Risque suicidaire lors d’un premier épisode psychotique : prévalence, trajectoires et facteurs associés
Bibliographic record
Abstract
Depuis plusieurs décennies, le suicide figure parmi les premières causes de décès prématurés chez les personnes présentant un diagnostic de trouble psychotique. Le risque suicidaire est le plus accru durant le premier épisode psychotique (PEP), qui représente les premières années suivant l’émergence de la psychose et influence souvent l’évolution du trouble. L’objectif de cette thèse est de définir l’importance du risque suicidaire durant les premières années d’un PEP, de mieux comprendre son évolution, et d’identifier les facteurs qui y sont associés. Cette thèse comprend deux études complémentaires menées sur le même échantillon, l’une portant sur la prévalence et les facteurs de risques des différentes facettes du risque suicidaire, l’autre sur l’articulation de ce risque à travers les deux ans de suivi pour un PEP. Une première étude s’est intéressée à la prévalence des idées suicidaires et des tentatives de suicide au cours des deux premières années de suivi pour un PEP dans un programme d’intervention précoce pour la psychose montréalais (PEPP-Montréal). L’échantillon a regroupé 446 patients âgés de 18 ans et plus admis dans ce programme. Les données sur les idées suicidaires et les tentatives de suicide ont été recueillies par la revue systématique des dossiers médicaux sur l’ensemble du suivi, tandis que les caractéristiques sociodémographiques et cliniques ont été tirées d’une étude longitudinale antérieure. Des régressions logistiques multivariées ont permis d’évaluer les associations entre ces caractéristiques, les idées suicidaires et les tentatives de suicide et ce, de façon distincte. Les résultats ont permis d’identifier que les idées suicidaires étaient présentes chez près de 38% des patients au cours des deux ans de suivi. De plus, 8% des patients ont fait au moins une tentative de suicide, deux d’entre eux étant décédés par suicide durant le suivi. Le fait de vivre seul et la sévérité des symptômes dépressifs à l’admission ont été associés à la fois aux idées suicidaires et aux tentatives de suicide au cours du suivi. Cependant, ces facteurs ne différenciaient pas les deux phénomènes. Seules les tentatives de suicide récentes, le fait d’être issu d’une minorité ethnique ou de présenter moins d’anxiété à l’admission ont été spécifiquement associés au risque de faire une tentative de suicide comparativement au risque d’idées suicidaires au cours du suivi. Une deuxième étude a identifié les trajectoires du risque suicidaire au cours des deux ans de suivi du même échantillon, regroupant 450 patients admis pour un PEP. Les trajectoires des idées et tentatives de suicide survenues sur chaque intervalle de trois mois ont été étudiées par une analyse en classes latentes. Des régressions logistiques multivariées ont permis de déterminer les associations entre les variables sociodémographiques et cliniques évaluées à l’admission et les trajectoires de risque identifiées. Les résultats ont mis de l’avant la nature hétérogène du risque suicidaire chez les personnes faisant l’expérience d’un premier épisode psychotique. La majorité des patients (69.6%) ont suivi une trajectoire caractérisée par un risque relativement faible tout au long du suivi, tandis que pour plus d’un patient sur cinq (22.9%), un risque suicidaire aigu était observable autour de l’admission. Enfin, 7.6% des patients ont suivi une trajectoire de risque suicidaire persistant tout au long des deux ans de suivi. La trajectoire de risque entourant l’admission était associée au fait d’être plus jeune, de vivre seul et d’avoir reçu un diagnostic de psychose affective. De même, la trajectoire de risque plus persistant était associée au fait de vivre seul, d’avoir fait une tentative de suicide plus de 3 mois avant l’admission et de présenter moins de symptômes d’agitation à l’entrée dans le programme. Seul le fait de rapporter une tentative de suicide plus de 3 mois avant l’admission a permis de distinguer les individus suivant une trajectoire de risque persistant de ceux dont le risque suicidaire se concentrait autour de l’admission. Conjointement, les résultats de cette thèse confirment l’importance du risque suicidaire lors d’un premier épisode psychotique, tout en soulignant que des facteurs spécifiques peuvent différencier les personnes à risque de faire une tentative de celles dont l’évolution tend à se limiter aux idées suicidaires. Ces facteurs gagnent à être davantage étudiés, de sorte à mieux comprendre les processus entourant le risque de transition vers un passage à l’acte. De même, le risque suicidaire se manifestant de façon plus aiguë et circonscrite pour certains et plus persistante pour d’autres, cette thèse propose différentes explications théoriques et méthodologiques pouvant influencer la pratique et les recherches futures. Ainsi, en s’intéressant à l’articulation du risque suicidaire lors d’un premier épisode psychotique et aux facteurs associés, cette thèse vise à améliorer le dépistage et la prévention des comportements suicidaires au sein d’une population québécoise particulièrement à risque, auprès de laquelle peu de données ont été publiées jusqu’à présent.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.000 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.000 | 0.001 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.003 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".