Manuscript relating to the early history of Canada (from the archives of the literary and historical society): "Relation sur le Canada," 1682-1712.
Bibliographic record
Abstract
conformes à la copie qui leur fut envoyée L'année ne fut pas écoulée que deux canots chargés de pelleteries, venant des Outaves (Outaouais), appartenant au dit Sieur Delachenaye, exploitée par M. Debeauvais Tilly, passant par Niagara, y furent arrêtés par les Iroquois, qui les sommèrent de montrer leurs passeports ; faute de l'avoir, furent pillés et les effets partagés entr'eux.La plainte en fut portée à M. Delabarre, qui dépêcha le Sr. Lemoine pour disposer les Iroquois à restituer les effets qu'ils avaient pris.L'Iroquois répondit fièrement qu'ils n'avaient point agi en jeunes gens, puisqu'ils n'avaient rien fait que par ordre.Pour conclusion ils ne voulurent rien rendre.Voilà le premier acheminement à la cruelle guerre que nous avons essuyée par la suite, qui a pensé faire abandonner la Colonie.Comme il n'y avait plus de vaisseaux à Québec lorsque le Sieur Lemoine revint, on n'en put rien écrire en France.Cette même année la Basse-Ville de Québec fut brûlée.1683.-M.Delabarre fit partir au printemps de l'année 83 un petit bâtiment pour France, commandé par le Sieur Lagarenne, Canadien, par lequel il demandait à la Cour un nombre de troupes, à remarquer qu'il n'y en avait point en Canada.La Cour fit aussitôt équiper le vaisseau La Tempête, commandé par le Sieur Pingo, sur lequel on mit trois compagnies de soldats de 52 hommes chacune.Le vaisseau partit de la rade de La Rochelle le 29 du mois d'Août, et arriva devant Québec le 7 Novembre, d'où il repartit le 11 du même mois pour repasser en France les trois compagnies envoyées en quartier d'hiver aux côtes de Beaupré, Beauport et St. Jean.1684.-Dèsle petit printemps de 84 on fit partir un détachement de soldats pour fortifier le Fort Frontenac ou Cataracouy, et le reste des troupes mit sur deux barques jusqu'à Montréal, où M. Delabarre se rendit au commencement de Juin, avec la plus grande partie des milices, quelques sauvages Hurons et Algonquins.Comme les troupes n'avaient pas l'usage des canots, on fit construire de grands bateaux plats, à contenir chacun 16 hommes, et leurs vivres et équipages.Nous partîmes de Montréal à la fin de Juin, au nombre d'environ 500 hommes, et arrivâmes au Fort Frontenac vers le 12 Juillet, après avoir perdu 5 ou 6 soldats dans les rapides.Après 8 jours de séjour au dit fort, nous partîmes pour déclarer la guerre à Plroquois, ce que Pon n'avait pas encore fait.En partant du Fort Frontenac nous fûmes coucher à une île sur notre route, où il fut tué environ cent chevreuils, ce qui lui a conservé le nom de l'Ile au Chevreuil.Deux jours après nous arrivâmes à une petite rivière que l'on appelle de la famine, où M. Delabarre s'aperçu, un peu trop tard, qu'il n'était point en état d'insulter Plroquois, ce qui le détermina d'envoyer le Sieur Lemoine, qui était fort estimé de ces nations, pour engager le chef Iroquois à le venir trouver pour renouveler les traités de paix.Pendant ce moment la maladie fiévreuse se mit parmi la milice, qu'il y en avait plus de la moitié sur le grabat.Enfin Lagrandgueille et Tegamissorens, chefs, arrivèrent avec un présent d'anguille boucannée.Après les délibérations et renouvellement de paix faite, nouspartimes pour le Montréal, où la plupart arrivèrent malades, desquels il en mourut environ 80. En la même année il arriva cinq compagnies de soldats, et M. le Chevalier (Hector) de Calliers, gouverneur pour le Roy à Montréal, et M. de St. Vallier, coadjuteur de M. DeLaval.Messieurs le Marquis de Denonville et de Champigny Noroy arrivèrent à Québec pour relever M. Delabarre et M. Demeulles.Peu de jours après il reçut des lettres des commandants de Misilimakinack ; entr'autres, M. Dela- durantaye lui mandait que trois Français ayant eu la curiosité de connaître les routes de la Baye de Husson, où ils furent rendre visite aux Anglais qui y faisaient le commerce.Les Anglais les reçurent gracieusement pendant quelques jours.Ayant pris congé d'eux, ils se retiraient le long de la mer.Le troisième jour, comme ils se reposaient, ayant laissé leur canot échoué, ne se doutant point de la 6 marée, lorsque le canot fut en flotte, un petit vent de terre le poussa au large sans qu'ils s'en aperçussent.Ainsi ils se trouvèrent dégradés, ce qui les détermina à retourner par terre chez les Anglais.II y avait des Anglais sur leur route qui chassaient.Lorsqu'ils aperçurent ces trois Français ils en furent donner avis au commandant, qui les soupçonna de mauvais dessein et les fit arrêter, desquels il en envoya deux à l'Ile Charleston, à dix lieues au large, et garda le Sieur Peré au fort.Les deux qui étaient à l'île avec des Anglais n'étaient point gêné*, avaient la liberté de chasser et pêcher, ce qui les facilita à fabriquer un canot d'écorce et d'épinette, avec lequel ils traversèrent en terre ferme, où ils trouvèrent des sauvages qui les ramenèrent aux Outaouais, où ils racontèrent leur aventure à M. Deladurantaye, qui en informa M. le Gouverneur Général.Aussitôt les négociants de Québec et Montréal proposèrent de faire un armement pour enlever les trois forts que les Anglais occupaient à la Baye de Husson.La chose conclue, on fit l'armement