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Record W7042739545

Preventing chemical risks of pesticide use among Québec apple growers: Status report and measure to improve personal protection

2018· article· fr· W7042739545 on OpenAlexaboutno aff

Bibliographic record

Venuenot available
Typearticle
Languagefr
FieldAgricultural and Biological Sciences
TopicPesticide Exposure and Toxicity
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsPesticideProduction system (computer science)Ile de franceChemical control
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

Au Québec, on dénombrait près de 29 000 exploitations qui procuraient 125 000 emplois à des travailleurs du secteur de la production agricole (2007). Alors que les pesticides ont pour fonction de lutter contre les parasites des cultures, ils peuvent avoir des effets, à court et long termes, sur la santé des producteurs qui y sont exposés, majoritairement par la peau. Leur utilisation est donc encadrée et des mesures de prévention du risque sont proposées, au nombre desquelles les équipements de protection individuelle (ÉPI) jouent un rôle essentiel. Dans un contexte de quasi-absence de données sur les maladies et lésions professionnelles relatives aux agents causaux « pesticides » au Québec, le message de prévention actuel ne donne pas tous les résultats attendus. Ainsi, cette étude pluridisciplinaire présente un état des lieux sur la prévention par les ÉPI utilisés contre les pesticides en agriculture, dresse un portrait des contextes et pratiques de travail de la production de pommes québécoise, et définit une liste préliminaire de pesticides dont il faudrait se protéger, prioritairement dans ce secteur. Des pistes d’action sont finalement suggérées et discutées. C’est l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) qui pilote l’homologation des pesticides au Canada. L’ARLA réalise une évaluation du risque et décide des mesures de mitigation à mettre en œuvre pour assurer des conditions de travail sécuritaires. Cette évaluation est basée, entre autres, sur l’étude de scénarios d’exposition où l’utilisation d’ÉPI est prise en compte par l’application de facteurs de protection (%) pour chaque type d’équipement. Les recommandations quasi systématiques de port d’ÉPI figurant sur les étiquettes ont force de loi, et leur respect est présumé garant d’un risque acceptable. Les appareils de protection respiratoire recommandés doivent être certifiés, alors que les équipements de protection cutanée sont décrits de manière générique. Des normes pouvant aider à désigner clairement les vêtements de protection requis et à caractériser un socle minimum de performance existent à travers le monde. La norme CSA Z-16602 sur les vêtements de protection chimique propose une classification selon la nature du risque anticipé, mais leur résistance chimique aux pesticides n’est pas mesurée. La norme ISO 27065, quant à elle, est spécifique aux vêtements de protection contre les pesticides. Elle décrit des vêtements classables selon trois niveaux de performance, que l’on choisit en fonction du risque anticipé pour chaque situation de travail. La mesure de l’efficacité de protection des vêtements en conditions de travail peut apporter des informations complémentaires aux données tirées de la normalisation. Une vingtaine d’études scientifiques s’y rapportant ont été recensées pour le milieu agricole. Les facteurs de protection mesurés sont compatibles avec ceux escomptés par l’ARLA dans son évaluation du risque, mais la faible quantité de données et la grande variabilité en matière méthodologique et expérimentale, réduisent la portée de la comparaison. Des difficultés ou des lacunes d’origine variée limitent donc la certitude d’avoir atteint l’efficacité de protection attendue des ÉPI. L’étude menée auprès des producteurs de pommes du Québec a permis de mieux appréhender la réalité de leur métier, et de contextualiser l’état des lieux réalisés. Plus de 500 exploitations, majoritairement de petites tailles, sont recensées au Québec. Les producteurs décrivent une forte pression économique, liée notamment au coût de la terre, des équipements, des arbres et des pesticides. Le contexte environnemental, parasites nouveaux, gels, grêle, concentration et proximité des vergers, s’ajoute à la pression économique. Pour y faire face et assurer un rendement satisfaisant, les producteurs adaptent le type de plantation, les variétés de pommes, expérimentent différentes conduites culturales et recourent aux pesticides. Depuis une quinzaine d’années, les producteurs voient leur métier évoluer. Une majorité de producteurs expriment leur accord avec les objectifs et les pratiques de la production fruitière intégrée (PFI); de nouveaux insecticides se substituent aux anciens, des molécules présentant de moindres risques sont favorisées, la stratégie de pulvérisation basée notamment sur le dépistage régulier est largement adoptée. Cette implantation est favorisée grâce au soutien apporté par des agronomes du MAPAQ, de clubs techniques ou indépendants, qui sont reconnus comme des intervenants clés appréciés des producteurs. La pression des ravageurs et les contraintes économiques amènent toutefois les producteurs à privilégier souvent l’usage de pesticides plus efficaces, et moins compatibles avec les objectifs de la PFI. La vente aux grossistes est la stratégie favorisée par une majorité de producteurs, car elle assurerait de meilleurs prix pour les fruits. Le débouché choisi pour la production de pommes et les attentes des consommateurs pour des fruits parfaits pourraient influencer le nombre de pulvérisations. Ce contexte participe à l’exposition des producteurs aux pesticides. L’analyse exploratoire de l’activité et des situations d’exposition