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Record W7016241081

Vous avez dit apartheid ?

2009· article· fr· W7016241081 on OpenAlexaboutno aff

Bibliographic record

VenueArchive ouverte UNIGE (University of Geneva) · 2009
Typearticle
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicAfrican history and culture studies
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsMetanarrativeCriticismNazismFrench
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

La référence à l'apartheid au sujet de la situation en Israël-Palestine n'est pas nouvelle, et prend différentes formes. Suite à l'érection du Mur en partie sur les terres palestiniennes et au désengagement unilatéral de Gaza, le livre intitulé «Palestine, Peace not Apartheid» de l'ancien président des Etats-Unis et Prix Nobel de la paix Jimmy Carter et la polémique qui s'ensuivit ont relancé débat sur la validité ou l'ignominie de l'analogie. Elle est à nouveau utilisée pour stigmatiser l'Etat d'Israël et la guerre implacable menée à Gaza. Cette analogie récurrente fait-elle sens, et a-t-elle une quelconque portée politique? Il faut tout d'abord préciser que l'apartheid sud-africain, qui signifiait « développement séparé des races » en afrikaans, la langue des colons afrikaners d'origine hollandaise, était avant tout une pratique de gouvernement qui a systématisé les principes ségrégatifs hérités de la période coloniale. L'apartheid reposait sur une normalisation et une hiérarchisation strictes de catégories raciales et sur un ensemble de techniques spatiales de gouvernement et de domination. Il est en fait possible de distinguer trois apartheids différents et en partie successifs. L'«apartheid mesquin», le plus fameux et le plus proche des pratiques ségrégationnistes du sud des Etats-Unis, régissait l'usage séparé des espaces publics et même des espaces domestiques ainsi que les relations sociales entre groupes hiérarchisés. Il était avant tout destiné à satisfaire l'ego des petits Blancs et à maintenir dans un état de domination permanente la majorité de la population. L'«apartheid résidentiel» - ou apartheid urbain - cantonnait, cette fois à l'échelle des agglomérations, les différents groupes raciaux dans des zones bien délimitées, les townships des Noirs, Métis et Indiens étant même séparés de la véritable cité (au sens municipal), celle du centre-ville et des quartiers blancs, par une zone tampon. Le «grand apartheid» enfin, qui cette fois visait à établir une certaine décolonisation interne en accordant l'indépendance aux fameux bantoustans formés de terres discontinues et totalement dépendants économiquement, et à se débarrasser ainsi du problème politique des droits civiques et politiques de la majorité de la population devenue pseudo-citoyenne de ces pseudo-Etats. On connaît l'échec de cette stratégie cynique. Aussi dans les différents usages de l'analogie avec l'apartheid, il faut se demander de quel apartheid il s'agit pour en juger la pertinence et surtout la portée politique. L'analogie radicale se fait de manière indifférenciée avec les trois apartheids, c'est celle qui s'était exprimée par exemple lors de la conférence de Durban sur le racisme. Elle vise à assimiler l'Etat d'Israël à un Etat raciste de par sa définition religieuse et le statut accordé aux populations arabes. Pris dans les frontières de 1967, et sans nier certaines discriminations, en particulier dans l'accès à l'armée, le contresens est évident. Les droits civiques et politiques étant reconnus pour tous, la séparation légale des communautés fonctionne sur tout dans le domaine judiciaire, avec un droit de la personne communautarisé et religieux emprunté aux empires cosmopolites et notamment à la pratique du Millet dans l'Empire ottoman. Pris dans les frontières définies par l'occupation des territoires palestiniens, l'analogie prend plus de sens ; elle est d'ailleurs utilisée par une partie de la gauche israélienne et, de fait, par une partie de la droite qui s'alarme d'une possible majorité non juive en Israël. Problème qui nécessiterait des solutions territoriales et politiques pour pouvoir rester dans la catégorie des Etats démocratiques du camp occidental, c'était le fondement de la politique unilatérale de désengagement de Gaza menée par Sharon. L'analogie faite par le camp de la paix et par des observateurs internationaux qui ne sont pas antisionistes, celle qu'a osée par exemple l'ex-président Carter, repose donc exclusivement sur le traitement des territoires occupés et s'effectue avec le «grand apartheid» et ses bantoustans. Pour efficace et pédagogique qu'elle soit, l'analogie peut tout de même mener à la confusion. Là où le « grand apartheid » pouvait être vu comme postcolonial dans le sens où il rompait avec une logique d'appro-priation territoriale pour promouvoir une seule logique d'exploitation, les pratiques israéliennes de la colonisation d'une part et de la cantonalisation dans une enclave fermée de l'autre, sont encore marquées par la logique de conquête. Elles s'éloignent de plus en plus de celle de l'exploitation de la main-d'œuvre, mais aussi d'une éventuelle restauration de souveraineté des Territoires dans leur intégrité. La voie d'un accord de paix, que semble souhaiter la nouvelle administration américaine, sera plus que jamais conditionnée à des démantèlements et à l'invention de formules territoriales complexes et négociées telles que celles introduites par l'Initiative de Genève.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.002
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: Other
Teacher disagreement score0.057
Threshold uncertainty score0.192

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.002
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0000.001
Science and technology studies0.0060.004
Scholarly communication0.0050.003
Open science0.0010.004
Research integrity0.0020.004
Insufficient payload (model declined to judge)0.0570.008

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.020
GPT teacher head0.217
Teacher spread0.197 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2009
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