Changement grammatical du verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 en français : déplacement, apparition, sporadicité, possibilité
Bibliographic record
Abstract
Le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 en français moderne exprime le déplacement (« Le train arrive à Québec dans une heure. »), l’apparition (« Un accident m’est arrivé. »), la sporadicité (« Il arrive que je sorte tout seul. ») et la possibilité (« Je n’arrive pas à trouver mon coussin. »). Dans ces recherches, nous éluciderons, dans une perspective macroscopique (les marqueurs homologues) et microscopique (l’évolution diachronique du verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳), les facteurs qui ont amené le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 à acquérir l’emploi d’apparition, de sporadicité, et de possibilité. Notre démarche sera la suivante. Premièrement, nous analyserons le développement exogène du verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳. Le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 en ancien français n’exprime que le déplacement (« Li vaissel s’arrivent a un port moult sauvage. »), tandis que celui en français moderne possède les quatre emplois mentionnés ci-dessus. Ceci dit, c’était le dérivé du verbe 𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳, plus précisément, 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳, qui s’est chargé de l’emploi d’apparition en ancien français. Cependant, le verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 est tombé en décadence au fil du temps alors que le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 a pris de l’envergure en exprimant l’apparition, la sporadicité et la possibilité, c’est-à-dire que le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 a prédominé sur le verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 avec le temps. Étant donné ce fait historique, la prédominance du verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 sur le verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 a entraîné, selons nous, la différence du changement de la subordonnée complétive : en ce qui concerne le verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳, la fréquence de la complétive infinitive ne dépassait pas celle de la complétive introduite par 𝘲𝘶𝘦, tandis que la complétive en 𝘲𝘶𝘦 sera remplacée avec le temps par la complétive infinitive d’une manière générale. Ce phénomène sera attribué, d’après notre hypothèse, au frein d’usage de verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 : l’usage du verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 avait été restreint avant que la complétive infinitive se propage avec le verbe 𝘢𝘥𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳. Deuxièmement, nous allons analyser le développement endogène du verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳. Ainsi que nous l’avons décrit, le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 en français moderne exprime le déplacement, l’apparition, la sporadicité et la possibilité, c’est-à-dire que ce que représente le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 est polysémique. Il s'agit maintenant de montrer la relation entre le sens premier et le sens dérivé. Or ils sont un continuum. Pour être plus précis, il s’agit d’expliquer la relation entre l’emploi de déplacement (le sens premier) et l’emploi d’apparition, de sporadicité, et de possibilité (les sens dérivés), ce que nous allons faire en termes de la grammaticalisation, de la cooccurrence du complément du point de départ (eg. « de », « en ») avec le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳, et de la cooccurrence du verbe modal 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳 avec le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳. Tout d’abord, à l’instar de la méthode de la grammaire cognitive (la grammaticalisation), nous allons mettre au point les périodes où le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 a acquis la stabilité de chaque emploi mentionné ci-dessus. Ces recherches établiront les bases des analyses qui suivent. En matière de la cooccurrence du complément du point de départ avec le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳, nous avons pu constater le changement graduel de la contrainte cooccurrente du point de départ. D’après une étude précédente (Ogata 2000), le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 qui exprime en français moderne l’apparition et la sporadicité n’est pas compatible avec le complément de la préposition 𝘥𝘦. Cependant, dans ces études, nous avons montré qu’ils ont pu s’employer simultanément au moment où chaque emploi est apparu sur le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 : le taux d’utilisation du complément du point de départ s’abaisse graduellement avec le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 qui exprime l’apparition et la sporadicité, au fur et à mesure que les emplois (l’apparition et la sporadicité) se stabilisent. En matière de la cooccurrence du verbe 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳 avec le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳, nous avons démontré la baisse de la fréquence de cooccurrence 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳 + 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 qui exprime la sporadicité et la possibilité. Nous avons élaboré l’hypothèse selon laquelle, dès lors que les locuteurs ont pu retrouver le lien entre le sens premier et les sens dérivés, le verbe 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳 avait tendance à cooccurrencer avec le verbe 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦𝘳 qui exprime la sporadicité et la possibilité : les mots semblables sur le plan sémantique ont tendance à s’employer simultanément.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.002 |
| Open science | 0.000 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".