, s'y opposer énergiquement.Cette conduite généreuse a sauvé nos institutions provinciales et a permis à notre trésorier de passer des déficits de $672,000 de M. Joly aux surplus de $25,000 et de $100,000 du gouver- nement Ross.En rendant justice à notre province, sir John, que l'on repré- sente comme l'ennemi de l'autonomie provinciale, a sauvé nos institutions.Il est évident que sans ces subsides et ces millions distribués à temps, il aurait fallu tellement augmenter les taxes à Québec, que le peuple, trompé par les libéraux, aurait préféré l'union législative au surcroit d'impôts qu'il aurait fallu payer pour sauver la situation.Prenons un autre chapitre.Voyons ce que M. Laurier et ses amis ont fait pour les chemins de fer du Bas-Canada pendant leurs cinq années de pouvoir.Espérons que sur ce point au moins ils feront meilleures figures.Hélas !trois fois hélas !pour l'honneur de ce grand patriote, la légistation, les comptes publics des années 1874, 1875, 1876, 1877, 1878, ne mentionnent pas même le nom de la province de Québec, en ce qui concerne les octrois de chemin de fer.Voyons la suite des statuts, et regardons si les ennemis du Bas-Canada ne nous auraient pas mieux traités que les grands patriotes du parti libéral : Ouvrons les statuts de 1884, et nous trouvons ce qui suit : Chemin de Alymer et Pontiac

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.003
metaresearch head score (Gemma)0.010
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: Other
Teacher disagreement score0.875
Threshold uncertainty score0.249

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0030.010
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0010.002
Science and technology studies0.0110.004
Scholarly communication0.0080.006
Open science0.0010.003
Research integrity0.0050.009
Insufficient payload (model declined to judge)0.0420.008

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.004
GPT teacher head0.178
Teacher spread0.173 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2014
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