Relation de ce qui s'est passe lors des fouilles faites par ordre du gouvernement dans une partie des fondations du College des Jesuites de Quebec precedee de certaines observations.
Bibliographic record
Abstract
clans la pénible nécessité de constater l'enlèvement de ces restes par des personnes inconnues, j'ai cru devoir donner à ce rapport la forme d'une déclaration no- tariée.Avant de vous la transmettre, je prendrai sur moi d'attirer votre attention sur les faits suivants, qui ne se rattachent qu'incidemment, il est vrai, à l'hono- rable mission que vous m'avez confiée, mais qui con- cernent l'histoire d'une province, l'honneur d'une capitale.Depuis 1865, le vieux Québec s'en va.Pendant ces quatorze années, on a eu la manie de détruire tout ce qui donnait un cachet d'antiquité à notre ville.On a abattu nos portes, malgré la protestation de tout ce qui, dans la province de Québec, était une autorité en art, en histoire, en bon goût.Que pouvaient les arguments patriotiques de ceux qui plaidaient en faveur du passé ?Les champions de l'avenir, du commerce, du nivelage répon- daient imperturbablement : -Du jour où deux camions, chargés, l'un d'une tonne de mélasse, l'autre d'un boucautde tabac, passeront de front à l'endroit où s'élèvent les portes de la Montagne et de la Canoterie, Québec monopolisera le commerce du Saint-Laurent.Qu'étaient les rêves de l'archéologue, la poésie des vieux murs rappelant les cris de guerre et de triomphe du passé, devant cet horizon de balles, de boucauts, de poinçons, de tierces et de pipes qui devait entourer notre ville, une fois ses bastions dé- mantelés et ses fortifications rasées?Vraiment, c'était perdre un temps précieux que d'hésiter.On rit au nez de ceux qui racontaient qu'en Europeà Bordeaux, par exemple, où les vieilles portes de la ville sont encore conservées au milieu des quartiers neufs -on entourait les ruines de respect, de soins ; et de suite le marteau du démolisseur fut à l'œuvre.En 1865, on abattait la porte Saint-Jean pour la remplacer, en 1867, par une construction sans ca- chet, sous les arches de laquelle il pleut de janvier à décembre.Six ans après, au mois d'août 1871, c'était au tour des portes Saint-Louis et de la Montagne ; et puis, en 1873, celles du Palais et de la Canoterie disparurent comme les autres.Après les portes, vinrent les glacis, après les glacis les poternes, après les poternes les chemins de ronde.On combla une partie des fossés, on laissa tomber en ruine les fortifications auxquelles on ne pouvait pas toucher, et nos quais, nos rues, nos chars urbains, les maisons neuves de nos petits rentiers absorbèrent à qui mieux mieux les débris de toutes ces démolitions.A force de niveler, on avait réussi à faire d'une ville exception- nelle, curieuse, que l'on venait visiter de loin, une ville morne, pauvre, sans poésie, et qui semblait plongée dans les horreurs d'un bombardement.La cité de Champlain n'allait plus exister que dans les gravures des bibliothèques, que dans le sou- venir des vieillards, lorsqu'un jour ce que nos prêtres, nos artistes, nos lettrés n'avaient cessé de se répéter, fut dit par un homme de goût } qui joignait à ce titre celui de gouverneur général du Canada.Sur l'observation du comte de Dufferin, les autorités comprirent ce qui aurait dû les frapper si vivement, dès 1865.Elles se convainquirent que la foule de touristes qui chaque année venait passer quelque temps à Québec, avant la démolition d'une partie de ses murs, n'y accourait guère pour voir défiler de front deux camions dans la côte de la Montagne.Ce qui les attirait, c'était " the stone-walled city of the North."On accepta l'avis du noble lorcl ; et de suite on se mit à relever ce qu'on avait eu tant de peine et si peu d'hésitation à détruire.îl n'était que temps.Encore six mois du règne de la bande noire parmi nous, et la plus ancienne ville du continent nord-américain en devenait la plus jeune, par la disparition de ses monuments.Aujourd'hui le danger est passé ; et si l'on pèche maintenant, ce ne peut être que par excès de zèle.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.005 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.005 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.027 | 0.003 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".