Exploration des effets affectifs-motivationnels et relationnels de la compassion envers soi au travail par l'entremise du sentiment de sécurité sociale
Bibliographic record
Abstract
La compassion envers soi est un construit nouvellement défini dans la littérature scientifique (Neff, 2003). Le nombre grandissant d’études sur le sujet a mis en lumière ses vertus sur le bien-être psychologique (Zessin, Dickhäuser, & Garbade, 2015) et sur la diminution de symptômes dépressifs et anxieux de populations cliniques et non cliniques (Muris, Meesters, Pierik, & Kock, 2016). En revanche, les effets de la compassion envers soi ont rarement été étudiés dans le milieu de travail. L’état actuel des recherches met uniquement en relief les effets protecteurs contre l’épuisement professionnel de la compassion envers soi chez les infirmières (Duarte, Pinto-Gouveia, & Cruz, 2016), chez les pompiers (Kaurin, Schönfelder, & Wessa, 2018), chez les membres du clergé (Crosskey & Curry, 2011) et chez des femmes occupant un poste de gestion (Pires et al., 2018). Une seule étude a investigué de façon transversale les effets médiateurs de la compassion envers soi entre un type d’attachement insécurisé et la performance autorapportée, les comportements de citoyenneté organisationnelle, les intentions de démission et l’épuisement émotionnel (Reizer, 2019). En somme, les études sur le sujet ont été réalisées auprès de populations très spécifiques et ont été investiguées à l’aide de petits échantillons. Ainsi, le caractère généralisable des résultats de ces études auprès d’une population de travailleurs ayant des caractéristiques d’emploi variées (tâches, niveau de poste, clientèle, etc.) reste à démontrer. Également, une limite de la littérature scientifique actuelle sur les effets de la compassion envers soi au travail se situe dans le maintien dans le temps des niveaux de compassion envers soi et des bénéfices qui leurs sont associés. En effet, la grande majorité des études publiées dans le domaine ne sont pas longitudinales. Pouvant être considérée comme un trait et une habileté modifiable (Neff & Germer, 2013), la compassion envers soi peut néanmoins être sensible à des influences contextuelles (Breines & Chen, 2013). Ainsi, employer un devis longitudinal quantitatif auprès d’une population de travailleurs permettrait d’examiner comment se comporte dans le temps la compassion envers soi des employés et ses effets dans un milieu de travail. De plus, il est possible que la compassion envers soi puisse appuyer la performance d’une organisation par l’entremise d’une stimulation de processus sociaux entre employés. Néanmoins, aucune étude réalisée dans un milieu organisationnel n’a exploré les possibles effets positifs de la compassion envers soi sur le fonctionnement optimal d’un travailleur et ses dynamiques relationnelles. Dans l’objectif d’approfondir les effets de la compassion envers soi au travail, des hypothèses ont été posées en lien avec des variables relationnelles et affectives-motivationnelles dans le contexte d’une entreprise. Plus précisément, il a été choisi d’investiguer la façon dont la compassion envers soi peut influencer un travailleur à générer des liens plus forts avec ses collègues (aspect relationnel), à être plus sensible aux difficultés de ses collègues (aspect affectif) et à avoir la volonté de leur porter assistance (aspect motivationnel). D’une part, l’effet relationnel de la compassion envers soi sera examiné avec la qualité des échanges entre les membres d’une équipe. D’autre part, l’effet affectif-motivationnel de la compassion envers soi sera examiné avec la compassion envers les autres. Il est postulé que ces deux relations se concrétisent par l’entremise du sentiment de sécurité sociale, un affect individuel d’apaisement lié à la compassion envers soi (Akin & Akin, 2015), ayant des impacts positifs sur la façon dont l’individu aborde son monde relationnel (Kelly, Zuroff, Leybman, & Gilbert, 2012). Sur le plan relationnel, il est postulé que ce sentiment rendrait un individu plus réceptif aux signes de chaleur d’autrui, et serait ainsi plus disposé à les réciproquer. Sur le plan affectif-motivationnel, il est postulé que ce sentiment rendrait un individu plus disponible mentalement à repérer la souffrance d’autrui et à porter assistance à un tiers dans le besoin. Pour explorer ces hypothèses, un modèle médiateur liant la compassion envers soi avec la qualité des échanges entre les membres d’une équipe et la compassion envers les autres par l’entremise du sentiment de sécurité sociale est proposé et testé. Ce modèle a été testé à l’aide d’une étude corrélationnelle à deux temps de mesure réalisée sur 146 employés de neuf organisations canadiennes de secteurs variés. Les participants ont dû répondre à deux questionnaires autorapportés avec un délai de trois mois entre les passations. Pour être éligibles, les travailleurs devaient avoir une ancienneté organisationnelle d’au moins six mois, dans le but d’être en mesure de décrire avec plus de précision leur expérience au travail. Le sexe assigné à la naissance, l’âge, l’ancienneté organisationnelle et le niveau d’éducation ont fait office de variables contrôle, en raison d’études antérieures notant leur effet sur les variables à l’étude. Les résultats d’une régression multiple hiérarchique et d’analyses de médiation ont révélé des effets médiateurs significatifs complets du sentiment de sécurité sociale sur la relation de la compassion envers soi avec la qualité des échanges entre les membres d’une équipe et la compassion envers les autres, ce qui appuie les hypothèses proposées. Cette étude détaille la compréhension des effets de la compassion envers soi au travail en documentant les façons dont un état individuel peut nuancer l’échange social entre les travailleurs, ainsi que mener un employé à être plus sensible et à offrir son aide à ses collègues qui vivent une situation difficile. Cette étude fait émerger de nouvelles façons de stimuler de bonnes relations et un système de soutien social au travail et souligne l’importance d’investir dans le développement de la compassion envers soi des employés.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".