Le style attributionnel chez les enfants de six ans et ses liens avec les symptômes psychopathologiques
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Abstract
Le style attributionnel est un des éléments centraux de la recherche sur le développement de la dépression. Les théories cognitives de la dépression proposent qu'un certain style attributionnel constitue un facteur cognitif de vulnérabilité qui, en combinaison avec des événements de vie négatifs, peut prédire une augmentation des symptômes dépressifs (Abramson, Metalsky, & Alloy, 1989; Abramson, Seligman, & Teasdale, 1978). Une personne ayant un style explicatif pessimiste aurait tendance à percevoir les causes des situations négatives comme étant internes, permanentes et globales et celles des situations positives comme étant externes, occasionnelles et spécifiques. La façon habituelle de calculer le score du style attributionnel consiste à additionner le score des trois dimensions du style attributionnel (lieu de causalité, stabilité et globalité) de manière à obtenir un score composite pour chaque type de situation. Les théories cognitives de la dépression ont été élaborées pour les adultes et ont ensuite été transposées à peu près telles quelles aux enfants sans adaptation à leur niveau de développement et surtout, sans valider si les trois dimensions du style attributionnel étaient suffisamment corrélées pour être additionnées en score composite. Aucune étude n'a, à notre connaissance, étudié le style attributionnel chez de jeunes enfants. Cet essai propose d'explorer, chez les enfants de six ans, la structure factorielle du style attributionnel, ainsi que ses liens avec les symptômes psychopathologiques. Le premier objectif vise à examiner la structure factorielle du style attributionnel chez des enfants de 6 ans, et plus précisément, à vérifier si les trois dimensions du style attributionnel partagent suffisamment de variance pour être considérées comme des composantes d'un concept homogène et être additionnées en un score unique. Le second objectif vise à examiner les corrélations entre les différentes dimensions du style attributionnel et les symptômes psychopathologiques. L'échantillon de cette étude comprend 262 (123 filles) enfants de six ans (âge moyen = 6 ans, 2.6 mois) et leurs mères (âge moyen = 30 ans, 7 mois), provenant de la région de Montréal (Québec) et de Hamilton (Ontario). Les entrevues se sont déroulées à domicile dans le cadre d'un projet plus vaste qui incluait d'autres questionnaires et entrevues diagnostiques. Le style attributionnel a été mesuré à l'aide de L'Entrevue d'Évaluation du Style Attributionnel chez les Enfants, obtenu grâce à une procédure de traduction et contre-traduction du Children's attributional style interview développé par Conley, Haines, Hilt, et Metalsky (2001). Les symptômes psychopathologiques ont été mesurés directement chez l'enfant avec le Dominique (Valla, Bergeron, & St-Georges, 1996). Ils ont aussi été rapportés par la mère à l'aide du Questionnaire des Points Forts et des Points Faibles (d'Acremont & Van der Linden, 2008), une traduction validée du Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ; Goodman, 1997). Les résultats de l'analyse factorielle indiquent que la dimension du lieu de causalité partage peu de sa variance avec les dimensions de stabilité et de globalité du style attributionnel chez les enfants de six ans. Pour les situations négatives comme positives, les items liés au lieu de causalité ont de faibles coefficients de saturation sur le score composite et la majorité de leur variance est liée à la dimension du lieu de causalité. Ces résultats suggèrent que, chez les enfants de six ans, les dimensions de stabilité et de globalité partagent suffisamment de variance pour être additionnées en un score composite, mais que la dimension du lieu de causalité devrait être analysée séparément. Les résultats des analyses corrélationnelles montrent que la dimension du lieu de causalité, en comparaison avec les dimensions de stabilité et de globalité, a des corrélats différents avec les symptômes psychopathologiques. Chez l'enfant de six ans, la tendance à attribuer une situation négative à des causes internes n'est pas liée à la présence de symptômes psychopathologiques, alors que sa tendance à l'attribuer à une cause stable et globale, est positivement liée à la présence de tels symptômes, mesurés directement chez l'enfant ou rapportés par sa mère. Par ailleurs, la tendance à attribuer un événement positif à une cause interne n'est pas liée à la présence de symptômes psychopathologiques, alors que la tendance à l'attribuer à une cause globale est liée à moins de symptômes rapportés par la mère. Dans leur ensemble, ces résultats confirment que la dimension du lieu de causalité est liée différemment aux symptômes psychopathologiques que les dimensions de stabilité et de globalité, suggérant alors qu'elle devrait être exclue du score composite utilisé pour représenter le style attributionnel. L'ensemble des résultats de cette étude mène à réfléchir sur la façon dont se développent les différentes dimensions du style attributionnel et leurs liens avec les symptômes psychopathologiques. Au plan théorique, cette étude contribue à la recherche sur l'étiologie des troubles psychopathologiques chez les enfants. Au plan pratique, elle pourrait permettre de proposer des mesures plus efficaces de dépistage et de prévention. Le fait que cette étude ait pu observer le style attributionnel à un âge où il est encore en émergence lui confère un côté novateur. \n______________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Style attributionnel, biais cognitifs, symptômes dépressifs, symptômes psychopathologiques, enfance, Entrevue d'évaluation du style attributionnel chez les enfants (Children's attributional style interview).
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.002 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".