Du statut d’auteur à créateur de contenu : le rapport de force entre les créateur·rices et les producteur·rices au sein de l’industrie cinématographique québécoise à l’ère de la concurrence numérique
Bibliographic record
Abstract
Depuis 2021, le pourcentage d’internautes québécois·es abonné·es à un service de télévision par contournement (TPC) surpasse celui des adultes abonné·es à un service de câblodistribution (Académie de la transformation numérique, 2022). Modernisant la loi sur la radiodiffusion de 1991, l’adoption de la loi C-11 en avril 2023 inclue désormais les plateformes de TPC étrangères (telle que Netflix) parmi les joueurs officiels du système de radiodiffusion canadien : un premier pas attendu par les regroupements des créateur·rices de l’industrie audiovisuelle québécoise (SARTEC, ARRQ, APQM) pour qui les enjeux de redevances, de création, de promotion et de découvrabilité des contenus canadiens en ligne sont sources d’inquiétudes et d’interrogations. Pour faire face à la surabondance de contenus disponibles en ligne, la politique culturelle canadienne de 2017 (Canada créatif) mise sur l’investissement dans des mesures qui touchent directement les créateur·rices afin que ceux et celles-ci puissent créer du contenu concurrent à l’échelle mondiale (Aucoin, 2019). Au Québec, l’enjeu de la découvrabilité des produits culturels minoritaires en ligne pose un défi supplémentaire aux organismes d’investissement du cinéma national (SODEC, Téléfilm Canada) qui se sont lancés dans une course à l’innovation visant à stimuler la compétitivité des compagnies de production et des créateur·rices québécois·es (Rioux, 2004). Mobilisée par les concepts de pouvoir et de compétitivisme de l’État, dans une approche théorique à la conjoncture de l’Économie Politique de la Communication (EPC) et des Cultural Studies (CS), la présente étude s’intéresse donc aux rapports de force entre les créateur·rices depuis la mise en place des politiques stratégiques de l’État québécois visant à assurer la découvrabilité des contenus sur les services de TPC, dans un contexte plus large de néolibéralisation du secteur culturel canadien. L’examen par l’analyse thématique et l’analyse critique du discours (CDA) de neuf entrevues individuelles menées auprès de groupes de scénaristes (3), de réalisateur·rices (3) et de producteurs (3) m’a permis de constater que si les rapports entre les différents groupes ne semblent pas ou peu avoir été affectés par l’arrivée des services de TPC sur le marché de la distribution, une « entreprenarialisation » accélérée des créateur·rices est néanmoins présentement en cours, à l’image du franchissement d’une nouvelle étape dans l’industrialisation de la culture (Miège, 2017). La SODEC et Téléfilm Canada, toujours vues comme des « protectrices » de la liberté de création par les participant·es de l’étude, ont cependant intégré l’appellation de « contenu » pour décrire les produits audiovisuels (sans égard au format de l’oeuvre), et donc de « créateur·rices de contenu » : une appellation qu’on retrouve à la fois dans le vocabulaire industriel, scientifique et institutionnel, ce qui pourrait constituer un autre symptôme de l’asservissement des industries culturelles aux industries de la communication (Bullich et Schmitt, 2019). _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Découvrabilité, Contenu, Créateurs, Économie créative, Netflix, Plateformes
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.003 |
| Science and technology studies | 0.009 | 0.012 |
| Scholarly communication | 0.012 | 0.005 |
| Open science | 0.001 | 0.004 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.023 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".