Portrait des violences sexuelles dans les équipes sportives universitaires de trois établissements d’enseignement supérieur du Québec
Bibliographic record
Abstract
Les évènements de violence sexuelle (VS) défilent régulièrement dans l’actualité canadienne et québécoise, choquant l’opinion publique et interpellant la classe politique. Devant l’urgence d’intervenir, diverses mesures politiques, juridiques et institutionnelles sont actuellement mises en œuvre pour prévenir les VS, notamment dans les établissements d’éducation québécois et dans les milieux sportifs, comme la loi provinciale obligeant les établissements d’enseignement supérieur à adopter une politique de prévention des VS (RLRQ, c.P-22.1) ou le programme Sport sans abus (Centre de règlement des différends sportifs du Canada, 2022). \nDans le milieu universitaire, l’enquête Enquête Sexualité, Sécurité et Interactions en Milieu Universitaire (ESSIMU): Ce qu’en disent étudiant.es, enseignant.es et employé est la première étude d’envergure qui a permis de rendre compte des réalités des campus québécois au sujet de la problématique des VS (Bergeron et al., 2016). Cette étude révèle que plus du tiers des étudiant·es ont vécu une situation de VS depuis leur arrivée à l’université. Certains groupes sociaux sont identifiés comme étant davantage à risque de vivre des VS en milieu universitaire, tels que les femmes, les personnes issues de minorités sexuelles ou de genre, les étudiant·es internationaux, les personnes en situation de handicap, ainsi que les personnes issues des communautés culturelles ou des communautés autochtones (gouvernement du Québec, 2022). \nDans le milieu sportif, la littérature concernant la relation entre la participation sportive et les risques de victimisation de VS ne fait pas consensus. D’un côté, certaines études ont démontré que la participation sportive aurait un effet protecteur contre les VS à travers la vie de l’athlète (Fasting et al., 2003, 2008; Parent et al., 2016). D’un autre côté, plusieurs études ont plutôt identifié le milieu sportif comme étant un environnement où les athlètes sont à risque de vivre de la violence, incluant de la VS (Fasting et al., 2002; Leahy et al., 2002, Mountjoy et al., 2016; Ohlert et al., 2019; Vertommen et al., 2016; Willson et al., 2022). La littérature permet également d’identifier que les risques de vivre une VS sont plus élevés chez les athlètes féminines, de niveau élite, d’une minorité ethnique ou sexuelle ou ayant un handicap (Alexander et al., 2011; Kirby et al., 2008; Ohlert et al., 2018; Vertommen et al., 2016). \nPlusieurs recherches ont documenté la problématique des VS dans les milieux universitaires et dans les milieux sportifs, mais peu d’études combinent ces deux enjeux en s’intéressant à la VS subie dans les équipes sportives universitaires. Au Québec, à notre connaissance, l’étude de Parent et ses collaboratrices (2022) est la seule recherche adressant la VS subie précisément par les étudiant·es athlètes de sports universitaires. Cette étude utilise de façon secondaire les données de l’enquête ESSIMU de Bergeron et ses collègues (2016). Les données de ce sous-échantillon révèlent que 42,0 % des étudiant·es rapportent avoir vécu au moins un évènement de VS depuis leur arrivée à l’université (Parent et al., 2022). Selon cette étude, des recherches supplémentaires s’imposent, notamment pour décrire les réalités vécues par les étudiant·es athlètes issu·es de populations reconnues comme vulnérables. \nLes objectifs de la présente étude sont conséquemment de (1) brosser un portrait des fréquences des VS dans les équipes sportives universitaires de trois établissements d’enseignement supérieur du Québec et (2) identifier les sous-groupes sociaux les plus vulnérables aux VS dans les équipes sportives universitaires de ces trois établissements québécois. \nAfin de répondre à ces objectifs, une approche quantitative avec un devis d’enquête descriptive transversale est utilisée. Un questionnaire autoadministré en ligne et anonyme a été rempli par 78 étudiant·es faisant actuellement partie d’une équipe sportive universitaire de l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal ou l’Université Laval. Ce questionnaire est une version modifiée et adaptée du questionnaire validé de Bergeron et ses collaboratrices (2016). La VS y est catégorisée sous les trois formes de Fitzgerald et ses collègues (1999), soient le harcèlement sexuel, les comportements sexuels non désirés et la coercition sexuelle. Cet outil de collecte de données permet de rapporter un vaste ensemble des manifestations et des types de VS pouvant être subis par les participant·es de l’étude, et non seulement celles englobées dans la définition légale de l’agression sexuelle du Code criminel canadien. Cette conceptualisation de la VS sous forme de continuum s’inscrit dans une approche théorique féministe, inspirée des travaux pionniers de Kelly (1987). \nDes statistiques descriptives et des analyses comparatives effectuées à l’aide du logiciel SPSS ont permis de répondre aux objectifs de la présente étude. D’abord, les principaux résultats permettent de brosser le portrait suivant : (1) 38,5 % de l’échantillon rapporte avoir vécu au moins un évènement de VS toutes formes confondues (de harcèlement sexuel, de comportements sexuels non désirés et/ou de coercition sexuelle) commis par une personne affiliée à une équipe sportive universitaire, depuis qu’ils ou elles sont membres d’une équipe sportive universitaire; (2) le harcèlement sexuel est la forme de VS la plus rapportée par l’échantillon; (3) la majorité des victimes était étudiant·e de premier cycle au moment des gestes subis; (4) la majorité des personnes commettant les gestes de VS sont des pairs athlètes et (5) les évènements de VS se déroulent le plus fréquemment en contexte sportif, suivi du contexte d’activités festives ou sociales. Ensuite, les analyses comparatives ont permis d’identifier que : (1) les étudiant·es internationaux sont significativement plus à risque de vivre de la coercition sexuelle et (2) les personnes appartenant à une minorité visible sont significativement plus à risque de subir des comportements sexuels non désirés. \nEn plus d’approfondir les connaissances et de varier la provenance des données sur les VS en milieu sportif universitaire québécois, la présente étude a permis d’obtenir des données en lien avec des sous-groupes sociaux sous représentés et identifiés comme étant davantage à risque de vivre de la VS dans la littérature scientifique. Ses résultats pourraient également alimenter une prise de conscience sociétale de la fréquence et de la gravité des VS et soutenir les stratégies existantes de prévention des VS dans les équipes sportives universitaires québécoises.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".