Louis Lenoir (1879-1917) or The paradox of a religious at war
Bibliographic record
Abstract
Né en 1879 en Loir-et-Cher, Louis Lenoir vit son enfance à Versailles où il suit une scolarité au collège eudiste Saint-Jean avant de partir à Tours au collège jésuite Saint-Grégoire que son oncle, le père Ernest Vétillart, dirige en qualité de recteur. Après avoir hésité avec la vie contemplative, c'est finalement au sein de la Compagnie de Jésus que rentre Louis en septembre 1897. Ayant prononcé ses premiers vœux, le 29 septembre 1899 au noviciat de Laval, il est envoyé en scolastique, à la maison Saint-Louis, à Jersey. À la suite de sa première année de philosophie, il part deux ans à Beyrouth où il est nommé surveillant au collège Saint-Joseph. De retour à Jersey en 1904, il rejoint l'année suivante, le collège de Marneffe en Belgique en qualité de professeur de lettres classiques durant trois ans. Envoyé à Hastings, en 1908, il suit sa théologie avant d'y être ordonné prêtre le 24 août 1911, avec d'autres jésuites dont Pierre Teilhard de Chardin. Lors de la déclaration de guerre, le père Lenoir est à nouveau enseignant au collège de Marneffe où les religieux français, majoritairement mobilisables, sont inquiets pour le sort de leur patrie. Gagnant Paris le 4 août, il obtient de haute lutte d'être nommé aumônier à la 2e division du corps colonial (2e DIC). Attachés au Service de santé, les aumôniers militaires accompagnent les soldats en les soutenant moralement et spirituellement. Alerte et désireux d'aider les combattants au plus près de leur mission, le père Lenoir ne se contente pas d'attendre l'arrivée des blessés et des mourants à l'ambulance. Déterminé, il veut accompagner les blessés qui sollicitent son assistance spirituelle lors de leurs actions de feu. C'est donc en première ligne qu'il choisit de servir et d'exercer son ministère. Son charisme et son rayonnement captent de façon durable l'attention voire l'amitié des marsouins du fait de son tempérament qui inspire naturellement la confiance à son entourage. Avec la 2e DIC et singulièrement le 4e régiment d'infanterie coloniale, il participe à la tragique bataille de Rossignol, en Belgique, pendant laquelle il confesse le lieutenant Ernest Psichari, le veille de sa mort, le 21 août 1914. Au cours de la guerre de positions, il assiste les marsouins pendant un an (septembre 1914-septembre 1915) dans la région de Massiges (Marne). Il participe ensuite à la bataille de la Somme (février-octobre 1916) avant d'être envoyé en Orient où il trouve la mort à Monastir (Serbie), à 38 ans, le 9 mai 1917, en secourant un officier blessé sous le feu ennemi. Tout au long de sa vie sacerdotale, le père Lenoir n'a de cesse de vouloir aider spirituellement ses élèves puis ses marsouins qu'il surnomme amicalement "ses apaches", sobriquet parisien utilisé au début du XXe siècle pour qualifier les délinquants. Causeries, catéchisme, lectures, confessions, messes et saluts du Saint Sacrement sont autant d'outils que le jésuite déploie pour accompagner les soldats au seuil de la mort. Mais c'est surtout son tempérament vis-à-vis des autres qui lui permet de conquérir la troupe et de s'attirer la bienveillance du commandement. Louis Lenoir marque les personnes rencontrées par sa culture, son comportement, son attention et ses activités sacerdotales qui se traduisent par une sorte de rayonnement touchant un certain nombre de personnes. Blessé à trois reprises et cité quatre fois au feu, "l'aumônier des marsouins" a été promu chevalier de la Légion d'honneur en avril 1915 par le général Gouraud qui commandait le corps d'armée colonial
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.002 | 0.004 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".