Au-delà de la rémission : la qualité de vie en psychothérapie pour le trouble de stress post-traumatique
Bibliographic record
Abstract
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) consiste en un ensemble de symptômes d’intrusion, d’évitement, d’altération des cognitions et de l’humeur et de modification de l’état d’éveil et de la réactivité développés à la suite de l’exposition à un événement traumatique. À l’international, ce trouble présente des taux de prévalence à vie de 3,9% dans la population générale et de 5,6% plus spécifiquement chez les individus ayant été exposés à au moins un événement traumatique au cours de leur vie. Le TSPT est généralement associé à une grande complexité clinique, où l’individu se retrouve affecté à plusieurs niveaux au-delà des symptômes propres à ce trouble. Ce dernier est effectivement accompagné de problèmes connexes dans environ 80% des cas, par exemple d’autres troubles psychiatriques du DSM. Il a également été démontré que le TSPT est associé à une qualité de vie (QV) fortement amoindrie. La QV a été définie par l’Organisation mondiale de la santé comme « la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes ». Elle est considérée par plusieurs auteurs comme un indicateur d’efficacité thérapeutique important pour s’assurer que l’individu a atteint un niveau de santé adéquat au-delà de la seule rémission de ses symptômes. Elle a également été décrite comme un construit intéressant pour considérer l’individu au cœur du processus de traitement, notamment en permettant d’identifier avec le patient des cibles d’évaluation et d’intervention complémentaires. En ce sens, une quantité grandissante d’études longitudinales évaluant l’efficacité des psychothérapies du TSPT ont mesuré l’impact de celles-ci sur la QV. Cependant, aucune méta-analyse n’a été réalisée pour évaluer les effets combinés de ces psychothérapies à ce jour, alors que ceci permettrait de déterminer si et dans quelle mesure les psychothérapies du TSPT permettent un rétablissement adéquat de la QV. De plus, alors que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la plus validée scientifiquement et constitue le traitement d’avant-plan en TSPT, elle présente des taux d’abandon se situant entre 20% et 30% et de non-réponse au traitement pouvant atteindre 50%. Ceci a mené plusieurs chercheurs à suggérer de diverger des protocoles de traitement fixes pour adopter un format de TCC flexible en durée et en structure, ce qui aurait le potentiel d’offrir un traitement mieux adapté aux besoins de chaque individu et facilitant l’adhésion au traitement et les gains thérapeutiques. En conséquence, les chercheurs et professionnels du Centre d’étude sur le trauma du Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal ont créé une variante de la TCC axée sur le trauma à composantes flexibles (TCC-TF), qui a démontré des résultats préliminaires prometteurs en lien avec l’adhésion au traitement et l’efficacité thérapeutique. Cependant, malgré ses bénéfices possibles sur la QV des patients, la TCC-TF n’a jamais été évaluée sur le plan de son impact sur cette variable à ce jour. La présente thèse propose de pallier ces lacunes sur le plan des connaissances scientifiques par une étude plus approfondie de l’efficacité des psychothérapies ciblant le TSPT actuelles pour améliorer la QV auprès de la population civile. Cet objectif général sera réalisé par deux objectifs spécifiques, soit : (1) évaluer l’efficacité relative des différentes psychothérapies ciblant le TSPT sur la QV globale et (2) évaluer l’impact de la TCC-TF sur la QV et ses quatre dimensions (physique, psychologique sociale et environnementale) telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé. Le premier objectif sera réalisé par une méta-analyse, et le deuxième par une étude par séries de cas. La méta-analyse, réalisée auprès de 13 bases de données d’articles scientifiques, a identifié 9 essais contrôlés randomisés de qualité méthodologique moyenne à grande, évaluant principalement la TCC (8 études sur 9). Un total de 421 participants était inclus dans les différents groupes de traitement, 174 dans des listes d’attente de traitement et 203 dans des groupes contrôles actifs (interventions psychologiques ne ciblant pas spécifiquement le TSPT). Des tailles d’effets combinées ont été calculées par l’utilisation du modèle à effets aléatoires. Dans l’objectif de contrôler les effets possibles du temps, ces tailles d’effets ont été calculées en dehors de la dimension des effets des listes d’attente et de groupes contrôles actifs compris dans ces études. Les risques de biais ont été évalués en utilisant plusieurs procédures, dont l’examen visuel des tracés en entonnoir. En ce qui concerne les résultats, les tailles d’effets regroupées des psychothérapies ciblant le TSPT relevées par la méta-analyse sont de petites à moyennes pour la QV (contrôlé par groupes contrôles actifs : g de Hedges = 0,37, 95% intervalle de confiance [IC; 0,14, 0,59]; contrôlé par listes d’attente : g = 0,63, [IC; 0,44, 0,83]) et de moyennes à grandes pour les symptômes de TSPT (contrôlé par groupes contrôles actifs : g = -0,40, [IC; -0,57, -0,23]; contrôlé par listes d’attente : g = -1,36, [IC; -1,85, -0,88]). Les analyses de risques de biais soutiennent des résultats robustes et conservateurs. En somme, les résultats de la méta-analyse, qui concernent principalement la TCC, suggèrent que les psychothérapies ciblant le TSPT améliorent partiellement la QV dans leurs formes actuelles, avec des effets de petits à moyens. L’étude par séries de cas, réalisée auprès de 42 participants, a évalué les gains de QV en TCC-TF avec le WHOQOL-BREF entre le pré- et le post-traitement, ainsi qu’à six mois à la suite du traitement. Des analyses ont été réalisées avec un modèle mixte pour données longitudinales. Des calculs de puissance ainsi que des analyses bayésiennes ont été réalisés pour assurer la validité des résultats. En ce qui concerne les résultats, les tailles d’effets relevées entre le pré- et le post-traitement se situent entre petites et moyennes pour les quatre dimensions de la QV (d de Cohen = 0,39 et 0,74) ainsi que moyenne pour la QV globale (d = 0,76). Aucun changement significatif n’est survenu entre la fin du traitement et l’évaluation à six mois post-traitement. Ces effets n’étaient plus significatifs lorsque les symptômes de TSPT ont été ajoutés comme covariable. En somme, les résultats de l’étude par séries de cas suggèrent des gains moyens en QV occasionnés par la TCC-TF, qui demeurent stables à la suite du traitement. Ces gains semblent liés aux interventions ciblant le TSPT et les problèmes connexes. En conclusion, les deux études de cette thèse soulignent que les psychothérapies existantes du TSPT amènent une amélioration de la QV malgré que celle-ci n’était pas ciblée directement en traitement. Ces améliorations semblent cependant insuffisantes pour pallier le degré de déficits en QV occasionné par le TSPT. Ceci indique qu’il pourrait être souhaitable d’étudier davantage la QV en traitement du TSPT. Il pourrait notamment être pertinent d’évaluer l’impact de cibler certaines dimensions de la QV en traitement pour plus d’efficacité, par exemple par l’ajout de modules additionnels en TCC-TF. \n_____________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : qualité de vie, trouble de stress post-traumatique, intervention flexible, psychothérapie, traitement psychologique, thérapie cognitivo-comportementale axée sur le trauma à composantes flexibles, méta-analyse, étude par séries de cas
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.006 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.006 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".