L'industrie du meuble : état de la situation
Bibliographic record
Abstract
Avant-proposCette recherche est réalisée dans le cadre d'une bourse postdoctorale accordée par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH).Elle fut menée sous la supervision de Paul R. Bélanger du Centre de recherche sur les innovations sociales en économie sociale, dans les entreprises et les syndicats (CRISES).Dans le contexte du passage de l'ancienne à la nouvelle économie, nous proposons une analyse socio-économique de la modernisation sociale de l'industrie.Notre objectif premier est d'identifier, puis de comprendre comment les diverses logiques d'action des acteurs présents permettent, tant au niveau économique (industriel et technologique) que politique (participation) ou culturel (identité), de construire des mondes réels de production qui débouchent sur des avantages comparatifs.La perspective qui est développée dans cette recherche s'appuie sur l'hypothèse que le secteur (ou l'industrie) et le territoire constituent les deux principaux espaces intermédiaires à l'intérieur desquels les échanges économiques se construisent.Ces échanges s'établissent à travers des processus d'auto-organisation des acteurs ainsi que dans le cadre de réalisation de la politique publique.Pour vérifier cette hypothèse, la démarche consiste à produire deux monographies sectorielles puis de comparer les dynamiques de ces deux industries.D'une part une industrie typique de la nouvelle économie (multimédia), caractérisée par la prépondérance du savoir scientifique, et d'autre part une industrie typique de l'ancienne économie (meuble) avec une production basée sur le savoir-faire.Ce projet s'inscrit également à l'intérieur de l'un des volets du CRISES portant sur l'expérimentation de nouvelles formes d'entreprises au Québec.Les monographies d'usine qui furent réalisées dans le cadre de ce programme avaient été choisies à l'intérieur de cinq secteurs spécifiques, soit l'aluminium, l'aéronautique, l'automobile, les pâtes et papiers et le meuble.Elles devaient mener à des monographies sectorielles (Lapointe et Caron, 1994 ; Bourque, 2000), à des comparaisons intersectorielles ainsi qu'à une démarche comparative interprovinciale dans un secteur donné d'activités.La présente étude poursuit cette démarche. Chapitre 1 Historique de l'industrie du meubleAvant la révolution industrielle, la fabrication de meubles est l'affaire des guildes de métier.C'est un travail artisanal dont les outils et les méthodes n'ont guère évolué depuis des siècles, les techniques étant protégées par des règles et par les privilèges accordés aux métiers.Les meubles sont construits sur mesure et dédiés à l'aristocratie et à l'Église.Ce sont des ouvrages d'art magnifiant la grandeur d'une maison, d'une lignée ou d'un souverain, qu'on cherche par la suite à imiter dans les maisons de la bourgeoisie montante, créant ainsi les styles qui se perpétuent jusqu'à aujourd'hui.Si la révolution industrielle ne met pas fin aux imitations des anciens styles, elle représente néanmoins, comme pour tous les autres produits, une mutation importante dans la fabrication du meuble.L'abolition des privilèges de métier, l'apparition et la diffusion de nouvelles machines, de sources d'énergie et d'outils entraînent le développement d'une industrie qui se modernise de plus en plus rapidement, surtout après 1840 (AKTRJN, 1991).C'est aux États-Unis que le processus est le plus rapide et profond : grâce à l'abondance du bois et des voies navigables, le Midwest américain devient la capitale du meuble, attirant les artisans européens à venir s'y établir.Dès 1848, l'usine de Grand Rapids, au Michigan, devient la plus grande entreprise de meuble, donnant à la région un rôle clé dans l'industrie.La première entreprise canadienne dédiée spécifiquement au meuble apparaît à Kitchener en 1830.Dans la seconde moitié du 19e siècle l'industrie du meuble croît rapidement en Ontario alors qu'il faut attendre le début du 20e siècle pour voir une dynamique semblable s'installer au Québec (MIC, 1985). La grande période de croissanceLe début du 20e siècle marque pour l'industrie du meuble le début d'une période de croissance rapide.Au sortir de l'enchaînement des krachs banquiers et des récessions de la première Grande Dépression (1873-1896), la demande pour les produits traditionnels prend son envol.De nouvelles formes d'organisation du travail (le taylorisme) et d'organisation industrielle (les grandes firmes hiérarchiques) permettent un taux de croissance de la productivité élevé, qui se répercute à la fois sur des salaires à la hausse et sur des prix à la baisse.Cette période ouvre ainsi l'accessibilité des produits du meuble à une nouvelle population.L'industrie s'ajuste à cette nouvelle demande par de nouvelles techniques de commercialisation comprenant la création de magazines spécialisés, par la publicité et le crédit (Edwards, 1994).Pour suffire à la demande, les grandes firmes poussent l'application des principes du taylorisme (l'organisation scientifique du travail), ce qui déqualifie le travail.Mais en même temps que se généralise la production en série, la qualité du meuble se détériore.Leur solidité, en particulier, devient problématique à mesure que l'on remplace le bois massif par le plywood.De nouvelles méthodes de finition permettent d'étendre la mécanisation, c'est-à-dire d'élargir à toutes les étapes le flux de production par convoyeur.La mobilisation de l'industrie pour l'effort de guerre (la première Grande Guerre) accélère encore plus le processus.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.010 |
| Scholarly communication | 0.012 | 0.005 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.004 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.014 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".