Memory, identity, and images of Congo in contemporary DRC literature published in diaspora
Bibliographic record
Abstract
Depuis les années 2000, la littérature de la République démocratique du Congo en diaspora publiée en Europe et au Canada connaît une réussite éditoriale inédite avec une portée globale corrélée. Les auteurs comme Fiston Mwanza Mujila et In Koli Jean Bofane en particulier ont publié des romans en France qui ont été ensuite traduits dans plusieurs langues et diffusés autour du monde. Leurs écrits, ainsi que ceux d'autres auteurs congolais contemporains (comme Blaise Ndala, Sinzo Aanza, Joëlle Sambi et Marie-Louise Bibish Mumbu) publiant loin de leur pays d'origine sont pleinement ancrés dans le présent congolais, le passé du pays n'y figurant que par bribes et fragments de mémoire. Mais ce passé est particulièrement tumultueux : du colonialisme violent sous Léopold II aux guerres meurtrières des années 90, en passant par trois décennies vécues sous la dictature, l'histoire du Congo est singulièrement marquée par des épisodes de violence et de tyrannie. La prépondérance du présent et l'absence relative du passé dans les écrits de la nouvelle génération d'auteurs congolais sont donc quelque peu surprenantes. Si on essaie de comprendre cette littérature en imputant l'omniprésence du temps présent qui la caractérise à la mémoire refoulée, à la souffrance « non-digérée », et au « trauma » - vocabulaire intégré aujourd'hui aux disciplines de l'histoire et de la littérature - cette explication quelque peu préfabriquée risque de se substituer en réalité à l'approche critique des oeuvres effectives. Afin de prendre en compte un contexte plus complexe que ce genre de lecture psychologique laisse entendre, il faut élargir la compréhension de la mémoire vis-à-vis de ce corpus. Comment en effet écrire son pays et son histoire dans ce contexte post-colonial où les contraintes sont multiples ? Entre le besoin d'assimiler son passé (post-)colonial, les attentes d'un lectorat étranger, les images stéréotypées de l'Afrique de la misère ou de la violence, entre autres, il existe en effet de nombreux facteurs en jeu dans le cas du Congo. Cette thèse a pour objectif de montrer la nécessité de repenser les façons dont on comprend les liens entre mémoire et identité. Au lieu de (re)construire l'identité post-coloniale congolaise uniquement à partir des fragments du passé, les textes du corpus donnent une place privilégiée aux espaces du pays, ainsi qu'au moment présent. À l'encontre de l'hypothèse normative selon laquelle le seul moyen de faire face aux expériences difficiles du passé et de reconstruire ainsi l'identité passe par l'expression verbale ou textuelle, ces textes montrent d'autres façons de le faire - orale, musicale, vestimentaire, entre autres. En nous appuyant sur des approches conceptualisées par des penseurs africains et des anthropologues, nous montrons que la performance, et ce qu'Achille Mbembe appelle la « stylisation » de soi se trouvent au coeur des constructions de l'identité des personnages et du pays que l'on trouve dans cette littérature. La représentation de la mémoire émerge ainsi moins comme chose à reconstruire que de processus en constante actualisation dans le présent. Via ces démarches performatives, les auteurs se servent de la mémoire littéraire comme mode de résistance culturelle et politique contre le poids historique des images négatives de l'Afrique et de ses espaces, dans un contexte transculturel caractérisé par des rapports de force inégaux qui ont pesé et qui continuent de peser sur la culture africaine. Notre étude vise à rendre compte de ces approches innovantes qui ont pour effet de décentrer - et décoloniser - la pensée dominante, en nous aidant à « relire le monde » depuis l'Afrique et ses diasporas. Cette vision renouvelée de l'identité a des conséquences non seulement dans le domaine de la littérature africaine mais aussi pour les façons dont on lit et critique la littérature tout court.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.000 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.000 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".