L'évaluation des difficultés cognitives et motrices avec un devis de double tâche écologique et adapté à la situation d'un sportif : la commotion cérébrale après le retour au jeu
Bibliographic record
Abstract
Cette thèse s’intéresse à l’amélioration du processus d’évaluation des commotions cérébrales. Actuellement, c’est un processus encore trop subjectif et les techniques d’évaluation utilisées ne représentent pas les activités effectuées par un athlète. La prise de décision relative au retour au jeu pourrait être biaisée et mener à un risque accru de blessure. Une tâche expérimentale a donc été créer pour vérifier son utilité dans l’évaluation des commotions cérébrales. Dans la première étude, nous avons utilisé une double tâche plus complexe que les tâches traditionnellement utilisée en recherche ou en clinique. Celle-ci combinait une tâche motrice à une tâche cognitive. La tâche motrice consistait à marcher sur un tapis roulant non-motorisé à une vitesse constante prédéterminée de 6.5 km/h (vitesse de marche rapide). La tâche cognitive était une tâche d’alternance informatisée qui nécessite l’utilisation des fonctions exécutives pour bien performer. La combinaison de ces deux tâches est novatrice puisque la tâche motrice est faite en continu et que la tâche cognitive est davantage complexe. C’est une combinaison plus écologique rendant potentiellement le processus d’évaluation plus sensible aux réelles difficultés vécues par les athlètes. Cette étude a été effectuée avec 43 athlètes âgés de 18 à 25 ans divisés en deux groupes : (a) 20 athlètes asymptomatiques ayant subi au moins une commotion cérébrale diagnostiquée entre 2,8 et 7,9 mois avant leur participation; et (b) 23 athlètes contrôles n’ayant jamais subi de commotion. Les athlètes se sont présentés pour deux sessions distinctes : (1) seul la tâche cognitive était effectuée; (2) la tâche motrice seule et la double tâche étaient effectuées. Les deux sessions étaient contrebalancées. Le coût de double tâche moteur et cognitif était utilisé comme variable primaire. Des ANOVAs à mesures répétées ont été effectuées pour vérifier les différences de groupes. Nous avons également effectué des corrélations de Pearson dans le but de vérifier la relation entre nos variables primaires et les variables démographiques liées à la commotion cérébrale (temps depuis la blessure, intensité des symptômes, durée des symptômes, nombre de symptômes). Les résultats n’ont pas souligné de différences significatives entre les deux groupes en ce qui concerne le coût de double tâche moteur ou cognitif (ps0.317). Toutefois, les deux groupes ont démontré une plus grande difficulté à performer en double tâche au niveau moteur, tandis que seul le groupe d’athlètes ayant subi une commotion a démontré une performance moins bonne au niveau cognitif. De plus, deux corrélations importantes sont ressorties significatives reliant les variables primaires aux données démographiques liées à la commotion subie. D’abord, une forte corrélation négative (r=-0,72, p˂0,001) est ressortie entre le temps depuis la commotion et le coût de double tâche moteur. Cette dernière suggère que les athlètes plus récemment commotionnés (5 mois) avaient tendance à accélérer leur vitesse durant la double tâche tandis que les athlètes avec une blessure plus ancienne (5 mois) avaient davantage tendance à se ralentir durant la double tâche. Ensuite, une corrélation positive modérée (r=0,461, p=0,047) entre la durée des symptômes ressentis et le coût de double tâche cognitif est également ressortie significative. L’ensemble de ces résultats suggèrent qu’une double tâche complexe permet de faire ressortir des difficultés perceptibles jusqu’à 5 mois après la blessure et que la sévérité initiale de la blessure pourrait permettre de mieux identifier les athlètes plus à risque d’avoir des déficits cognitifs persistants. Le deuxième article s’est intéressé à l’utilité d’ajouter un protocole d’exercice physique à la double tâche déjà utilisée dans le premier article. L’ajout de cette condition permettrait ultimement de simuler un certain niveau de fatigue physique pouvant ressembler à ce à quoi les athlètes font face lorsqu’ils pratiquent leurs sports. Ce serait donc un processus d’évaluation encore plus écologique. Traditionnellement, l’évaluation motrice et cognitive est souvent faite séparément et l’évaluation cognitive est faite lorsque l’athlète est au repos et prêt à bien performer. Sa performance pourrait toutefois être affectée par la fatigue qui s’accumule. Un athlète ayant subi une commotion pourrait d’autant plus être affecté. Nous avons évalué 38 athlètes divisés en deux groupes : (a) 18 athlètes ayant subi au moins une commotion cérébrale entre 3,45 et 10,49 mois avant leur participation; et (b) 20 athlètes contrôles. Le protocole d’exercice physique demandait aux athlètes de courir pendant 20 minutes sur un tapis roulant non motorisé à une fréquence cardiaque de 80 à 90% du maximum théorique. Les athlètes se sont présentés pour deux sessions distinctes : (1) seulement la double tâche ; (2) protocole d’exercice physique combiné avec la double-tâche. Les mêmes analyses que celles utilisées pour l’article 1 ont été effectuées. Les analyses ont démontré une interaction significative (p=0,008) (groupe x séances) suggérant une réduction de la vitesse de marches post-exercice seulement pour le groupe ayant subi une commotion. Les deux groupes ont également connu une amélioration quasi identique de leurs performances cognitives après l’exercice physique, pouvant potentiellement être causés par l’effet de pratique. Pris ensemble, ces résultats suggèrent que malgré que les athlètes commotionnés asymptomatiques soient en mesure de maintenir leurs performances cognitives au même niveau que les athlètes contrôles, ce maintien est fait au détriment de la vitesse de marche. Les résultats de ces deux études appuient l’utilité de la double tâche et de la combinaison de celle-ci à un protocole d’exercice physique. La double tâche que nous proposons ici a permis de mettre en évidence des relations entre les coûts de double tâche et des variables liées à la commotion. L’exercice physique a permis de faire ressortir un processus de compensation cognitif qui s’exerce au détriment de la vitesse de marche chez les athlètes ayant subi une commotion. Ces résultats supportent donc l’utilité de ce protocole en situation clinique, mais davantage d’études devront être effectuées au préalable. Par exemple, il sera nécessaire de vérifier comment un athlète plus récemment commotionné (phase aigüe) performe sous ces conditions.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.007 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.002 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.007 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".