Être homme, infirmier et heureux : les stratégies de vingt infirmiers en centre hospitalier pour composer avec la souffrance au travail
Bibliographic record
Abstract
Le système de la santé au Québec est confronté depuis plusieurs décennies à des transformations structurelles et économiques importantes. Ces transformations engendrent des impacts sociaux notables sur le personnel du réseau de la santé, tels que des changements répétés de poste, des transferts d’équipe, une précarité d’emploi, voire parfois une perte d’emploi. Parmi les impacts psychologiques possibles, on relève une hausse du stress professionnel lié aux difficultés vécues au travail. Le stress professionnel, ou souffrance au travail, des infirmiers en centre hospitalier au Québec figure comme la problématique centrale étudiée dans le cadre de cette thèse. Les hommes se retrouvent en nombre restreint parmi les effectifs infirmiers, ce qui peut influencer la dynamique du stress professionnel vécu au sein de ce milieu de travail. Globalement, cette thèse a tout d’abord pour objectif de mieux comprendre les perceptions des infirmiers travaillant en milieu hospitalier quant aux sources de souffrance et de plaisir présents dans leur travail, pour ensuite nommer les moyens qu’ils prennent pour conjuguer avec les sources de souffrance. Plus généralement, la question principale de cette thèse va ainsi : que font les infirmiers pour bien vivre avec leur travail, et de quelle manière le fait d’être un homme influence cette situation ? Sur le plan théorique, la psychodynamique du travail de Dejours (1993) structure l’angle d’analyse de cette étude. Afin de compléter l’analyse des moyens efficaces pour contrer le stress et étudier les aspects relatifs au genre, la théorie de la salutogénèse d’Antonovsky (1979) et la théorie de la performativité de Butler (1990) ont été ajoutées au cadre théorique. Cette recherche qualitative de nature exploratoire utilise comme outil de collecte de données l’entrevue semi-dirigée, effectuée auprès de 20 infirmiers de différents centres hospitaliers du Québec. Les transcriptions ont été analysées à l’aide du logiciel QDA Miner. Les résultats de l’analyse permettent de constater tout d’abord que la notion de soin est centrale quant aux sources de plaisir nommées par les infirmiers interrogés, notamment par la capacité d’aider et de faire une différence dans la vie des personnes soignées. Au contraire, la situation économique et politique de la gestion du réseau de la santé figure comme un des éléments les plus stressants nommés par les répondants, cette situation étant perçue comme ayant des impacts de grande envergure sur le quotidien de l’emploi. Le travail d’équipe, pour sa part, occupe un rôle partagé, représentant autant une grande source de plaisir qu’une source de souffrance potentielle. Ensuite, les moyens les plus souvent utilisés par les répondants pour compenser la souffrance en milieu de travail sont le sport, les loisirs, le soutien social et la réorganisation des tâches. Enfin, concernant le rôle du genre masculin dans la dynamique de la souffrance au travail, les réponses données laissent entrevoir que le concept « d’être homme » est diversifié et loin de faire front uni auprès des répondants. Quelques éléments concordant dans les réponses concernent la pratique des soins infirmiers qui serait plus pragmatique et orientée vers les solutions lorsqu’elle est pratiquée par un homme. Les répondants démontrent que d’une part, la clientèle voit l’entrée des hommes dans la profession d’un bon oeil, et d’autre part, que les attentes des collègues féminines et des employeurs sur le rôle que doit occuper un infirmier de par son genre masculin reste en grande partie encore ancrées dans une image traditionnelle. L’ensemble de ces résultats suggère un urgent besoin d’ouverture de la part des employeurs d’inciter la collaboration des employés dans la recherche et l’application de moyens pour contrer la souffrance au travail. De plus, un changement de mentalité sur les divisions genrées entre infirmiers et infirmières reste à faire au cours des prochaines années, en vue d’en arriver à une véritable équité non-genrée.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.006 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.020 | 0.007 |
| Scholarly communication | 0.009 | 0.005 |
| Open science | 0.002 | 0.007 |
| Research integrity | 0.003 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.015 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".