Essais sur les politiques économiques et le cycle économique
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Abstract
Cette thèse propose trois essais sur les politiques économiques et le cycle économique. Elle s'inscrit dans le débat sur les limites de l'intervention de l'État. Au premier chapitre, nous évaluons la taille du multiplicateur budgétaire en économie ouverte lorsque le taux d'intérêt nominal a atteint sa borne minimale. En économie fermée, Christiano, Eichenbaum et Rebelo (2011) montrent que le multiplicateur est très élevé (proche de 4) lorsque le taux d'intérêt atteint son niveau seuil. Nous considérons un cadre de Nouvelle Macroéconomie Ouverte avec imperfections de marché et rigidités sur les salaires et les prix. Un choc sur le facteur d'escompte permet de ramener le taux d'intérêt nominal à son niveau seuil. Nous montrons qu'en économie ouverte il y a un autre canal pour l'effet d'éviction qui passe par l'appréciation du taux de change réel. Pour une économie ouverte, le multiplicateur ne s'éloigne pas de l'unité. Il est similaire à celui d'une petite économie fermée lorsqu'il n'y a pas de borne zéro. Nous convenons qu'une analyse empirique sur la question aurait permis de mieux enrichir nos résultats. Nos résultats sont tout de même cohérents avec les travaux empiriques de Perotti (2004) qui montrent que l'effet des dépenses publiques sur le PIB a tendance à être bas surtout pour les pays ouverts. Nos résultats concordent aussi avec celui des travaux empiriques de Karras (2012) qui montre qu'une augmentation de l'ouverture de l'économie réduit la valeur du multiplicateur des dépenses publiques. Ce chapitre nous renseigne qu'il n'est pas réellement bénéfique d'augmenter les dépenses publiques en économie ouverte lorsque le taux d'intérêt nominal a atteint sa borne seuil. Au second chapitre, la problématique est la suivante : plusieurs pays ont opté, suite à la crise de 2007, pour des politiques budgétaires expansionnistes. La relance de l'activité économique n'a pas suivi : aux États-Unis, le ratio dette sur PIB est passé en moyenne de 40.5% avant 2008 à 80% après 2008 (cf. Boskin, 2012). La question est de savoir comment ramener le ratio dette sur PIB à un niveau acceptable, sans réduire le taux de croissance et le bien-être. Nous construisons un modèle d'équilibre général fermé, avec concurrence parfaite et croissance endogène induite par l'apprentissage par la pratique, que nous calibrons à l'économie américaine. En particulier la sensibilité du capital humain à l'emploi agrégé est celui estimé à 0,3259 par Chang et al (2002). Nous montrons qu'une réduction progressive du ratio de la dette associée à une réduction progressive des taxes distortionnaires engendrent une augmentation de l'emploi. L'augmentation de l'emploi contribue à l'accumulation du capital humain. L'accumulation du capital humain engendre des gains en bien-être et de la croissance. Cogan, Taylor, Wieland et Wolters (2013), désormais CTWW, font une analyse de réduction du ratio dépenses publiques sur PIB qui engendre de la croissance avec un mécanisme différent de celui de ce papier. Toutefois, le cadre d'analyse de CTWW (2013) ne comprend pas une analyse du bien-être, leur modèle comporte un nombre très élevé de frictions réelles et nominales qui ne sont pas nécessaires à l'obtention des résultats. Au troisième chapitre, nous identifions l'impact du système de financement de l'assurance emploi sur l'activité économique de long terme. Melitz (2003) construit un cadre d'analyse où un continuum de firmes en concurrence monopolistique peut être représenté par une firme représentative avec une productivité, appelée productivité agrégée, qui varie avec l'activité économique. Dans ce cadre d'analyse, les salaires sont fixes. Une distorsion de l'activité économique pousse les firmes de faible productivité à sortir du marché. Ces entreprises sont remplacées par des nouvelles firmes plus productives. La productivité agrégée est alors plus grande, l'emploi et l'utilisation du capital physique aussi. Cependant, la littérature empirique avec les données canadienne nous renseigne que les salaires sont sensibles aux politiques de contribution à l'assurance emploi (cf. Di Matteo et Shannon, 1995). Nous considérons le cadre d'analyse de Melitz (2003) auquel nous ajoutons des frictions sur le marché de l'emploi, les négociations salariales et des fonctions de production avec comme intrants le capital et le travail. Nous construisons une relation qui nous permet d'identifier la distribution des firmes par productivité à partir de la distribution des firmes par travailleurs, que nous avons dans les données. Avec comme intrants dans la fonction de production, le capital et le travail, on identifie un indicateur de productivité agrégé cohérent avec celui identifié par Melitz (2003) dans son cadre d'analyse sans capital. Nous montrons que, lorsque les salaires sont négociés, l'augmentation des contributions à l'assurance-emploi réduit le surplus à partager et par conséquent engendre des baisses de salaires. Cette baisse de salaire est cohérente avec la littérature empirique sur les données canadiennes (cf. Di Matteo et Shannon, 1995). Cette littérature nous renseigne en particulier que l'augmentation des contributions des firmes est entièrement supportée par les travailleurs sous forme de baisse des salaires (cf. Vaillancourt et Marceau, 1990 ; Dahlby, 1992 et Dahlby, 1993). La baisse des salaires réduit les coûts des firmes et permet aux firmes à faible productivité de rester dans le marché. La productivité agrégée n'augmente pas significativement. La production, l'emploi et le taux de chômage restent donc stables. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Multiplicateur budgétaire, niveau seuil du taux d'intérêt nominal, rigidité des prix et des salaires, apprentissage par la pratique, négociation salariale à la Stole et Zwielbel.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.005 | 0.013 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.008 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.003 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.035 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".