l'hiver de 86, composé de trente soldats et soixante-dix Canadiens» commandés par M. Detrois, capitaine des troupes, Ducheny et Catalogne pour commander les soldats ; les Sieurs de St. Hilaire, D'Iberville, Maricour, tous trois frères, et le Sieur Lanouë, (pour commander les Canadiens.)Le cortège se rendit en traines sur les glaces (au bout) du long sault au commencement d'Avril, et le premier jour de Mai nous arrivâmes à Mataouan, où les deux rivières se séparent, la plus petite vers les (Outaouais), et la plus grande au Lac des Temiscamongues.Du Lac de Temiscamongues nous prîmes à droite, montant une petite rivière, où les portages sont fréquents, et de petite baie en petite baie nous gagnâmes la hauteur des terres, où se trouve un petit lac qui décharge dans ie lac des abitibis, à l'entrée duquel nous fîmes un fort de pieux et y laissâmes trois Canadiens ; et ensuite traversâmes le lac qui se décharge par une rivière extrêmement rapide à la Baye de Husson, où nous arrivâmes le 18 de Juin avec tous les préparatils pour prendre le fort.Deux sauvages nous informèrent de la situation du fort, qui était à 4 bastions, un canon de 8e de balles, à chaqne flancs j ils nous dirent aussi qu'il y avait dedans un petit vaisseau.Nous partîmes à minuit close, mais nous fûmes surpris dans ce climat, en ce que le crépuscule n'était pas lermé que l'aurore parut ; le temps étant fort serein, ce qui nous obligea à nous retirer dans un cric de marée haute, où nous restâmes toute la journée, après avoir laissé deux vedettes dans l'île où était le fort.Dès le s< ir nous partîmes et fûmes à nos vedettes, qui nous dirent que le vaisseau était parti.Les Sieurs de St. Hilaire (St.Hélène ?) et D'iberville furent à la découverte de si près qu'ils sondèrent les canons qui n'étaient point chargés ; cela n'empêcha pas que l'on ne suivit le premier projet, qui était de couper la palissade pour faire une brèche, où les soldats étaient destinés que je commandais.En outre nous avions fait un bélier, porté par les Canadiens, qui en deux coups rompirent les pentures des portes, ce qui fit cesser la brèche.Etant maîtres du fort, nous ne l'étions pas du bâtiment, qui était carré, de pièces sur pièces, de vingt pieds de hauteur .le dessus fait en pont de navire, avec un garde-corps avec des petits canons de 2e ; au devant de la porte il y avait un tambour de pieux qui empêchait la jouissance du bélier, lequel il fallut démonter, et ensuite la porte fut enfoncée.Néanmoins répoussée et retenue par les assiégés, en sorte que le Sieur D'Iberville était pressé entre la porte et le poteau, sans que nous puissions le dégager, ayant un pistolet à la main le lira à tout hasard, ce qui épouvanta les assiégés, qui nous abandonnèrent la porte.On apporta en peu de temps de la lumière que nous avions dans des lanternes, et fûmes dans les appartements, où les Anglais nous demandèrent cartier.Ils étaient au nombre de quinze.Il n'y eu que leur canonnier de tué, à qui M. de St. Hilaire (St.Hélène ?) donna un coup de fusil au milieu du front, par un des sabords d'en haut, où il chargeait un canon avec des morceaux de gros verre cassé.L'action dura environ deux heures, pendant laquelle on ne cessa de fusillier les fenêtres et sabords.Devant le port il y avait un bâtiment échoué, qui avait été pris sur les Français de Québec ; on se détermina à le faire mettre en état de naviguer, pour nous en servir à transporter les canons pour la prise des autres forts.Après huit jours de séjours, pendant lesquels nombre de sauvages vinrent en traite, nous partîmes par la droite de la baie, en sortant, pour aller prendre le Fort Ruperl, distant de celui-ci de quarante lieues, afin de tâcher de surprendre le vaisseau qui y faisait route.En effet, comme nous étions sur une pointe, d'où l'on fait la traverse de dix lieues pour en abréger près de trente, nous vîmes le vaisseau à travers des glaces flottantes.Comme elles étaient au vent à nous, nous en ressentions la fraîcheur comme au plus fort de l'hiver.Le vent ayant cessé le 2e jour, 27 Juin, nous traversâmes cette baie à travers les glaces qui était commes des îles flottantes, qui allaient au gré du vent, sur lesquelles et aux environs il y avait un nombre infini de loups-marins et de canage de mer.La traversée faite, nous y trouvâmes trois sauvages qui voulaient s'enfuir, nous ayant pris pour des Iroquois, ayant beaucoup de crainte de cette nation quoiqu'ils ne les aient jamais vus.Nous continuâmes notre route, gardant à vue le vaisseau, qui fut mouiller devant le fort, à la portée du fusil.Les officiers Canadiens furent le soir à la découverte, à travers les bois, et sur leurs opinions, M. D'Iberville demanda deux canots armés de 7 hommes chacun, avec lesquels il aborderait le vaisse%u, et que le reste du détachement, en cas de résistance, ferait feu sur les Anglais.Nous n'en fûmes pas à la peine, car M.
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| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
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| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.035 | 0.005 |
Machine scores (provisional)
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Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
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