Boissons Ãnergisantes: Une Ãvaluation des Risques Potentiels Pour la Santé â¨en Contexte Canadien
Bibliographic record
Abstract
Lâobjectif du présent document consiste à élaborer une évaluation des risques pour la santé que comportent les boissons énergisantes, et ce, sur la base des évaluations de lâexposition à celles-ci et du danger pour la santé quâelles représentent alors quâelles sont consommées à titre dâaliments au Canada. Dans ce document, la boisson Red BullMC tient lieu dâexemple typique de boisson énergisante: une portion individuelle dâune canette de 250 ml de ce produit contient 80 mg de caféine, 1 000 mg de taurine, 600 mg de glucuronolactone et plusieurs vitamines B. \nLes données sur le danger pour la santé que comportent les boissons énergisantes se sont avérées rares, et par conséquent, lâévaluation des risques a été fondée sur ceux que comportent les ingrédients à titre individuel. La caféine a été désignée comme lâingrédient le plus susceptible dâêtre consommé en quantité telle quâelle soit possiblement préoccupante pour la santé. Compte tenu de ce fait, la consommation excessive de boissons énergisantes devrait entraîner des conséquences pour la santé semblables à celles qui découlent dâune exposition immodérée à la caféine. Bien que lâanxiété, les céphalées et lâinsomnie puissent compter au nombre de ses effets les plus légers et passagers, ces symptômes peuvent devenir chroniques. Lâirrégularité de la fréquence cardiaque, la survenue dâun accident vasculaire cérébral et, très exceptionnellement, le décès en sont les conséquences les plus graves. Actuellement, la possibilité dâune interaction entre la taurine ainsi que le glucuronolactone et la caféine nâa pas été déterminée et, par conséquent, ces substances pourraient ou non exacerber les effets de cette dernière. De plus, les effets sur la santé dâun apport excessif en taurine et en glucuronolactone sont inconnus. Selon les conclusions de cette évaluation des risques, la consommation quotidienne par la population adulte en général de deux portions dâune boisson énergisante typique serait sans danger et nâaurait donc pas de conséquences en matière de santé. Cette conclusion sâappuie sur lâinnocuité des ingrédients autres que la caféine contenus dans les boissons énergisantes lorsquâils sont consommés en cette quantité et le fait que la caféine des autres sources alimentaires sâajoute à celle ingérée à ces deux portions de boissons énergisantes ne devrait pas comporter de danger pour la santé de la population adulte en général. La consommation de boissons énergisantes par certains sous-groupes de la population, par exemple, les enfants, les adolescents et les femmes enceintes, ne devrait pas excéder les apports quotidiens maximaux établis pour chacun de ceux-ci et recommandés par Santé Canada. \nA lâaide dâune modélisation de lâexposition, le risque éventuel pour la santé que comporte la consommation de boissons énergisantes a fait lâobjet dâun examen. Toutefois, aucune information sur la consommation de boissons énergisantes au Canada nâétait disponible. Par conséquent, aux fins de la modélisation de lâapport, lâhypothèse que les boissons énergisantes sont consommées de la même façon que les boissons gazeuses caféinées a été retenue.\nLa concentration en caféine des boissons énergisantes a été fixée à 320 ppm (80 mg de caféine/250 ml portion) à des fins de modélisation. Dans cette simulation avec le scenario le plus conservateur, lâensemble des boissons gazeuses sucrées contenant de la caféine ont été remplacées par des boissons énergisantes typiques chez les consommateurs qui consomment généralement ces produits (mangeurs seulement).\n Les résultats de cette estimation prudente ont montré que, parmi les consommateurs habituels de boissons gazeuses caféinées, un peu moins de 30% des adultes, environ 15% des femmes enceintes et plus de 50% des enfants et adolescents étaient au-dessus de lâapport maximal recommandé en caféine par Santé Canada..\nCe scénario extrême sâapplique seulement à un sous-ensemble de la population qui consomment des boissons gazeuses contenant de la caféine et qui ne dépasse pas 8% des jeunes enfants (1-8 ans), 22% des enfants plus âgés (9-14 ans), 32% des adolescents, 20% de la population adulte et 13% des femmes enceintes.\nEn examinant de façon critique les résultats de cette modélisation de l'exposition, il est apparu, sur la base de ce scénario, que les préoccupations sanitaires pour les enfants et les adultes seraient limitées en raison dâune part, du contrôle parental qui renforce l'accès déjà limité de ces produits aux enfants et dâautre part, en raison de la capacité des adultes et des femmes enceintes à surveiller leur propre consommation de caféine.\nCe scénario hypothétique et ses résultats pourraient ne pas être aussi facilement transposés aux adolescents. En effet, les boissons énergisantes ont tendance à être commercialisés plus particulièrement à ce sous-ensemble de la population moins susceptible de se conformer aux recommandations de consommation que les adultes. La présence sur le marché de grands volumes de contenants (par exemple 710 ml) augmente la probabilité de dépasser les apports recommandés de caféine dans un contexte de consommation unique.\nDes mesures de gestion des risques spécifiques pour répondre à ces niveaux de caféine potentiellement élevés dans les grands volumes de boissons énergisantes apparaissent donc souhaitables.\nIl est admis que certaines lacunes devront être comblées pour améliorer l'évaluation de l'exposition et la caractérisation du risque global. Les données relatives à l'évolution des modes de consommation de ces produits par les différents sous-groupes de la population Canadienne devront en particulier être recueillies.\nLâapproche de gestion des risques pour les boissons énergisantes proposée par Santé Canada et annoncée en octobre 2011 puis mise à jour en 2012, définit les limites de concentration et la quantité totale en caféine dans ces produits, ainsi que le niveau de caféine requis et précise l'information nutritionnelle qui doit être mise à disposition du consommateur sur les étiquettes. Ces mesures sont à la disposition du régulateur en charge de la sécurité des aliments pour limiter les risques liés à la surconsommation de caféine à partir de ce type de produit et constituent à ce titre des domaines d'interventions possibles. \nUne approche plus concertée (par exemple éducation, sensibilisation et réglementation) et davantage de programme de recherche seront nécessaires pour déterminer l'efficacité des différentes mesures prises par les organismes de réglementation et les autres parties prenantes.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.000 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.180 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".