L'emploi de règles en maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec : une analyse foucaldienne des relations de pouvoir
Bibliographic record
Abstract
Ce mémoire porte sur l’emploi de règles en maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec. Dans cette étude, nous concevons comme règles tous les outils, politiques, règlements, systèmes d’avertissements et de sanctions, exigences, normes, principes et valeurs qui guident le quotidien et les conduites des femmes hébergées et qui orientent les pratiques et les interventions des intervenantes, autant durant le séjour en hébergement qu’au cours de l’admission des femmes. Toutefois, le mémoire se penche essentiellement sur les critères d’admission, les codes de vie et les règlements. Il vise plus particulièrement à comprendre quels sont les usages de ces règles selon des intervenantes qui travaillent dans ces ressources. Trois sous-objectifs découlent de cette question. D’abord, l’étude cherche à comprendre de quelle manière les politiques d’admission qui sont utilisées en maisons d’hébergement influencent le rôle professionnel de ces intervenantes. Elle entreprend également d’investiguer comment les règles orientent les comportements des femmes qui résident dans ces ressources et à voir quels sont les effets des règles sur les relations entre intervenantes et hébergées. Puis, la recherche tente de saisir de quelle façon les intervenantes concilient l’emploi de règles avec l’intervention féministe qu’elles utilisent. Enfin, nous voulions répondre à ces objectifs de recherche en faisant une analyse foucaldienne des relations de pouvoir entre intervenantes et femmes hébergées. Pour ce faire, nous avons effectué une recherche de type qualitative en nous basant sur des entretiens avec huit intervenantes qui travaillent dans des ressources d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec. Au terme de l’analyse, nous avons séparé les perceptions des participantes au sujet des usages des règles en deux grands thèmes qui sont l’encadrement et l’agentivité. À propos de notre premier objectif spécifique, nos résultats révèlent que les politiques d’admission feraient valider la mission de l’organisme des participantes, orienteraient leur rôle vers l’évaluation et la protection du milieu de vie et les feraient réfléchir sur la limite de l’aide qu’elles peuvent offrir et/ou sur la décision d’être plus inclusives. En ce qui concerne notre deuxième sous-objectif, nous remarquons que les règles orienteraient, entre autres, les femmes hébergées à bien agir dans la vie de groupe, à s’activer vers la sortie de leur situation de violence, à développer de bonnes habitudes de vie et parfois à avoir des comportements de résistances. De plus, les règles font aussi en sorte que les intervenantes aient une posture de surveillante dans leurs ressources. Pour ce qui est de notre troisième objectif spécifique, nous constatons que l’emploi de règles ferait questionner les participantes si elles sont toujours cohérentes avec l’intervention féministe qu’elles promeuvent, notamment à l’égard des principes de maintenir des rapports égalitaires et de respecter le rythme, les besoins et la reprise de pouvoir des femmes violentées. Elles utilisent d’ailleurs différentes stratégies pour tenter de rester en accord avec l’intervention féministe. En somme, en nous appuyant sur la conception du pouvoir de Foucault, nous avons mis en lumière de quelle façon l’emploi ou non de règles par ces professionnelles peuvent être une illustration de l’exercice de formes de pouvoir pastoral et disciplinaire et être la manifestation de pratiques de liberté et d’un art de gouverner. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : violence conjugale, femmes, maisons d’hébergement, règles, intervenantes, relations de pouvoir, Foucault, Québec
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.009 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".