Analyse sémantique et morphosyntaxique des morphèmes de temps gradables de passé de l'inuktitut du sud de Baffin
Bibliographic record
Abstract
Ce mémoire a pour objectif de développer une analyse sémantique et morphosyntaxique des morphèmes gradables de passé de l’inuktitut du sud de Baffin (Qikiqtaaluk Nigiani), avec une attention particulière sur les morphèmes de temps dits secondaires dans la littérature. Cette recherche suit une longue lignée de travaux qui tentent non seulement de décrire le marquage temporel dans certains dialectes de la langue inuit, mais également de déterminer si ces derniers possèdent une catégorie grammaticale qu’on appelle Temps. Ce travail tente de concilier les précédentes analyses sur le marquage du temps en inuktitut du sud de Baffin avec celle développée par Cable (2013) pour le gĩkũyũ, une langue bantoue parlée au Kenya qui possède également un inventaire de morphèmes qui marquent la distance d’une situation dans le passé ou le futur. À partir de ses recherches sur le gĩkũyũ, il présente une catégorie grammaticale temporelle très peu (ou pas) attestée dans la littérature basée sur des critères sémantiques, pragmatiques et morphosyntaxiques. Ces morphèmes, qu’il nomme Temporal Remoteness Morphemes (ou TRM), véhiculent des informations pré-suppositionnelles sur la distance entre le moment d’une éventualité (ET) et le moment d’énonciation (UT) d’un énoncé. En gĩkũyũ, les TRM constituent un paradigme dont la distribution est hiérarchique, et leur production est soumise à des contraintes pragmatiques basées sur les connaissances (ou sur l’ignorance) des locuteurs quant au moment exact où une situation a lieu. Cable projette sa théorie et avance que cette catégorie est présente dans toutes les langues qui ont un inventaire de morphèmes qui marquent les informations temporelles de gradabilité. La description des morphèmes de l’inuktitut SB présentée ici se base donc sur son hypothèse ainsi que sur les éléments clés qui composent la théorie linguistique sur la temporalité pour déterminer si ceux-ci sont des TRM, tel que suggéré par Cable, ou des morphèmes de temps. Je défends que les morphèmes de passé de l’inuktitut SB ne sont pas des TRM, ou du moins qu’ils ne partagent pas assez de leurs propriétés pour être identifiés comme tels. En effet, les morphèmes à l’étude divergent des TRM sur plusieurs aspects, tout d’abord sur le fait que les morphèmes de l’inuktitut encodent les informations relatives au temps (passé) et à la distance dans le temps (lointain, aujourd’hui, etc.), alors que ces informations sont encodées et produites par le biais de deux morphèmes distincts en gĩkũyũ. Je soulève également que le critère de spécificité énoncé par Cable pour le gĩkũyũ ne constitue pas une contrainte ferme en inuktitut, puisqu’on retrouve plusieurs cas de figure où un locuteur produit un morphème moins spécifique, même s’il sait avec plus de précision à quel moment l’éventualité en question a lieu. Dans le même ordre d’idée, nous verrons qu’en inuktitut, l’utilisation de locutions adverbiales temporelles explicites (p.ex. ‘il y a vingt ans’) semble permettre au locuteur d’utiliser un morphème moins précis que ses connaissances, alors qu’elle contraint le locuteur d’utiliser le morphème le plus précis selon ses connaissances en gĩkũyũ. Je soulève également des questions quant à l’appartenance des morphèmes de passé de l’inuktitut à une seule catégorie grammaticale. Une catégorisation primaire/secondaire a déjà été proposée par Hayashi pour distinguer ces morphèmes sur la base de critères sémantiques et morphosyntaxiques, mais je postule que les trois morphèmes qui composent la catégorie des temps secondaires ne constituent pas un ensemble paradigmatique, questionnant par le fait même la légitimité de la catégorie des temps secondaires. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : inuktitut, temps, aspect, sémantique, passé, gradabilité, morphosyntaxe, polysynthèse, présupposition
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.003 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".