Les effets de la disponibilité de la main-d'œuvre sur les relations de travail en milieu syndiqué et la vie syndicale dans le secteur privé au Québec : avant et depuis la pandémie de la Covid-19
Bibliographic record
Abstract
Avant le début de la pandémie de Covid-19, le marché du travail québécois était déjà touché par une pénurie de main-d’œuvre. Puis, les mesures de restrictions imposées par le gouvernement pour freiner la propagation du virus à partir de mars 2020 sont venues changer la donne. Par exemple, dans les services jugés prioritaires, la pénurie de main-d’œuvre s’est aggravée. Au contraire, dans d’autres secteurs comme l’hébergement et la restauration de même que les arts et la culture, des mises à pieds massives ont eu lieu et des surplus de main-d’œuvre temporaires ont été observés, avant de laisser place à des pénuries de main-d’œuvre à nouveau. C'est dans ce contexte que notre recherche vise à déterminer quels sont les effets de la disponibilité de la main-d’œuvre sur les relations de travail en milieu syndiqué et sur la vie syndicale. Afin de répondre à cette question, nous avons conduit 13 entrevues au cours desquelles nous aurons rencontré 15 représentants d’employeurs privés et de syndicats œuvrant à différents niveaux (sectoriel et entreprise) dans quatre (4) secteurs affectés de diverses manières par la pandémie: le secteur manufacturier, l’entretien ménager, les marchés d’alimentation et l’hébergement. L’analyse de nos résultats indique qu’au niveau des relations patronales-syndicales au quotidien, la pénurie de main-d’œuvre peut générer certains conflits et/ou enjeux comme par exemple une charge de travail trop importante, du temps supplémentaire à répétition, des jours de vacances refusés, de la frustration chez les plus anciens qui trouvent injuste que les nouveaux et nouvelles obtiennent des gains qu’eux-mêmes n’ont pu obtenir qu’après plusieurs années en poste, ainsi que des difficultés au niveau de la communication et de la santé-sécurité au travail avec les travailleurs étrangers. La pénurie de main-d’œuvre a aussi contribué à changer la dynamique de la négociation collective et à modifier les conditions de travail. En effet, la pénurie de main-d’œuvre a fait pencher le rapport de force en faveur du syndicat, ce qui a permis à plusieurs groupes d’employés de bénéficier d’augmentations de salaire d’une ampleur jamais vue auparavant. Dans plusieurs des secteurs étudiés, des demandes de réouverture de convention collective avant terme émanant des employeurs ont été observées afin qu’ils puissent offrir des conditions de travail plus avantageuses pour augmenter leur capacité d’attirer et de retenir la main-d’œuvre. Enfin, en raison de la capacité des salariés à changer relativement facilement d’emplois en raison de la pénurie, leurs attentes sont très élevées, ce qui a pu entraîner à l’occasion des difficultés à faire ratifier les ententes de principe, voire à des rejets d’entente. Finalement, au chapitre de la vie syndicale, la pénurie de main-d’œuvre soulève différents enjeux. Par exemple, les travailleurs étrangers ne sont pas toujours familiers avec le fonctionnement d’un syndicat, ne connaissent pas nécessairement leurs droits et sont particulièrement craintifs à s’impliquer au syndicat. Une même frilosité à participer aux activités syndicales est aussi observés chez les nouveaux travailleurs dont la proportion a augmenté en raison des départs à la retraite des dernières années et du taux de roulement élevé causé par la pénurie de main-d’œuvre. De plus, alimentés par ce qui est dit dans les médias à propos de la pénurie, sans compter leurs craintes par rapport à l’inflation, les attentes des membres en ce qui concerne les salaires sont croissantes.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.020 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".