En toute collégialité. Entretien avec Louis-Philippe Lampron et Simon Viviers
Bibliographic record
Abstract
S’il faut en croire Louis-Philippe Lampron, professeur titulaire en droits et libertés, et Simon Viviers, professeur titulaire en sciences de l’orientation, il s’est passé quelque chose de très spécial sur le campus de l’Université Laval au cours de l’hiver 2023. Quelque chose qui dépasse largement le conflit de travail ayant opposé, du 20 février au 29 mars 2023, les professeurs de cette même université aux membres de sa direction. Après de très nombreuses années d’impuissance ressentie quant aux transformations imposées, petit à petit, à leur université, des centaines de professeurs de toutes les disciplines ont découvert qu’ils partageaient un sentiment commun de dépossession doublé d’indignation face à la lente, mais persistante poursuite de la transformation des universités en entreprises comme les autres. Mû par un très fort sentiment d’urgence et par l’impression que leur capacité à réaliser la mission d’intérêt public de leur université était sur le point d’être irrémédiablement diminuée, un petit groupe de collègues sans expérience de syndicalisme a pris sur lui de secouer de sa torpeur le syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval (SPUL) qui était engluée dans une aura de défaitisme, de freiner la débandade, puis d’entreprendre le mouvement de réappropriation collective du cadre régissant le fonctionnement de leur université et, enfin, de lancer la contre-offensive visant à réimposer une vision collégiale de l’université. Dans leur essai En toute collégialité : chronique d’une aventure syndicale universitaire, les professeurs Lampron et Viviers, qui ont respectivement assumé les fonctions de président et de vice-président du comité exécutif du SPUL au cours de cette période charnière, relatent les actions qui ont rendu possible le renforcement de la flotte syndicale, la mobilisation du corps professoral ainsi que la négociation d’une nouvelle convention collective enchâssant le caractère d’université complète de l’Université Laval et procurant des gains normatifs sur la collégialité. Étienne-Alexandre Beauregard : Ma perspective étant celle de la philosophie politique, et non de la politique partisane, le clivage que je décris entre le progressisme libéral rouge et le nationalisme conservateur bleu est d’abord une affaire d’idées, un désaccord philosophique et anthropologique qui concerne principalement le rapport à la nation. Il s’est incarné de manières différentes à travers les siècles, autant chez les intellectuels que dans les partis. Je situe le point de départ de la polarité entre Rouges et Bleus au rapport Durham et à la réplique de François-Xavier Garneau dans son Histoire du Canada. Contrairement à ce que certains pourraient penser, Durham n’avait rien d’un réactionnaire ni d’un raciste : progressiste libéral et disciple de John Stuart Mill, il concevait la modernité comme le dépassement des traditions, et était donc convaincu que la politisation de la culture par les Patriotes avait quelque chose de réactionnaire. S’il a proposé l’assimilation des Canadiens français, c’est dans leur intérêt se disait-il : peuple vieilli et réactionnaire dans « un monde neuf et progressif », ils seraient désavantagés dans l’Amérique du Nord anglophone tant et aussi longtemps qu’ils seraient différents. C’est en réaction à ce discours que Garneau adopte une position conservatrice, lui qui était initialement un patriote libéral. Pour notre premier historien national, la persistance de la nation est le principe politique le plus important, et si le progrès proposé par les Anglais signifie l’assimilation des Canadiens français, alors c’est le signe qu’ils doivent faire leur propre chemin et progresser à leur manière, selon leur propre culture et leur tradition.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.005 | 0.013 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.015 | 0.010 |
| Scholarly communication | 0.015 | 0.009 |
| Open science | 0.001 | 0.009 |
| Research integrity | 0.006 | 0.015 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.024 | 0.011 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".