Bibliographic record
Abstract
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc, 16, 1-13). Cette phrase pourrait résumer à elle seule le rapport entre religions et finance, que tout semble opposer. Celles-ci renvoient à deux ordres distincts, la transcendance et l’immanence, le spirituel et le matériel. Si les premières prônent la charité, la solidarité et l’espérance, la seconde répond à des logiques de calcul rationnel, de rentabilité ou d’optimum. Islam, judaïsme et christianisme condamnent d’ailleurs tous l’usure, le prêt à intérêt.Néanmoins, quelques convergences peuvent être décelées. L’argent peut susciter l’idolâtrie et revêtir un caractère sacré. Les religions ne s’y trompent pas et elles y voient un danger, voire un adversaire, comme le suggère le propos tiré de l’Evangile de Luc. Surtout, la religion n’a pas systématiquement été dans la critique de la richesse. La Réforme l’illustre parfaitement. Le calvinisme en particulier évoque une sélection divine, une prédestination, qui peut se traduire par un enrichissement dont le croyant n’a plus à culpabiliser. On retrouve les prolongements de cette approche dans la théorie de la prospérité développée aujourd’hui par certains courants évangéliques. En outre, les religions veulent désormais jouer un rôle économique, en prônant une finance éthique, au service de l’humain. Le pape François le rappelait en 2013 dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium. La demande n’émane pas que des responsables spirituels. Le Forum économique mondial accueille depuis la fin des années 1980 des personnalités religieuses incontournables : le pape ou l’un de ses représentants, l’archevêque de Canterbury, des rabbins (notamment ceux qui dirigent l’American Jewish Committee ou la conférence des rabbins européens), des moines bouddhistes (songeons à Matthieu Ricard), des responsables musulmans assistent ainsi régulièrement aux réunions de Davos.Ce nouveau numéro des bulletins de l’Observatoire international du religieux porte ainsi sur le lien entre religions et finance. Le premier article du dossier thématique est rédigé par Simon Coleman (université de Toronto). L’anthropologue revient sur le développement de la théologie de la prospérité dans certains courants évangéliques, tout en soulignant les limites et dérives de celle-ci. Nikolay Mitrokhin (université de Brême) évoque dans un deuxième article les fondements de l’économie orthodoxe et les réseaux qui se nouent entre églises de différents patriarcats. Enfin, le dernier article porte sur la finance islamique. Kabir Hassan (université de la Nouvelle-Orléans) et Muhammad Ikram Thowfeek (directeur général du MIT Global Group) analysent les principes de celles-ci et avancent diverses pistes pour favoriser son amélioration.L’Éclairage(S) de ce nouveau bulletin est rédigé par Thomas Pierret (CNRS/Irenam). Le chercheur s’intéresse au nouveau pouvoir syrien et à ses relations avec les responsables religieux. Il souligne notamment le poids d’une institution rivale, le Conseil islamique syrien, et son influence dans la réorganisation des institutions religieuses officielles musulmanes.Enfin, Alfonsina Bellio (EPHE/GSRL) éclaire dans la partie Ressource(S) la canonisation de Carlo Acutis, prévue le 27 avril 2025. L’anthropologue propose une mise en perspective historique des saintetés juvéniles tout en soulignant la particularité et les enjeux de cette première canonisation d’un « millenial ».
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.003 |
| Open science | 0.000 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.022 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".