Portraits non exhaustifs de la communauté queer québécoise actuelle : migration intrarégionale, stigmatisation en contexte d’intersectionnalité et (in)visibilité
Bibliographic record
Abstract
Ce travail débute avec la prémisse qu’à Sherbrooke, puisqu’une bonne concentration de la population est étudiante et que près du tiers de la communauté LGBTQIAP2S+ canadienne avait moins de 25 ans en 2018, que la ville pourrait involontairement être un endroit où le taux de personnes faisant partie de la communauté queer serait significatif. Dans la mesure où 45% des personnes étudiant à l’Université de Sherbrooke proviennent de milieux ruraux (Université de Sherbrooke, 2021), c’est près de la moitié des étudiants qui ont migré d’une zone rurale vers une zone urbaine, ce qui en fait un milieu de choix pour y effectuer une recherche traitant des mouvements migratoires de la communauté LGBTQIAP2S+. L’objectif principal de recherche est de dresser un portrait, quoique non exhaustif, le plus actuel possible des personnes queers des dernières générations au Québec ayant ressenti le besoin de quitter leur région natale pour la grande ville, tout en tentant de trouver des pistes de réponse à la question suivante : « Quelles sont les réalités des personnes queers de 18 à 30 ans expliquant leur plus forte concentration dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux du Québec? ». C’est avec cette volonté en tête que j’ai décidé de m’entretenir avec huit personnes faisant partie de la communauté LGBTQIAP2S+ et vivant des enjeux d’intersectionnalité, en me basant sur les principes de l’entretien compréhensif de Kaufmann et des entrevues semi-dirigées. J’ai pu, plus précisément, écouter le vécu et les enjeux de femmes lesbiennes, de personnes pan ou bisexuelles, de personnes vivant de la transidentité en plus d’une majorité de candidat.e.s qui vivaient de l’intersectionnalité de par leur genre, leur orientation sexuelle et relationnelle, de leur ethnicité, de leur corps et de leur situation de santé mentale et physique. Ces entretiens m’ont permis de tirer plusieurs conclusions quant à la décision de mes participant.e.s à quitter la ruralité pour des milieux plus urbains. C’est principalement pour briser l’isolement, pour la plus grande facilité à trouver un.e partenaire et des relations queers en général, pour l’accès à des services adaptés, pour le sentiment de sécurité physique et mentale et en fonction de leur besoin d’émancipation et d’anonymat que mes candidat.e.s sont parti.e.s vers de plus grandes villes. Iels ont majoritairement fait le saut en même temps qu’iels quittaient le secondaire ou le Cégep, justifiant leur migration par la quête vers des études supérieures, à leurs proches, mais aussi parfois à elles et eux-mêmes. Puisque la grande majorité d’entre-iels ne souhaitent pas retourner vivre dans leur région natale, dans un avenir proche ou éloigné, nous pouvons parler de leur migration comme d’une forme d’exode rural. Ainsi, cette recherche non exhaustive parsemée de sections semblables à de l’auto-ethnographie se conclut avec le postulat que les personnes faisant partie de la communauté LGBTQIAP2S+ au Québec et âgées d’entre 18 et 25 ans pratiquent la migration intrarégionale comme technique d’émancipation pour partir à la recherche d’une meilleure qualité de vie.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.011 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".