Les effets du changement organisationnel sur la détresse psychologique des employés
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Abstract
Pour répondre à un environnement en constante évolution, les organisations se transforment et s’adaptent. Dans le milieu organisationnel, le changement est inévitable. C’est un incontournable qui représente, aujourd’hui encore, un réel défi pour les organisations. On rapporte que c’est 30% à 80% des tentatives de changement organisationnel qui aboutissent en échec (Whelan-Berry et Somerville, 2010). Selon Oreg, Vakola et Armenakis (2011, p.462) : « Au coeur du changement organisationnel figure la manière dont les employés visés par le changement y réagissent, ce qui constitue un facteur déterminant de la capacité de tout changement à réussir ». Or, les études montrent que les changements majeurs que constituent les restructurations d’entreprises ont pour effet d’accroître le niveau de détresse psychologique des employés (Harney, Fu et Freeney, 2018 ; Hellgren et Chirumbolo, 2003 ; Loretto, Platt et Popham, 2010 ; McDonough, Worts, Fox et Dmitrienko, 2008 ; Näswall, Sverke et Hellgren 2005 ; Niedhammer, Chastang, David et al., 2006). La détresse psychologique est un état psychologique marqué par la dépression et l’anxiété (Ilfeld, 1976 ; ISQ, 2008 ; Massé, 1999 ; Ridner, 2004). La détresse psychologique est un phénomène inquiétant, notamment en raison de sa prévalence. Selon l’Institut de la Statistique du Québec (ISQ, 2016), plus de 26% des Québécois occupant un emploi souffrent de détresse psychologique. La détresse psychologique représente un défi important pour les organisations puisqu’elle est associée à la réduction de la productivité des employés (Adler, McLaughlin, Rogers et al., 2006 ; Burton et al., 2008). Notre étude porte sur la relation entre le processus de restructuration et la détresse psychologique une fois les changements mis en place. Les études réalisées jusqu’à maintenant montrent que le processus de restructuration exerce un effet sur la détresse psychologique des employés au cours de la période de préparation et de mise en oeuvre du changement, c’est-à-dire lorsque les changements n’ont pas encore été apportés (Amiot et al., 2006; Bordia et al., 2004 ; Paterson et Cary, 2002 ; Schweiger et DeNisi, 1991). Ces études reposent sur l’hypothèse selon laquelle le processus de changement agit sur le stress et l’anxiété provoqués par l’incertitude concernant les changements qui les affecteront lorsque le changement aura été implanté. Par conséquent, il y a tout lieu de se demander dans quelle mesure le processus de restructuration influence le niveau de détresse psychologique des employés, lorsque l’on tient compte des effets des résultats de la restructuration. La manière dont le processus de restructuration agit sur le niveau de détresse psychologique dans ces circonstances se révèle également une question pertinente. L’objectif de notre étude consiste à déterminer dans quelle mesure les perceptions de justice des employés à l’égard du processus de restructuration influencent leur niveau de détresse psychologique lorsque l’on tient compte des changements qui ont été apportés à leur emploi. Cette étude vise également à mettre en évidence le mécanisme par lequel ces perceptions de justice influencent la détresse psychologique. Par conséquent, notre étude vise à déterminer le rôle médiateur que joue la perception d’être estimé par l’organisation dans la relation entre les perceptions de justice à l’égard du processus de restructuration et la détresse psychologique. Pour réaliser notre objectif, nous avons utilisé deux modèles théoriques : le modèle relationnel de la justice (« group-value model »), ainsi que le modèle du déséquilibre effort-récompense de Siegrist (1996). Ces modèles ont permis de formuler neuf hypothèses de recherche. Afin de vérifier de façon empirique nos hypothèses de recherche, nous avons opté pour un devis corrélationnel à coupe transversale. La population visée était constituée de tous les employés non-cadres d’une entreprise pharmaceutique, soit 587 employés répartis en cinq groupes d’emplois : maintenance, bureau, préposé technique, technicien et spécialiste. Avec 294 répondants, notre taux de réponse se situe à 50%. Nous avons utilisé la technique du questionnaire autoadministré pour collecter nos données. Des tests de médiation nous ont permis de vérifier nos hypothèses de recherche. Nos résultats montrent que les perceptions de justice relative au processus de restructuration produisent un effet sur la détresse psychologique parce qu’elles signalent aux employés dans quelle mesure ils sont estimés par l’organisation. Cependant, les résultats se sont avérés statistiquement non significatifs en ce qui concerne la perception de justice procédurale concernant la participation et la consultation. Notre étude contribue à l’avancement des connaissances dans le domaine de la gestion de changement en mettant en évidence l’importance des perceptions de justice dans le cadre d’une restructuration d’entreprise. De plus, notre étude montre que les perceptions d’injustice relatives au processus perdurent même une fois que les changements ont été implantés. Ce mémoire met donc en évidence les facteurs de risque associés à la détresse psychologique dans le contexte de restructuration. \n_____________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : gestion de changement, santé mentale, détresse psychologique, justice organisationnelle, justice procédurale, estime de l’organisation, restructuration
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Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.000 | 0.000 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it