a permis d’identifier également l’aménagement des lieux, la formulation et l’emballage des pesticides, ainsi que la conception des équipements comme des déterminants de l’exposition lors de la préparation de la bouillie et de la pulvérisation. Dans ces situations et d’autres, l’utilisation des ÉPI peut jouer un rôle de protection significatif, mais cette utilisation n’est toutefois pas systématique ou rigoureuse, un résultat maintes fois rapporté dans d’autres études. Les producteurs disent qu’ils n’ont pas assez d’information claire sur le risque lié aux pesticides et sur la meilleure façon de s’en protéger. L’effet combiné de la perception et de l’information sur le risque, ainsi que des contraintes temporelles et financières, s’ajoutent aux lacunes de l’offre des ÉPI. Finalement, il apparaît que de nombreuses mesures peuvent être proposées pour améliorer la prévention du risque lié aux pesticides dans le milieu agricole, et en particulier, chez les producteurs de pommes. Des efforts de sensibilisation, déployés auprès de ces derniers, par la formation notamment, pourraient les convaincre de la nécessité d’adopter une approche systématique et rigoureuse de protection de leur santé présente et future. Des efforts concertés des institutions concernées et des milieux agricole et scientifique peuvent soutenir les efforts des producteurs en ce qui a trait à la réduction de l’utilisation des pesticides. Une liste préliminaire de pesticides, obtenue grâce aux indices de risque construits dans cette étude pour les produits les plus utilisés par les producteurs, peut contribuer à l’orientation des efforts en prévention et en recherche. La normalisation et une meilleure conception des équipements utilisés par les producteurs devraient favoriser une réduction de l’exposition. Concernant les ÉPI, enfin, une désignation claire des équipements recommandés sur l’étiquette accompagnant les pesticides, ainsi qu’une meilleure caractérisation de leurs performances, sont souhaitables. La formation et l’information requises sur les ÉPI devraient également être élaborées de manière concertée par les parties prenantes et diffusées par un réseau d’intervenants clés, ayant la confiance des producteurs. Abstract There are close to 29,000 farm operations in Québec, and they employ some 125,000 farm workers (2007). Pesticides are used on these farms to control crop pests, but they can have short-term as well as long-term health effects on farm workers exposed to them, mainly through the skin. Pesticide use is thus controlled and risk prevention measures are recommended. Personal protective equipment (PPE) plays a key role in reducing the risks of exposure. Because of the lack of data on occupational illnesses and injuries caused by pesticides in Québec, however, the current prevention message is not getting across. This multidisciplinary study presents a status report on the use of personal protective equipment (PPE) to shield workers from agricultural pesticides, describes the contexts and practices of pesticide use in Québec’s apple industry and offers a preliminary priority list of the top pesticides necessitating protective measures. Possible courses of action are also suggested and discussed. In Canada, the Pest Management Regulatory Agency (PMRA) is responsible for pesticide regulation. The PMRA carries out risk assessments and determines the mitigation measures necessary to ensure safe working conditions. The assessments are based on studies of exposure scenarios in which PPE use is considered by applying a protection factor (%) for each type of equipment. PPE use recommendations, which appear on virtually all pesticide labels, have the force of law and compliance is supposed to guarantee an acceptable risk. Recommended respiratory protective equipment must be certified, but skin protective equipment is described generically. Standards that can help to clearly identify protective clothing needed and give minimum performance requirements exist throughout the world. CSA standard Z16602 on chemical protective clothing suggests a classification system based on the nature of the potential risk, but chemical resistance to pesticides is not considered. ISO standard 27065 specifically addresses protective clothing for application of pesticides, defining performance requirements for three levels of protective clothing, which can then be selected according to the potential risk in a given situation. Measurements of the protective efficacy of clothing under real working conditions can supplement the information provided in standards. About 20 scientific studies of protective clothing used in the agricultural sector were identified. The protection factors measured are comparable to those applied by the PMRA in its risk assessments,

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.001
metaresearch head score (Gemma)0.001
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Observational · Consensus signal: Observational
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: Empirical
Teacher disagreement score0.016
Threshold uncertainty score0.118

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0010.001
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.000
Bibliometrics0.0010.001
Science and technology studies0.0020.000
Scholarly communication0.0010.000
Open science0.0010.000
Research integrity0.0000.000
Insufficient payload (model declined to judge)0.0040.000

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.051
GPT teacher head0.265
Teacher spread0.214 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designObservational
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations0
Published2018
Admission routes1
Has abstractyes

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